Critique de film

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L'Ascenseur, niveau 2

"Down"
affiche du film

A New York, l'un des 73 ascenseurs du Millennium Building connaît des dysfonctionnements sérieux : un agent de sécurité ainsi qu'un aveugle et son chien sont retrouvés décapités. Tandis que le lieutenant de police Mc Bain mène l'enquête, Mark Newman, un jeune dépanneur, est appelé à la rescousse par Milligan, le directeur de l'immeuble, pour en vérifier le mécanisme. Aucune anomalie ne semble entraver la bonne marche de l'appareil. Et pourtant, les jours suivants, les victimes se succèdent. Mark Newman se retrouve bientôt assisté de Jennifer Evans, une journaliste intrépide chargée de couvrir ces tragiques événements.

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Trailer - L’ascenseur niveau 2 (2001)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’ascenseur, niveau 2 - Lifting réussi
Par : Damien Taymans
Tags : Objets tueurs, Remake

L’immense Millenium Building draine chaque année nombre de touristes en ses lieux. Dès lors, les ascenseurs se remplissent minute après minute pour dégobiller à chaque étage les usagers trop fadasses pour se taper une nonantaine d’étages à pied (la technologie tue le sport, c’est bien connu). Quand l’appareil Express tombe en panne, c’est toute la circulation qui se voit ralentie au sein du bâtiment. Pas de chance pour le propriétaire des lieux puisque ledit appareil fait des siennes, ne répondant plus aux ordres humains, n’en faisant qu’à sa tête afin de mieux couper celle de ses utilisateurs…

Quelques dix-sept années après la victoire à Avoriaz de son De Lift, le Néerlandais Dick Maas se décide enfin à s’adonner à un remake mettant à nouveau en scène son ascenseur aux appétits carnassiers. Revenu sur le projet qui lui avait été proposé au lendemain de la sortie de l’opus originel et auquel il avait préféré son thriller portuaire Amsterdamned, Maas profite allègrement des investissements américains pour fournir une nouvelle variation de son monstre mécanique à la sauce Amerloque (plus de fric, plus d’effets). Un budget qui lui permet d’incorporer dans ses rangs des figures mythiques du cinéma comme Michael Scanners Ironside en scientifique allemand à moitié fou, Naomi Mulholland drive Watts en journaleuse sensationnaliste et James Twin peaks Marshall en réparateur patenté, confectionnant du même coup une galerie de starlettes déguisées en conventions jubilatoires.

Tourné en partie aux Etats-Unis pour les scènes d’extérieur et à Amsterdam pour l’intérieur de l’immeuble, L’ascenseur niveau 2, remake largement américanisé, ne renie pas pour autant ses racines hollandaises, reprenant tel quel de nombreuses scènes du film original au plan près (la décapitation, la gamine et sa poupée, le non-voyant dans la cage vide). Sauf que, pour le rendre plus attrayant encore, Maas ne lésine pas sur le côté humoristique, agrémentant chacune de ces séquences de situations décalées liminaires mettant en ostentation des personnages singuliers. L’aveugle profite de sa cécité pour peloter les représentantes du beau sexe représentées par une coiffeuse un brin revancharde, la gardienne d’enfants a des méthodes quasi hitlériennes et les deux gardiens de l’immeuble se voient transformés en vicelards indécrottables qui profitent de chaque instant pour assouvir leurs fantasmes sexuels ou gustatifs. Des traits grossis au burin qui améliorent considérablement l’ensemble autant qu’ils désamorcent la puissance horrifique du métrage, s’opposant de ce fait diamétralement à son modèle dont l’ambiance anxiogène primait sur une narration parfois indigente. Etonnamment, l’entreprise du Néerlandais s’avère payante. Bien loin d’offrir une resucée anglicisée de son œuvre de base comme l’a fait Haneke avec son Funny Games US, Maas dote ses personnages sinon d’une véritable personnalité au moins de traits exagérés qui les rendent aussi maladroits que sympathiques, raccourci aisé qui permet aux personnages du remake d’exister davantage que ceux qui déambulaient hagards au sein du navire hollandais originel. Fort de ce décalage opportun, le métrage se plante comme un nanar assumé, empli d’allusions perverses, de farces enfantines et de gore souvent efficace, se posant comme l’antagoniste parfait de la péloche minimaliste qui enchanta le festival d’Avoriaz.

Qu’on se le dise, la cuvée 2001 surclasse le « classique » originel de par son côté bis assumé et la galerie de personnages décalés mise en avant, créant une ambiance plus humoristique qu’horrifique qui calfeutre tant bien que mal une intrigue toujours aussi simpliste (un ascenseur qui tue, en même temps …). Un métrage qui méritait mieux que la sortie clandestine post-11 septembre qu’il a connue et qui restera sans nul doute célèbre ne serait-ce que par les images d’archives du World trade qu’il a conservé en son sein contrairement à d’autres oeuvres contemporaines qui durent éradiquer toute image des Twin towers.

Critique de L’Ascenseur (Niveau 2) - 73 niveaux de cauchemar
Par : Quentin Meignant

En 1983, le Hollandais Dick Maas créait la sensation en proposant au public De Lift, aka L’Ascenseur, son premier long-métrage. Remportant un an plus tard le Grand Prix du regretté Festival d’Avoriaz, le cinéaste put directement compter sur une proposition de remake hollywoodien de son œuvre. Il ne céda néanmoins pas aux sirènes hollywoodiennes, préférant s’atteler à son plaisant thriller Amsterdamned. C’est seulement 18 ans après avoir refusé les avances américaines que le metteur en scène décida d’offrir au public un Ascenceur (Niveau 2), largement financé par les producteurs du pays de l’Oncle Sam, après avoir vu sa carrière péricliter petit à petit. Véritable retour aux sources pour Maas, L’Ascenseur (Niveau 2) prend place en plein New-York, dans le Millenium Building, un immeuble de 73 étages. Après la découverte de corps décapités à proximité des ascenseurs, Mark Newman, un technicien, et Jennifer Evans, une journaliste, décident de mener l’enquête. Celle-ci sera jalonnée par de nombreuses morts atroces.

Doté d’un budget de 15 millions de Dollars, bien plus confortables que les cacahuètes mises en place pour le film original, Dick Maas avait pour mission de proposer un Ascenseur (Niveau 2) plus spectaculaire mais aussi plus « glamour » que la précédente version. Cet état de fait se ressent dès l’entame avec des premiers meurtres bien plus angoissants et jubilatoires, mais aussi par le traitement de personnages bien moins rustiques. Le classicisme fait donc d’emblée place à une modernité assez déphasante pour les fans du premier volet. Le principe reste néanmoins le même : une machine vivante et se développant de manière autonome fait tout pour se venger de l’humanité.

Dès lors, les procédé employés par Dick Maas ne varient pas d’un iota, le réalisateur jouant d’une musique angoissante et de quelques travellings vertigineux pour instiller à son œuvre une certaine aura. Suivant ses personnages à la trace jusqu’à une issue inéluctable, le metteur en scène néerlandais parvient à quelques reprises à tirer le meilleur de machines inertes, à la base pas vraiment enclines à faire peur. N’hésitant pas à mettre en péril quelques enfants (fait assez rare dans l’industrie cinématographique américaine), L’Ascenseur (Niveau 2) acquiert donc certaines lettres de noblesse, le tout étant saupoudré de quelques notes gores. Dès lors, même si l’humour (très lourd), développé afin d’édulcorer le propos à certains moments, dénote totalement avec un ensemble qui aurait pu se montrer encore plus anxiogène, l’ensemble tient la route de manière admirable, à l’inverse d’un « classique » originel un brin décevant.

Véritable film hollywoodien avec ses stars et ses starlettes, ce remake supplante, une fois n’est pas coutume, l’œuvre dont il s’inspire et va jusqu’à proposer quelques séquences réellement angoissantes. L’Ascenseur (Niveau 2) est donc une pleine réussite pour le réal mineur qu’est resté Dick Maas.


Oeuvres liées :

Commentaires sur le film

on oublie !

0 etoiles

daube Daube !

"mineur"... minable en réalité. mise en scène ultra plate, acteurs sans charisme et visiblement embarrassés par le script d’une vacuité totale, dialogues digne d’une historiette sf des années trente, alourdis par un humour complètement pas drôle.
Le réal est rentré dans son village et c’est tant mieux pour la cinématographie mondiale.

22 août 2014 à 11:08 | Par Aguirre

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