Critique de film

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Akam

"Akam"
affiche du film

Srinivas est un jeune architecte talentueux. Il partage une idylle avec sa collègue Tara et tout semble pour le mieux. Malheureusement, un grave accident de voiture vient mettre un terme brutal à toute perspective. Son visage déformé par une monstrueuse cicatrice, la vie de Srinivas bascule. Sa compagne le quitte et il perd sa confiance et sa bonne humeur, compromettant ainsi sa carrière et s’aliénant ses proches. Un soir, il rencontre l’étrange Ragini, une beauté au regard envoûtant, qui l’accepte malgré son apparence sinistre. Persuadé d’avoir retrouvé son bonheur perdu, Srinivas épouse sa muse. Mais des doutes l’assaillent concernant sa femme… Elle-elle réellement humaine?

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Akam - Coquille vide
Par : Damien Taymans
Tags : NIFFF 2012

Shrinivas est un jeune architecte prometteur qui vit une idylle avec sa collègue Tara. L’Eden sur Terre, le panard dans le plumard, que demander de plus ? Pourtant, un accident de voiture vient bouleverser l’existence des tourtereaux : s’ils sortent tous deux vivants de cette tragédie, le visage de Shrinivas en porte une énorme séquelle, une balafre noirâtre qui le déforme irrémédiablement. Sa compagne le quitte et sa légendaire bonhomie prend le même chemin : l’architecte se ferme au monde et s’isole hermétiquement au risque de compromettre ses plans de carrière. Mais l’envoutante Ragini se plante sur sa route et lui redonne confiance en lui. Seule ombre au tableau : durant ses noces, une vague plaisanterie concernant la possibilité que la jeune femme soit une yakshi, une démone buveuse de sang, commence à le tarauder. Il va désormais chercher un moyen de confondre son épouse et de la détruire avant qu’il ne soit trop tard...

Pour son premier long métrage, la réalisatrice indienne Shalini Usha Nair, après avoir fait ses armes par le truchement d’un workshop sur les docus, transpose à l’écran un roman de Malayattoor Ramakrishnan intitulé Yakshi. Elle tisse avec Akam un drame teinté de légende indienne sur ces succubes séduisant les mâles pour les abandonner exsangues après les avoir goulument sucés. Contrairement à ce que semble affirmer la phrase précédente, Akam reste au point mort en matière d’érotisme et, en tant que produit indépendant loin du faste de Bollywood, ne se défait jamais de sa narration très classique et son consternant académisme formel. Les codes du genre s’effacent derrière cette forme policée, trop propre et la paranoïa instillée par le héros, en doute constant à l’encontre de sa compagne, se voit désamorcée par la rythmique très plan-plan de l’ensemble.

Noyée dans une compétition internationale globalement qualitative, la pellicule de Shalini Usha Nair ne s’apparente au final qu’à un premier essai lancinant, vaguement intrigant et plutôt chiant. L’une des grosses déceptions de cette 12ème édition du NIFFF...


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