Back to the feature

BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

6 janvier 2009 | Par : Chroniqueurs

Carver

Par Nicore

L’oeuvre

Ayant commencé sa carrière très tôt (puisqu’à huit ans il utilisait déjà le caméscope familial), le réalisateur Franklin Guerrero s’est ensuite fait la main sur des courts-métrages, des clips musicaux avant de pouvoir réellement se lancer dans la réalisation de longs métrages. Après un premier effort déjà enthousiasmant, The 8th plague, prenant et bien saignant, avant de se lancer dans ce Carver avec son ami et collaborateur Eric Williford, que le réalisateur souhaite comme un retour à l’âge d’or des Massacre à la tronçonneuse, mais en s’en différenciant de par l’aspect brut et graphique de scènes profondément sanglantes et extrêmes.

Pitch à gore

Le script met en scène un groupe de jeunes adultes qui, en route pour un séjour de camping, se retrouvent en position de victimes d’un psychopathe qui s’amuse à filmer et à mettre en scène ses meurtres.

Gore à gore

La première victime du tueur, invité avec ses amis à une soirée karaoké country donnée dans le bar des meurtriers, se rend aux toilettes, découvrant des waters terriblement nauséabonds et répugnants. Résigné, l’homme s’assied finalement pour satisfaire ses besoins avant d’être inquiété par des bruits suspects. Après une période de tension palpable, l’assassin surgit, frappe violemment sa victime à la tête avant de déplacer ces W.C. factices uniquement destinés à le piéger, pour au passage renverser les excréments sur l’homme allongé qui va se prendre la faïence sur les jambes. Mais cela n’est rien comparé à la suite, inédite, puisque le meurtrier sort une pince et écrase en gros plan l’un des testicules de sa proie jusqu’à ce que celle-ci éclate littéralement en arrosant de liquide suintant les murs.

Parmi les nombreuses exactions d’un second acte de folie, le métrage laisse son meurtrier mettre en scène un meurtre « théâtralisé » au cours duquel il s’acharne littéralement sur un jeune homme avec un marteau, commençant par lui défoncer les jambes, puis les côtes avant de lui exploser le visage pour une scène d’une sauvagerie sans nom.

Sang pour sang

Malgré ce qu’on pourrait croire, le métrage ne verse jamais dans le voyeurisme béat. Au contraire, Guerrero laisse ces abominations s’inscrire dans une action sans cesse renouvelée. Au-delà de la tension permanente perce donc un certain suspense destiné à amener des effets de surprise globalement performants, tout en arrivant également à interpeller dans le choix précaire des survivants potentiels. Ecart par rapport aux principes de base du genre qui permet au métrage de continuer à surprendre pour même devenir sévèrement nihiliste dans son final refusant toute "happy-end" pour mieux assener un dernier coup au spectateur.

Rendus humains et attachants par une approche naturelle, les personnages subissent donc des violences qui affectent le spectateur, le mettent mal à l’aise, coincé entre le caractère débridé et "jouissif" de la cruauté barbare du tueur et l’empathie ressentie pour les protagonistes, sentiment qui est encore renforcé par l’atmosphère glauque et sordide enveloppant le métrage (notamment ces images "snuff" de la première partie et l’ambiance délétère et suffocante de la maisonnette, renvoyant directement aux grandes heures du premier Massacre à la tronçonneuse avec lequel le métrage entretient d’étroites relations).

Alors, bien sûr, l’intrigue n’est pas follement originale dans son concept et laisse même quelques longueurs d’avance au spectateur qui n’a que très peu de doutes sur l’identité du meurtrier rapidement mis en scène et déclaré comme tel. Mais le cinéaste fait preuve d’intelligence en laissant plusieurs zones d’ombre traîner tout au long du film, permettant du coup à l’oeuvre de ne jamais devenir prévisible sur le fond. La mise en scène efficace de Franklin Guerrero imprègne son film d’une atmosphère lourde et sordide tout en suivant l’action de près pour rendre ses temps forts dramatiques et tétanisant, faisant preuve d’un sens du suspense avéré. Les effets spéciaux sont largement probants, versant dans un gore franc et direct qui ne cherche pas pour autant l’outrance ou la surenchère afin de conserver un certain réalisme et ainsi montrer une violence brute et sans rémission.

Trashothèque

Datant de l’année dernière, le film n’est disponible en vidéo qu’en DVD de zone 2 anglais édité par « Danger After Dark » et en DVD de zone 1 avec l’approbation de « Allumination Film Works ».

LE TRAILER

Ajouter un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Image du jour

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage