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BACK TO THE FEATURE

13 juillet 2011 | Par : Chroniqueurs

The Rocketeer

Par Caligari

C’est un oiseau ? Non. C’est un avion ? Non. C’est un bouchon de radiateur volant ? Mais non, c’est Rocketeer !

Au début des années 80, Dave Stevens créait ce personnage improbable, se propulsant dans les airs au moyen d’une roquette dorsale et porteur d’un masque ailé du meilleur goût. Les aventures du Rocketeer avaient avant tout pour but de recréer le ton et la saveur kitchissime des pulp novels des années 30, et cela de manière ultra-référencée – jusqu’à affubler la copine du héros du patronyme de Betty Paige, célèbre pin-up photogénique.

Comme tout bon super-héros, celui-ci devait forcément passer par une adaptation cinématographique pour entrer dans l’histoire. Ce fut Disney qui s’y colle, flairant par là une franchise éventuelle ainsi qu’une bonne occasion de créer une nouvelle attraction aérienne dans leurs petits parcs parsemant le monde.

La réalisation est donc confiée à Joe Johnston, qui continue ainsi sa collaboration avec la boîte de l’oncle Walt, après avoir pondu le premier Chérie, J’ai rétréci les gosses. Il fait donc ses armes avec ce petit film d’action, avant d’en diriger de plus amples, tels que Jurrassic Park 3 en 2001 ou encore The Wolfman en 2010.

D’abord destiné à Johnny Depp, le rôle de Cliff Secord, pilote malchanceux tombant sur la fameuse roquette, est finalement confié au semi-inconnu Bill Campbell (revenu brièvement sur le devant de la scène dernièrement grâce à un rôle dans Les 4400). La légende veut que celui-ci ait obtenu le rôle en se confectionnant une petite coupe de cheveux des plus seyantes, à l’image de celle du héros de la BD. Il est clair que le sieur Campbell avait plus de chance de percer en comptant sur le volume de ses cheveux que sur celui de son charisme, vu la fadeur de sa composition.

Heureusement, si le rôle-titre est monolithique et ennuyeux au possible, on peut compter sur quelques seconds rôles savoureux pour relever le niveau de comédie et de pittoresque de l’ensemble. Il est d’ailleurs assez cocasse de redécouvrir, dans des rôles méconnus, quelques acteurs aujourd’hui connus pour d’autres raisons : Jennifer Connelly dans une de ses premières apparitions, Alan Arkin, bien avant qu’il soit le papy pervers de la petite Miss Sunshine, ou encore l’inénarrable Paul Sorvino, abonné aux rôles de mafieux.

Mais si ces quelques cachetonneurs « font le boulot » de manière tout à fait honorable, le morceau est incontestablement emporté par un flamboyant Timothy Dalton, James Bond fraîchement déchu, et qui en fait ce qui s’appelle des caisses dans la peau d’un pseudo-Errol Flynn maniant la langue de Goethe avec dextérité et amateurs de croix gammées. Son interprétation cartoonesque de méchant est le principal intérêt de ce film imparfait mais plaisant.

Sorti la même semaine que Terminator 2 : Judgment Day – ceci expliquant peut-être cela – aux Etats-Unis, The Rocketeer sera un bide retentissant, enterrant par là tous les projets de suites, d’attractions ou autres joyeusetés. Nul ne saura jamais si on n’y aura gagné au change. Quoi qu’il en soit, vingt ans après sa sortie, ce petit film de série B doublement rétro conserve un petit charme désuet diablement sympathique.

Commentaires

délicieux chronique, je vous remercie pour ces informations, je vous espere une bonne continuation.

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13 février 2012 | Par Gabriel

Pas d’accord, Bill Campbell a une carrière plus qu’honorable. Après quelques rôles importants dans des séries de prestige (Once and Again, notamment), il joue actuellement dans la magnifique série The Killing, où dire qu’il manque de charisme est un non-sens… Les 4400 n’a pas été un bref retour pour lui. Même dans Rocketeer, il était ce qu’il y avait de plus réussi avec les effets spéciaux. Je crois me souvenir que l’auteur du comics avait à l’époque renié l’adaptation à l’exception notable de Bill Campbell… Le problème c’est qu’il joue - très bien - son personnage de héros naïf fidèle à l’original, mais que le film a oublié l’aspect subversif de l’univers qui l’’entoure (la petite amie complètement frapaddingue qui a été Disneyfiée par exemple)…

15 juillet 2011 | Par Kocho

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