Critique de film

pub

Alien VS Ninja

"Alien VS Ninja"
affiche du film

Un combat acharné oppose ninjas et extraterrestres furibonds.

pub


Trailer - Alien vs ninja (2010)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Alien VS Ninja - Big Z in Japan
Par : Fred Pizzoferrato
Tags : BIFFF 2011

Depuis une douzaine d’années et le succès improbable de Versus, les Japonais semblent s’être fait une spécialité du métrage de série Z foutraque fonctionnant sur un concept prometteur, généralement synthétisé par un titre accrocheur. Nous vîmes ainsi d’improbables Killer pussy, Yo yo girl cop, Battlefield baseball, Robogeisha, Tokyo gore police, The machine girl, Vampire girl vs Frankenstein girl, etc.

Mélange d’action, de comédie débile et de karaté enrobé d’une bonne dose de gore, ces titres alternent l’amusant et le pénible mais attirent, immanquablement, un public “geek” restreint mais enthousiaste.
Nouvel avatar de ce cinéma bis décomplexé, Alien vs ninja se montre relativement divertissant en dépit de ses flagrantes limites. Son scénario, rudimentaire, cultive le minimalisme et se réduit à l’argument énoncé par le titre : une bande de Ninjas rencontre, dans une forêt, quelques aliens en maraude.

Les clans Oda et Tokugawa tentent de dominer le Japon tandis qu’une troupe de Ninjas appartenant aux Iga enquêtent sur une météorite tombée du ciel avant de s’écraser dans une forêt. Bientôt, les fiers guerriers nippons sont exterminés par des créatures extraterrestres particulièrement agressives et seule une poignée de survivants subsistent pour empêcher l’invasion venue de l’espace.

L’amateur aura tout de suite reconnu le mélange narratif d’empreints à Predator et à Versus mais le cinéaste transcende cette faiblesse en proposant un rythme soutenu et ramassé, emballant son métrage en à peine 75 minutes. Certes, la première partie traine un peu en jouant la carte de l’humour, rarement drôle, et en présentant une poignée de personnages caricaturaux mais la seconde rattrape ces faiblesses et donne dans l’action non stop, ne lésinant pas sur les affrontements spectaculaires et les passages bien sanglants.

Malgré un budget sans doute ridicule, Alien vs ninja délivre donc une solide dose d’action martiale et chorégraphie d’impressionnants combats entre les Ninjas et les Aliens. Bien sûr, ces derniers sont des figurants engoncés dans des costumes caoutchouteux plutôt ridicules et les quelques images de synthèse ne sont pas vraiment convaincantes mais, dans l’ensemble, le cinéaste tire adroitement parti de ses faibles moyens pour offrir un spectacle tonique et distrayant.
Les quatre principaux protagonistes sont, pour leur part, sympathiques et incluent l’inévitable beau gosse, l’indispensable vantard et le traditionnel peureux assurant l’essentiel des gags. Ceux-ci sont, toutefois, globalement ratés et se résument à présenter un type complètement à l’opposé de la vision traditionnelle des « combattants de l’ombre », à savoir un couard pleurnicheur incapable d’utiliser de manière correcte ses armes ou de se battre efficacement.

Aux côtés de ces trois mâles, Mika Hijii (vue dans le Ninja d’Isaac Florentine) incarne la Ninja Rin, aux qualités de combattante exceptionnelles mais, bien évidemment, dénigrée par ses « collègues » masculins sous prétexte qu’elle est une fille, d’ailleurs fort séduisante. La belle aura cependant l’occasion de démontrer ses talents lors d’une série de combats jouant largement du fétichisme et des sous-entendus sexuels même si, à la consternation générale, la nudité reste totalement absente de cet Alien vs ninja, heureusement beaucoup plus généreux au niveau du gore. Les scènes sanglantes, en effet, se succèdent avec une bonne humeur réjouissante et totalement inoffensive rappelant les plus belles heures de la « splatter comedy » des années ’80.

Bref, du pur divertissement, sans doute impossible à suivre pour un public « normal », mais qui devrait contenter les amateurs de zederie rigolote et saignante. A voir en toute connaissance de cause et, de préférence, à plusieurs et avec de la bière et des popcorn.


Critique d’Alien vs ninja - Ninjas assassins
Par : Damien Taymans
Tags : Asiatique, Extra-terrestres, BIFFF 2011

En pleine guerre des clans, quatre ninjas partent à la recherche d’une étrange boule de feu tombée en plein coeur de la forêt voisine. Tou katanas dehors, l’équipée se prépare à affronter des ennemis de la pire espèce qui soit. Dan O’Bannon, même au bout d’un cocktail bien arrosé, n’aurait jamais pu enfanter xénomorphe pareillement affublé : des créatures extraterrestres colossales bavant et suintant dans des combis en latex, entichées d’une trombine rappelant autant les pensionnaires du delphinarium d’Antibes que les présentateurs de Temps X (Igor et Grichka, si vous nous lisez, ... euh... changez de site, vous faites peur aux enfants !)

Pour entériner le label Sushi Typhoon, filiale naissante de Nikkatsu, Seiji Chiba se lance dans l’arène. Sur le tatami plutôt. Puisqu’en l’occurrence, le réalisateur de Ganyujima flâne sur un terrain qu’il maîtrise sur le bout des shurikens, celui des ninjas. A la différence près que le ton dramatique cède la place à la gaudriole foutraque et décérébrée et que lesdits sabreurs encapuchonnés doivent pour l’heure se frotter aux carapaces dégoulinantes d’une kyrielle de monstres de l’espace. Débridée (un comble pour un film niak), la pelloche livre un immense bordel composé de combats chorégraphiés avec brio par les maîtres Yuji Versus Shimomura et Kensuke Machine girl Sonomura, de gore douceâtre, de gags loufoques, de références cinématographiques (Alien, Predator, Hidden et consorts sont sacrifiés) aussi fines que l’appendice des bêbêtes intersidérales, le tout assaisonné d’une énorme louchée d’insinuations salaces.

Ca sabre, ça tranche, ça vole dans les burnes durant près d’une heure et demi sur un rythme aussi trépidant que celui imprimé par Kitamura à son Versus. Idéal pour une séance de minuit au BIFFF, Alien vs ninja fatigue aussi rapidement que les sentaïs de notre enfance. Le principal attrait de cette bande qui tend à ressembler à du Nishimura sans y parvenir reste Mika Hijii, déjà vue dans Ninja du même Chiba, savoureuse dans son ensemble mi-cuir mi-latex.


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 22470 photo 22471 photo 22472 photo 22473
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage