Critique de film

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L'Avion de l'apocalypse

"Incubo sulla citta contaminata"
affiche du film

Un avion non identifié se pose une piste d'atterrissage. A son bord, une horde de personnes infectées par un produit radioactif qui donne l'assaut à coups de mitraillettes dès la sortie de l'avion...

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Trailer - L’avion de l’apocalypse (1980)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’avion de l’apocalypse - Du Lenzi tout craché...
Par : Damien Taymans
Tags : Zombies

Dès la fin des sixties et jusqu’au milieu des seventies, les Italiens se lancèrent à cœur joie dans la réalisation de films d’horreur gore, pompant honteusement le chef-d’œuvre romérien pour asseoir leurs réussites. Une décennie d’imitations qui livra son lot de plagiats honteux mais réussit également à faire émerger certaines petites perles assez rares. Le premier auteur à s’être adonné à cette mode fut Lucio Fulci. Le maestro utilise le thème romérien mais le détourne et le fait sien, de sorte que ses œuvres, bien loin d’imiter celle de Romero, la subliment. Malheureusement, à côté des réalisations fulciennes existe tout un pan de réalisateurs qui sans vergogne vont accumuler les films hyperboliques, tentant de faire la part belle à Zombie en s’enfonçant plus profondément dans le gore au détriment du moindre scénario valable.

Ces tâcherons accumulent les œuvres et les fautes de mauvais goût. Impossible de ne pas penser au Virus cannibale de Bruno Mattei et à son militaire en tutu et ses stock-shots impensables. Comment éviter le mauvais Zombie Holocaust de Girolami qui frappa un grand coup dans le cinéma à cause de son incompétence certaine ? Comment ne pas évoquer rapidement les navets que furent L’aube des zombies ou La nuit érotique des morts-vivants ? Au beau milieu de ces productions fâcheuses, un homme tient la dragée haute aux autres. Cet homme, Umberto Lenzi continuera à s’acharner durant des années à livrer des œuvres horrifiques jusqu’à trouver sa voie définitive avec les œuvres de cannibales (Cannibal ferox ou Au pays de l’exorcisme notamment). Seulement, avant de signer son Cannibal ferox, l’homme accomplira une longue route exténuante, emplie de nids-de-poules et de crevasses.

Sorti un an avant son œuvre ultime sur le cannibalisme, L’avion de l’apocalypse rejoint par sa qualité le nombre croissant des échecs zombiesques de l’Italie. Bourré d’incohérences, rempli de défauts, le métrage n’arrive pas à la cheville de l’œuvre de Romero et a même bien du mal à se démarquer de ses cousins transalpins. Cherchant son inspiration dans les lignes du scénario de Zombie, Lenzi adopte une trame plus ou moins similaire pour ce qui est du climat : des invasions de zombies, des militaires débordés, des médias pris en otage, un fléau impossible à enrayer qui semble conduire l’humanité vers l’apocalypse.

Si certains aspects sont similaires, L’avion de l’apocalypse étonne par ses écarts avec l’œuvre romérienne. Chez Lenzi, les morts-vivants courent, se précipitent, manient des armes à feu, savent accomplir des tâches complexes. C’est que le plan de base du réalisateur (montrer l’épidémie non pas dans un lieu clos mais dans une ville entière) impose de grands effectifs d’hommes que le réal n’a pas. Dès lors, cette intelligence subite des zombies et la diligence dont ils font preuve compense le manque d’effectif et donne aux invasions une allure plus difficile à contenir. De même, alors que les zombies de Romero errent à la recherche de viande en général et de cervelle en particulier, ceux de Lenzi se jettent d’emblée sur les cous et les poitrines. A cela, deux explications : d’abord, cette procédure limite les difficultés techniques puisqu’il est plus évident de montrer un morceau décharné sur le corps que de constituer une partie de corps détachée ; ensuite, cela permet au vieux vicelard de Lenzi de mettre en ostentation les poitrines de ses actrices, potiches engagées à la taille du bonnet.

Mis à part ces divergences assez fâcheuses et prouvant bien le manque de capacités techniques du bonhomme et de son équipée, le film regorge de nombreux défauts et se situe à la limite du regardable. Un scénario se résumant sur un ticket de métro, une absence totale de considération politique ou philosophique, le métrage ne vit que par ses effets gores (assez rares). En plus de ces trous béants dans son scénario et la manière de traiter ses thèmes, Lenzi et son équipe accumulent les erreurs techniques, multipliant les faux raccords (ce qui nuit considérablement au bon déroulement de l’œuvre), entassant les situations différentes qui se déroulent dans des lieux distincts sans jamais les raccorder, utilisant des effets spéciaux très moyens (les maquillages zombiesques sont ridicules) et employant une pléiade de mauvais acteurs qui surjouent chaque scène.

Au début du film, on rigole à qui-mieux-mieux devant ces incohérences monstrueuses et ces erreurs grossières, mais, au fil de l’œuvre, tout ceci devient lassant et même plus risible. L’avion de l’apocalypse prouve incontestablement une chose ; Lenzi est un fervent artisan du bis italien qui donne tout ce qu’il a mais il n’aura jamais la verve d’un auteur comme Fulci…

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