Astérix chez les Pictes

2 novembre 2013 | Par : Damien Taymans | Des bulles

Titre Astérix chez les Pictes

Scénario Jean-Yves Ferri

Dessins Didier Conrad

Année édition 2013

Note 7/10

Résumé

L’hiver s’est abattu sur le village de nos irréductibles Gaulois. A défaut de sangliers, Astérix et Obélix décident de partir à la chasse aux huitres... et tombent sur un colosse tatoué, prisonnier d’un bloc de glace. Qui est-il ? D’où vient-il ? Après un bon bol de potion magique, le Picte raconte son histoire... et embarque nos deux héros par-delà la Manche, à la poursuite de ses origines, sur les bords du Loch Ness.

Dans toutes les librairies de Gaule, on ne parle que de lui : le petit guerrier moustachu vit de nouvelles aventures alors qu’il était aux abonnés absents des rayonnages depuis quasiment une décennie. Il faut avouer que depuis la disparition du scénariste René Goscinny, la série commençait à accuser un sacré coup de mou, comme en témoignent les albums Astérix chez Rahàzade, Astérix et Latraviata ou le plus que navrant Le Ciel lui tombe sur la tête. Il fallait du sang neuf pour aider le Gaulois à sortir du bourbier dans lequel on l’avait plongé et dans lequel il pataugeait en compagnie d’une sosie de Falbala ou d’un extraterrestre !!!

Le dessinateur Didier Conrad et le scénariste Jean-Yves Ferri, tombés dans la potion magique dès leur naissance coïncidant avec celle des héros gaulois, relèvent de main de maître le challenge en revisitant ce qui faisait le sel des aventures du tandem : des explorations d’autres civilisations (tantôt les Egyptiens tantôt les Belges) au cœur de leurs aventures et une vision très déformée mais néanmoins historique des particularités de ces peuplades étrangères. Du Montesquieu en quelques coups de crayonné en somme. En ligne de mire cette fois, les cousins des Bretons, ces Pictes (Ecossais donc) aux chevelures invariablement rousses et aux coutumes étonnantes (les bardes sont applaudis, le pays est rempli de pictogrammes). Plongés dans ce nouveau monde, les héros reprennent une antienne désormais connue : Obélix percute sur la langue française et se révèle toujours aussi prompt à user de ses poings quand son partenaire retrouve peu à peu ce côté "décalé" qui le caractérisait dans les premiers albums avant de ne devenir qu’un guerrier moralisateur, faire-valoir de son acolyte aux répliques plus cinglantes.

Vu le beau succès rencontré par cet album, les porteurs de braies devraient s’inviter de manière plus régulière dans dans les bacs des librairies et retrouver du même coup, pourquoi pas, un nouveau souffle à l’écran aussi...

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