Critique de film

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Small Town Killers

"Dræberne fra Nibe"
affiche du film

Deux commerçants fatigués de leurs mariages décident d'engager un assassin russe pour qu'il les débarrasse de leurs femmes. Mais ils ont grandement sous-estimé leurs épouses...

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Trailer - Small Town Killers (2017)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Small Town Killers - Bêtes de concours
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2017

Entrepreneurs dans la ville de Nibe, Edward et Ib mettent du beurre dans les épinards en bossant comme des bêtes de somme, ce qui leur permet de s’offrir une vie sur le papier idyllique : une belle maison, un pactole de côté, une femme présentable. C’est là qu’est l’os parce que les épouses ont beau parfaitement remplir le rôle de potiches, elle sont beaucoup moins généreuses au pieu et les deux amis se retrouvent plus souvent qu’il ne faut avec la bistouquette à la main. Pour remédier à cette situation et ne pas perdre l’essentiel de leur magot dans un divorce coûteux, un peu émèchés, ils s’attachent les services d’un tueur à gages russe pour les estourbir. Le lendemain, en voyant le gugusse vachement aviné débarquer en sol danois, ils regrettent quelque peu leur folie et tentent par tous les moyens d’arrêter la machine à tuer...

Revenu dans sa terre natale pour les besoins de la cause, Ole Bornedal (Le Veilleur de Nuit, Deliver us from Evil) persévère dans l’exploration des tourments humains en opérant un changement de ton radical. Délaissant la tension, le réalisateur privilégie les trognes sur une trame comico-tragique à la manière de son compatriote Anders Thomas Jensen. A la croisée entre Men & Chicken, Les Bouchers verts et Fargo, sans en atteindre la maestria de l’image ni la profondeur de l’humour résolument noir, Small Town Killers s’appuie sur des personnages hauts en couleur et bas du front. Moins finaud que ses prédécesseurs, Bornedal dépeint des ratés patauds, paumés et alcolos, engoncés dans une existence monotone qui se trouvent dépassés par la tournure que prennent les événements. Coursés par des tueurs professionnels aux méthodes douteuses, tous se débattent mollement pour échapper au trépas et rivalisent d’absurdité pour se sortir de l’ornière.

Mécaniquement, Bornedal use de ce stratagème comme seul ressort comique, saupoudrant de temps à autre son récit d’allusions sexuelles parfois lourdingues. Il se décharge ainsi de tous les gags que cette situation loufoque engendre et fournit à l’assistance son comptant de poil à gratter sans jamais avoir à décoller du niveau des pâquerettes. Qu’importe au final puisque les facéties de personnages stéréotypés (femmes vénales, maris accros au sexe), superposées à des clichés vieux comme le monde (l’Anglaise flegmatique, le Russe bourré à la vodka), suffisent à déclencher le rire gras.

Boudé par les critiques nationales, Small Town Killers doit être pris pour ce qu’il est : une bouffonnerie sans finesse qui a le mérite de ne jamais se relâcher et de proposer une situation loufoque s’il en est tissée jusqu’à la fin de la pelote. Couronné du Prix du public au BIFFF 2017, le film a le mérite de galvaniser les troupes et de provoquer quelques rires honteux. C’est toujours mieux que les comédies de Christian Clavier, non ?

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