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26 septembre 2009 | Par : Quentin Meignant

Snake Eyes (G.I. Joe)

Révolution ludique

1963. Depuis 4 ans, la firme Mattel a lancé un jout qui a révolutionné l’industrie, conquérant au passage le cœur de toutes les fillettes, la Barbie. La société Hasbro, fort présente dans le monde du jouet en ressent les effets et cherche une création capable de concurrencer la blonde aux formes aguichantes. La solution viendra d’un consultant d’Hasbro qui trouva l’idée de créer un héros pour jeunes garçons, le G.I. Joe. Soldat articulé de 30 cm, l’objet frappe de plein fouet l’industrie du jouet pour s’imposer rapidement comme le maître achat d’une jeunesse en manque de sensations. Rapidement portée au devant de la scène, la firme déchante néanmoins à cause de la guerre du Vietnam qui donne mauvaise conscience au peuple américain qui, petit à petit, boude son armée et donc, tous ses produits dérivés. En plein creux, Hasbro décide alors de muer son héros en explorateur, personnage bien plus vendeur qui, de plus, se miniaturise afin d’acquérir la taille bien plus pratique de 9,5 cm.

Les aléas de la mode se chargeront alors de transformer le personnage en véritable espion, membre d’une troupe secrète aux multiples personnages et aux véhicules. C’est dans cette mouvance que Snake Eyes fait son apparition en 1982. Tout d’abord développé en tant que figurine, le héros est présenté comme étant un sergent de première classe de l’U.S. Army qui, après avoir suivi une formation de commando, incorpore la troupe secrète des G.I. Joe, chargé d’opérations discrètes et à haut risques censées combattre le terrorisme international. Spécialiste du combat à mains nues, Snake Eyes ne tarde pas à charmer les collectionneurs grâce à une petite révolution signée Marvel.

En effet, la firme, chargée de mettre en image des comics mettant en scène les héros tirés des figurines de la société Hasbro, ne tarde pas à faire de Snake Eyes un ninja dont la formation a eu lieu dans son pays d’origine, le Japon, par un maître en arts-martiaux.

De nos jours, alors G.I. Joe, le Réveil du Cobra, l’adaptation cinématographique de la franchise, a enregistré d’excellentes recettes au box-office, Hasbro en a profité pour remettre ses jouets au goût du jour. La société propose à nouveau des figurines de Snake Eyes, celles-ci se déclinant à différentes tailles, allant même jusqu’à renouer avec le format de 30 cm initialement inventé.

Kung-fou

Très vite, Snake Eyes s’impose comme un héros de premier ordre et Hasbro multiplie la fabrication du personnage en figurine tant le succès est au rendez-vous. Spécialiste en kung-fu, la figurine se voit parée d’un sabre, tandis que le personnage en lui-même est habillé d’une combinaison noire qui ne laisse rien entrevoir de son corps. Doté d’un masque qui ne laisse même pas paraître ses yeux, Snake Eyes devient l’un des chouchous du public, malgré une relative discrétion quant à ses origines et à son histoire que Marvel laisse étrangement de côté, préférant s’atteler à développer les autres personnages.

Super-gentil contre super-méchant

Vu le succès de la figurine, Hasbro ne tarde pas à lui trouver un pendant méchant, un ninja du nom de Storm Shadow luttant pour le chef Cobra, fondateur d’un redoutable groupe terroriste. La confrontation des figurines, l’une noire, la gentille, et l’autre étrangement blanche, la vilaine, ne tarde pas non plus à faire un véritable carton. Il en va bien entendu de même pour les comics qui s’écoulent d’autant mieux que Marvel garde encore une fois le mystère quant à ces deux personnages qui, visiblement se détestent sans aucune explication plausible. Pourtant, les premières aventures mettant en scène les deux personnages unis au sein de la LRRP (Long Range Reconnaissance Patrol)…

Approfondissement cinématographique

Il fallut en fait attendre le métrage de Stephen Sommers, G.I. Joe, le réveil du Cobra, sorti en août 2009, pour réellement découvrir Snake Eyes, son passé et sa psychologie. Incarné par le comédien Ray Park, le personnage acquiert une dimension différente, le réalisateur mettant en lumière les événements antérieurs qui ont émaillé une vie bien remplie.

La vie de Snake Eyes, un orphelin des rues, commence véritablement lorsqu’il s’introduit dans les cuisines d’un restaurant tenu par un maître du kung-fu. Il est accueilli de manière belliqueuse par Storm Shadow, un protégé du maître, qui tente de mettre en fuite le jeune voleur. Après un terrible combat où Snake Eyes fait preuve de bravoure face au vicieux adversaire, le maître décide de prendre le jeune homme sous son aile car ses capacités à combattre sont tout simplement exceptionnelles.

Après quelques temps de formation, Snake Eyes progresse et parvient à battre Storm Shadow, ce qui vaut à ce dernier une raillerie du maître. Le méchant Storm Shadow s’introduit plus tard chez le maître pour le tuer et laisse une seconde fois Snake Eyes orphelin. Des années plus tard, les deux ennemis se retrouvent dans des camps adverses, Snake Eyes luttant pour le compte de la troupe des G.I. Joe, tandis que Storm Shadow fait partie du groupe terroriste mené par le Cobra.

Devenu adulte, Snake Eyes ne parle jamais, encore choqué par son enfance orpheline et plus encore par le meurtre crapuleux de son maître. Il est l’un des héros phares des G.I. Joe et ne laisse personne indifférent grâce à sa bravoure. N’hésitant pas à aller au feu de manière agile et discrète, il combat à coups de sabres toute personne se mettant en travers du chemin de la justice et de la paix. Bien conscient de l’aura du personnage, due en partie à sa poignante histoire, Stephen Sommers en fait l’un des principaux protagonistes, brillant surtout dans les scènes de combat.

Les affrontements avec Storm Shadow donnent d’ailleurs lieu à de grands moments de spectacle à la chorégraphie impeccable ainsi qu’à des moments d’action rythmés et époustouflant. Ces derniers trouvent par ailleurs leur paroxysme lors d’une scène où Snake Eyes se retrouve accroché au bas du véhicule où se trouvent les hommes de mains de Cobra, La Baronne et Storm Shadow, en plein Paris.

S’il est certain que G.I. Joe, le Réveil du Cobra demeure plus le péché coupable d’un fan devenu réalisateur qu’un véritable chef-d’œuvre, le développement du personnage Snake Eyes est totalement admirable et appelle une présence encore plus accrue dans un éventuel deuxième volet cinématographique des aventures de la troupe G.I. Joe.

Commentaires

est il vrai que le personnage snake eyes estné d un concours aupres du public dans les années 80

22 septembre 2013 | Par nancy

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