Critique de film

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Anamorph

"Anamorph"
affiche du film

Stan Aubray, un détective fait des recherches sur un dossier qui ressemble fortement à un cas de meurtre récent. Il réalise que ce cas récent ne s'est peut-être pas terminé comme il l'avait cru.

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Trailer - Anamorph (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Anamorph - Bis cornu...
Par : Damien Taymans
Tags : Psychologique, Serial killer

Le détective Stan Aubray, largement affecté par l’affaire Oncle Eddie, qui le traumatisa cinq ans auparavant. Devenu enseignant de criminologie, Aubray se refait une santé avant d’être à nouveau enrôlé sur une enquête pour le moins déstabilisante puisque, amateur d’art, le sérial-killer semble nourrir de sérieuses affinités avec l’œuvre de feu Oncle Eddie…

La vague hollywoodienne des films de serial-killers qui sévit post-Se7en de David Fincher n’en est pas encore à son terme. Pour preuve, cet Anamorph largement imbriqué dans la grande tradition des films de tueurs en série mettant en scène deux policiers enquêtant sur un mystérieux assassin aux modus operandi originaux. Après Se7en et ses motivations religieuses centrées sur les péchés capitaux aussi nombreux que les nains qui matent Blanche-Neige, Copycat et son serial-Canteloup puisant son inspiration dans l’imitation d’autrui, Mindhunters et son parcours du combattant îlien, The Bone collector ou la méthode Marabout de « Je résous toutes mes enquêtes depuis mon plumard », voici Anamorph et son Andy Warhol psychopathe, plus enclin à devenir un serial-kill’art, multipliant les formes du déploiement de son génie à travers sculptures, peintures et tatouages par le biais d’un seul et unique matériau, à savoir les corps de ses victimes, qu’un véritable meurtrier sanguinaire. Révélé sur le tard de manière lacunaire, la personnalité à peine écornée, le tueur est bien en peine d’imposer son personnage, sa patte d’artiste, contrairement aux Hannibal Lecter et autres Billy the Kid mis au jour dans les années 90.

Si la première partie du film rappelle irrémédiablement les classiques qui se filèrent le train dès la moitié des 90’s avec son duo de flicards dont l’un, largement usé par son métier et un passé devenu un fardeau impossible à transporter (le charismatique Willem Dafoe), n’attend que la retraite et sa bête noire qui n’a de cesse de lui remémorer ses expériences douloureuses, le reste du métrage ne se cantonne qu’à baliser maladroitement une intrigue aussi évasive que les essais anamorphiques de l’assassin(un vrai casse-tête vitenamien). Car, n’en déplaise aux néophytes qui pensent que le Centre Pompidou est en constante rénovation eu égard de sa façade néo-moderne (un comble !), le meurtrier préfère l’art pictural à l’artisanat du crime, au point de soumettre constamment ses essais certes classieux mais tout à fait inutiles à l’œil hagard de spectateurs lobotomisés par une intrigue simpliste qui se veut complexe et, pour ce faire, multiplie les fausses pistes, les trompe-l’œil artistiques et narratifs (plutôt maîtrisés), recourant volontiers à des jeux de perspectives dont personne ne connaîtra jamais les tenants et les aboutissants. Au point de pratiquer force évocations floues (l’affaire de l’oncle Eddie en est le meilleur exemple), de louvoyer plus que de raison et, du coup, de ne profiter que très peu du casting mis à disposition (une Cléa Duvall transparente et un Peter Stormare qui écope royalement de dix minutes de film).

Anamorph s’efforce de livrer une lecture originale d’un thème largement resucé d’une époque pas si lointaine mais ne parvient jamais, faute de conviction et de cohérence, à atteindre les moyens de ses ambitions. Parti pour devenir l’égal des meilleurs serial movies, il ressemble en fin de compte à un épisode des Experts étiré pour le grand écran. Pas affligeant, mais pas bandant non plus…


Critique de Anamorph - Amorphe !
Par : Gore Sliclez

Stan est un flic solitaire, peu sociable qui se voit promu inspecteur après une enquête difficile qui prit fin avec le décès d’un serial killer et lors de laquelle une innocente victime perdit la vie. Depuis, il cache son mal-être dans l’alcool et le travail. Contre toute attente une nouvelle vague de meurtres se produit, très similaire à la précédente. Est-ce le même meurtrier ? Aurait-on tué le mauvais tueur ? Stan doit se remettre sur la piste du tueur qui prend un malin plaisir à mettre son érudition à profit...

Depuis un certain Se7en, les réals ont du mal à proposer une alternative créatrice dans les films de serial killers qui relancerait la machine plutôt que de nous morfondre à regarder des ersatz souvent de piètre qualité. Plutôt que de tenter trouver des innovations moins ostentatoires et plus crédibles, les mêmes préfèrent s’adonner régulièrement à la surenchère scénaristique ou verser dans le gore tapageur. Anamorph semble malheureusement ne pas déroger à la règle avec son histoire de tueur en série, érudit et artiste à ses heures, qui crée une mise en scène terrifiante pour chacun de ses meurtres. Passionné de la Renaissance italienne, celui-ci reproduit les techniques de peinture utilisées à l’époque pour découvrir de nouvelles perspectives à reproduire : camera obscura, pantographe ou encore... anamorphose. Autant de techniques rappropriées spectaculairement par le tueur et qui nous vaut des scènes aussi macabres qu’impressionnantes que ne renierait pas John Doe lui-même.

Un scénario parfois complexe pour les néophytes ou les béotiens que nous sommes et qui pêche justement là où il devrait s’agir de sa qualité première. Car transposer sur pellicule une histoire aussi riche en références artistiques n’est pas à la portée de tout le monde et peut paraître vite prétentieux comme ici dans le fief du réal Henry Miller. Un film un peu brouillon qui tourne exclusivement autour de la personnalité de Stan interprété par un Willem Dafoe inspiré et à contre-courant, attifé comme un playmobil pour l’occasion. Un personnage qui ne diffère pas beaucoup des stéréotypes de flics un peu borderline, isolés dans leur génie, mal dans leur peau et qui aiment noyer leur amertume dans un bon verre de scotch. À vouloir se focaliser sur Stan, le film laisse peu de place par la même occasion à des seconds rôles brossés en deux-trois traits qui auraient mérité plus de consistance à l’instar d’un Scott Speedman dont on se demande encore ce qu’il vient foutre dans le jeu ou encore un Peter Stormare au talent scandaleusement peu exploité pour l’occasion. Et justement pourquoi pas à la place du tueur lui-même dont le réal semble s’en foutre éperdument, offrant le rôle à un Don Harvey amorphe et préférant faire la part belle à ses oeuvres sanguinaires plutôt qu’à développer sa personnalité pourtant complexe et intriguante. Dommage !

Anamorph est donc une déception en soi, un film de scénariste avant tout qui aurait mérité meilleur traitement que cette approche ultra-classique, sans surprise au niveau de sa mise en scène et comme expurgée de toute tentative culottée qui eut été bénéfique pour rehausser un rythme qui au final fait cruellement défaut. Reste la possibilité de revoir un Willem Dafoe à la carrière décidément atypique mais ô tellement riche...

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