Critique de film

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Arachnophobie

"Arachnophobia"
affiche du film

A la suite d'une expédition en Amazonie, une tarentule particulièrement dangereuse est importée accidentellement dans la ville de Canaima, en Californie. Elle s'accouple avec un spécimen local et s'installe dans la cave du docteur Jennings, qui constate de nombreuses morts suspectes.

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Trailer - Arachnophobie (1990)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Arachnophobie - Arac attack
Par : Damien Taymans
Tags : Animaux-tueurs, Insectes

Expédition vénézuélienne afin de dénicher de nouvelles espèces arachnides encore inconnues. Chose faite pour le docteur Atherton et surtout pour le photographe dépêché sur place pour prendre quelques clichés de ces découvertes amazoniennes qui fait la connaissance des crocs venimeux de l’une de ces tarentules pressée de faire le voyage Venezuela-Etats-Unis gratos à bord du cercueil du défunt. Résultat : la bête est dans la petite ville de Canaïma et organise une rébellion à l’encontre des humains.

Le titre de l’entreprise horrifique, l’une des seules, de Steven Spielberg producteur ne trompe personne. Le métrage porte sur les araignées et plus spécifiquement sur la peur que leur vision génère chez les névrosés des octopèdes. A la barre, son ami de toujours, Frank Marshall, déjà réalisateur des making-of d’Indiana Jones et le Temple maudit et de Poltergeist (autre film horrifique produit par Spielby). En fin de compte, un résultat inférieur au film de Hooper s’inscrivant pourtant dans un cadre quasi similaire cher à Spielberg, à savoir un mélange de fantastique/horreur et de comédie, permettant ainsi aux plus grandes foules de profiter du divertissement sans être confrontés à des délires cauchemardesques le soir venu.

Largement teinté d’humour (l’exterminateur foldingue interprété par John Goodman, la musique divertissante), avare en séquences horrifiques (beaucoup d’araignées pour peu de meurtres), empli de personnages stéréotypés parfois fadasses, Arachnophobie n’est rien d’autre qu’une œuvre passe-partout destinée aux amateurs de sensations pas si fortes que ça désireux de se payer une bonne tranche en sursautant quelques fois devant les déplacements rapides et désordonnés de ces monstres velus. Mérite-t-il pour autant qu’on le tapisse dans l’ombre des étagères à DVD minutieusement rangées par ordre alphabétique ? Certainement pas ! Tout d’abord parce que le métrage se contente de remplir sa mission divertissante et qu’il le fait foutrement bien. Ensuite, parce que Marshall ne se limite pas à disséminer les apparitions de ses créatures au petit bonheur la chance sur fond d’une frise narrative transparente. Soucieux de la cohérence de son intrigue, simpliste s’il en est, et de ne pas endormir l’intérêt du spectateur lambda, le réal, largement épaulé par le scénar’ de Don Jakoby, acolyte providentiel de Big John, dépasse le cadre habituel des invasions paraonïaques d’insectes pour conter les mésaventures de l’infortuné docteur Jennings, venu couler des jours paisibles en milieu rural, confronté à la communauté conservatrice de Canaïma qui voit en lui un incompétent qu’ils ne tardent pas à affubler du sobriquet peu flatteur de « Docteur La Mort ». Double défi pour le médecin de campagne (prestation en dents de scie de Jeff Daniels) qui doit surmonter sa phobie des araignées et outrepasser les critiques qui fusent sur son compte pour s’imposer doublement comme le scientifique salvateur légèrement plus compétent que son adversaire pré-retraité. Enfin et surtout, le métrage vaut son pesant de cacahuètes ne serait-ce que pour les effets créés par Chris Walas, offrant en gros plans et sous toutes les coutures de ces équipées diversifiées dont la multitude de ses soldats soutient considérablement la montée du trouillomètre des pusillanimes insectophobes. D’autant que le bougre s’en donne à coeur joie pour les mettre en exergue sous tous les angles, recherchant constamment leur meilleur profil, pour susciter un effroi d’autant plus considérable.

Miné par sa reprise scolaire des poncifs du genre et par ses élucubrations humorstiques peu enclines à favoriser la terreur arachnophobique, le métrage de Marshall constitue pourtant une excellente surprise sévèrement formatée mais tellement légère que c’en devient un plaisir de la contempler.

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