Critique de film

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28 jours plus tard

"28 days later"
affiche du film
  • Année de production : 2003
  • Réalisateurs : Danny Boyle
  • Scénaristes : Alex Garland
  • Acteurs : Cillian Murphy, Naomie Harris, Megan Burns, Brendan Gleeson, Christopher Eccleston, Alex Palmer, Bindu De Stoppani
  • Musique : John Murphy
  • Genre : Horreur - Morts-vivants
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 1h52
  • Budget : 8 millions de dollars
  • Meilleures scènes :
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Programmation Cinebel
  • Récompenses : Saturn Award du Meilleur film d'horreur en 2004 Nominé aux Saturn Awards du Meilleur réalisateur et du Meilleur scénario en 2004 Nominé aux British Independent Film Awards du Meilleur film anglais indépendant et du Meilleur réalisateur (2003) Nominé aux Chlotrudis Awards de la Meilleure photographie, du Meilleur réalisateur, du Meilleur film et du Meilleur scénario original (2004) Empire Award du Meilleur film anglais en 2003 Grand prix du film européen et Prix du Meilleur film fantastique international au festival de Fantasporto en 2003

Un commando de la Protection Animale fait irruption dans un laboratoire top secret pour délivrer des dizaines de chimpanzés soumis à de terribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un mystérieux virus et animés d'une rage incontrôlable, bondissent sur leurs "sauveurs" et les massacrent. 28 jours plus tard, le mal s'est répandu à une vitesse fulgurante à travers le pays, la population a été évacuée en masse et Londres n'est plus qu'une ville fantôme. Les rares rescapés se terrent pour échapper aux "Contaminés" assoiffés de violence. C'est dans ce contexte que Jim, un coursier, sort d'un profond coma...

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Trailer - 28 jours plus tard (2003)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de 28 jours plus tard - Des zombies ? Non, des infectés !
Par : Chroniqueurs
Tags : Zombies

Par Dante

Danny Boyle, le réalisateur touche à tout, après la comédie noire (Petits meurtres en amis), la chronique sociale déjanté (Transpotting, Millions) et même une aventure hollywoodienne pas si catastrophique que ça (La plage). Le jeune surdoué s’est attaqué au film d’horreur, et pas n’importe quel genre, celui des zombies. Depuis très longtemps placé sous le règne incontesté de Romero qui a lui-même enfanté ce nouvel aspect du cinéma d’horreur, le genre des zombies a très souvent été le terrain des séries B fauchés et peu inspiré, à part quelques exceptions comme L’Armée des morts de Snyder. Mais Boyle, avec le talent qu’on lui connaît, n’est pas allé s’enfermer dans les codes très stricts du genre mais va tout faire exploser pour créer son propre genre. Ici pas de zombies déambulant à deux à l’heure en troupeau, non, mais des humains voraces et féroces, qui court et attaque avec vitesse et force. Il ne s’agit plus alors de combat humain contre zombies, mais bien humain contre humain, ce qui donne au film un tout autre aspect.

C’est bien connu, Romero a depuis ses débuts remplis ses films de critique acerbe de la société et son Zombie en est un exemple percutant. Boyle fait de même avec ses 28 jours plus tard, en montrant dès les premières images, des scènes de violence qui ponctuent le monde dans lequel nous vivons. Mais cette leçon de moral est rapidement abandonné au profit de l’action, qui malgré tout reste quand même minime, le réalisateur s’attachant plus à dépeindre la psychologie des personnages que leur réel affrontement avec les zombies. La fin du film en témoigne, où l’arrivée des militaires fait quelque peu oublier les infectés qui court dehors, la bave aux lèvres, au profit d’un affrontement entre humains pas si sain d’esprit que cela. La fin de cet affrontement marque le retour de la critique social de Boyle avec la crise de folie du remarquable Cillian Murphy que sa compagne prend pour un zombie tellement il en devient violent. Côté casting donc, Cillian Murphy domine le film par son air discret et perdu, épaulé également par un Brendan Gleeson assez juste dans le rôle d’un père de famille qui tente de garder un semblant d’ordre dans le chaos apparent. À noter également Christopher Eccleston assez inquiétant en militaire tentant lui aussi de donner un sens à sa lutte.

L’autre originalité du film, réside dans le fait qu’il ait été tourné entièrement en numérique, même si les images peuvent paraître un peu floues au début, l’utilisation du numérique se justifie dès les premières scènes d’action ou la qualité impeccable des images renforce l’impact ultra violente des scènes de gore. L’intensité du film vient également du score de John Murphy et notamment du thème central qui marque la montée en puissance de son héros et qui reste une des musiques les plus intenses qu’on est entendu dans un film de genre. Les quelques défauts du film proviennent du fait que Boyle n’est pas suffisamment exploité cet univers apocalyptique londonien, que l’on comprend faute de budget mais qui aurait pu donner des images magnifiques comme le fera Fresnadillo par la suite. On regrette aussi l’absence de plus de survivants, ce qui aurait pu donner lieu à des mouvements de panique qui aurait été sûrement très réussit en voyant le résultat du film. Le film aurait donc été meilleur si Boyle avait gardé quelques clichés du genre qui font toujours leur effet.

Un film de zombie qui a donc le mérite de révolutionner le genre en s’attardant plus sur la psychologie des survivants et en donnant un coup de jeune aux personnages même du zombie.


Critique de 28 jours plus tard - Et maintenant, ils courent...
Par : Chroniqueurs

28 jours plus tard, s’il ne fut pas reconnu dès sa sortie, fait aujourd’hui partie intégrante de la cinémathèque des amateurs de films d’horreur et de science-fiction et de ceux de Danny Boyle. Reprenant une trame des plus classiques, le film parvient, à partir de là, à se détacher de bons nombres de clichés pour « sauter aux yeux ».

D’ailleurs, il y a la volonté de Danny Boyle de faire un film d’horreur « simple ». Pas de grands acteurs, pas d’ébauches d’effets spéciaux, pas de musiques époustouflantes, pas de « grandes scènes » (sauf peut-être la fin). Après tout ne dit-on pas que les meilleurs films d’horreur se font avec un minimum de moyens ?

Après une ouverture un peu maladroite et « clichée » (les animaux torturés, les gentils qui viennent les délivrer et qui en fait lachent le virus, on a vu mieux au niveau de l’originalité, mais là encore, on sent que ce n’est pas la principale préoccupation de Boyle. Il passe rapidement dessus pour s’intéresser à la suite), le film est enfin ce qu’il doit être. Un road-movie apocalyptique pour la survie. Personne n’oubliera Cillian Murphy errant dans un Londres désert et ravagé par la maladie. Une vision d’horreur très efficace puisqu’elle offre aux yeux du spectateur un nouveau « paysage », qu’il ne connaissait pas avant. Les voitures immobiles, les immenses rues désertes et ce petit point vert qui marche, sans vraiment savoir où aller. Une scène que l’on dirait tout droit sortie du Fléau de Stephen King.

Et rapidement, Boyle met en place le fonctionnement de cette nouvelle société. Les « contaminés » ont pris le pouvoir et les quelques survivants qui restent mènent soit une politique de guérilla, soit une politique d’enfermement. Ou l’on combat l’ennemi, ou on le fuit. Selena (Naomie Harris) a choisi de se battre et de venir en aide aux derniers rescapés, comme Jim (Cillian Murphy). D’ailleurs, à propos de ces deux personnages, Boyle fait un choix très marqué. Il décide de faire tuer l’ami de Selena dès le début du film et cela pour répondre à deux objectifs. Le premier étant de montrer que dans ce nouveau monde, seuls les sentiments primaires sont encore vivants (violence, haine et amour), ce qui explique avec quelle barbarie Selena tue son camarade. Le second objectif est d’installer progressivement l’histoire d’amour (tellement belle et sincère) entre Selena et Jim.

Avec 28 jours plus tard donc, Danny Boyle propose une renaissance, un retour aux sources. Le film ne se base que sur les sentiments et les émotions les plus forts, les plus primaires : amour, haine, amitié et violence. La violence, même si elle se trouve avant tout chez les contaminés (sorte de zombies qui courent). D’ailleurs, il faut faire une parenthèse sur les contaminés qui font partie des perles du film. En effet, Boyle en fait des zombies qui courent. Le fait qu’ils courent les rend d’une part plus agressif et d’autre part plus terrifiant. Ils peuvent surgir de n’importe où, à n’importe quel moment pour vous « broyer ». De plus, l’utilisation de la caméra numérique a permis au réalisateur britannique « d’épouser » les mouvements rapides et athlétiques de ces monstres et de donner un second souffle à ces scènes d’action. Il fut souvent reproché aux films « modernes » d’utiliser à mauvais escient ses mouvements de caméra ultrarapide qui flouent l’image et perdent le spectateur. Dans 28 jours plus tard, le film ne repose pas entièrement sur ces mouvements de caméra (à l’inverse des Saw qui, eux, en abusent), ils sont utilisés pour créer la surprise, la terreur et une réelle panique s’installe chez le spectateur.

Pour en revenir aux émotions primaires, elles ont peut-être été jugées par certains bien trop naïves, comme l’idylle qui naît entre Selena et Jim. Et pourtant, dans de telles situations, il n’est pas rare qu’un rapprochement s’opère entre deux êtres. Et puis, Danny Boyle est un optimiste, il parsème son film d’une chanson aux voix angéliques et le personnage de Jim, par sa tendresse (même s’il révèlera violemment la sauvagerie qui l’habite).

Et puis, il faut bien noter la fin du film qui ressemble à une déferlante de violence, de barbarie (par contre, une erreur de Boyle est d’avoir pris de façon assez clichée, les militaires comme porte-bannière de la sauvagerie !) et d’amour. Car au final, c’est l’amour qui triomphe. Le monde ne peut exister sans la contradiction qui fait s’opposer l’amour et la haine.

28 jours plus tard serre à la gorge pendant 1h45 mais à la fin, c’est une grande bouffée d’oxygène qui s’insère dans nos poumons.


Oeuvres liées

28 semaines plus tard (2007)

Commentaires sur le film

4 etoiles

Les décors du film sont époustouflants et le réalisateur nous montre sa ville natale de Manchester : vide et sans vie, tout comme l’enveloppe corporelle des zombies, et tout comme pour les zombies, ce vide devient un danger car il n’est qu’apparent. On tire notre chapeau à Boyle qui nous livre un film impressionnant et majestueux.

22 septembre 2008 à 16:09 | Par Haddonfield
28 jours plus tard

0 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Un film Genial !!!
vraiment !
a voire a tout pris
(sauf pour ceux qui aime pas les scene qui font tro peur)

c’est mieu qu’un film d’horreur,parce que le scénario et excellent et l’histoire possible, une épidémie qui POURRAIT existé.

c’est un très beau film d’épouvante !

21 février 2009 à 20:02
déjà un classique

4 etoiles

Un des meilleurs films récents sur le thème des zombies (ou des contaminés, ne chipotons pas !)

29 avril 2009 à 15:04 | Par hellrick
Incontournable

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Un film prenant dès le début,qui dans la première du film nous plonge dans une ambiance surréaliste d’une ville abandonnée...et la musique est tout simplement géniale !Chapeau Danny Boyle...

16 mai 2009 à 14:05 | Par Ronald
Magistral _

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

21 janvier 2012 à 07:01 | Par Fred Bau

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