Critique de film

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Abracadabra

"Abracadabra"
affiche du film

Un journaliste désireux de pondre une bio sur l'abbé Pierre est logé chez Emmaüs. Sur place, il loge en compagnie de trois étranges femmes...

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Trailer - Abracadabra (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Abracadabra
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2013

Un journaliste, prénommé Damien (ça commence donc sous de magnifiques auspices), désire composer une hagiographie sur l’abbé Pierre et, face à la réception extrêmement chaleureuse d’une succursale de l’habillement à mini-prix Emmaüs, décide de rajouter quelques nuitées supplémentaires dans cette taverne 1 étoile (au mieux !). En revanche, les hôtes ont la politesse de ne pas trop encombrer le quotidien du gratte-papier en la bouclant du matin au soir et le petit-déj’, peu roboratif certes - mais on a dit petit, est servi à heure et à temps. Et puis, chez Emmaüs, on sait soigner sa clientèle donc Damien s’introduit de temps à autre dans l’atelier Scrabble du mardi soir. Présenté comme cela, ça ressemble presque à un Holiday Inn moldave, non ? Seule consolation, il ne faut plus emprunter le Bruxelles-Chisinau de 18h27 pour connaître le confort légendaire des piaules situées en bordures du Prout. Désormais, la puanteur s’invite directement chez nous...

Abracadabra, premier long métrage et première création en HD pour la Belgo-germanique Lucile Desamory, habituée des expérimentations en Super 8, aurait pu sembler intrigant s’il n’avait relégué sa seule vraie représentation surréelle (identifiable comme tel) à la toute dernière bobine. Jusque-là, il faudra composer avec cet alliage d’images creuses repassant en boucle (la tache de sang, le plateau de Scrabble, les courses interminables du héros) et de bruitages lointains rappelant sans cesse au spectateur qu’il a un tramway de retard et devra se contenter de deviner ce qui vient de se produire hors-champ. Alors, à l’instar du héros, on court à l’aveuglette, on se confond en questionnements et on roupille quand il daigne se foutre au pieu.

Et emporté dans nos rêveries, on se prend à imaginer une production cinématographique belge plus palpitante, plus corrosive, plus folle aussi. A l’image des films de Fabrice du Welz, du tandem Cattet-Forzani ou de Vincent Lannoo, si loin du surréalisme pèpère et abstrus et du drame social désincarné. Une production en marge de laquelle le cinéma primitif et maladroit de JJR et de Roland Lethem ont leur place quand celui de Desamory cherche encore la sienne...


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