Critique de film

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Sam Was Here

"Sam Was Here"
affiche du film

La voiture d’un représentant tombe en panne en plein désert californien. Isolé et épuisé, l’homme sombre peu à peu dans la paranoïa…

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Trailer - Saw Was Here (2016)
Par : Damien Taymans


Extrait de Sam Was Here de Christophe Deroo par pifff

Les critiques à propos de ce film

Critique de Sam Was Here - Mort d’un commis voyageur
Par : Seb Lecocq

Sam Was Here est l’histoire d’un petit film de genre typiquement américain produit et réalisé par un Français exilé en Californie qui, à coup de bonnes réceptions festivalières, se taille une sympathique petite réputation de film malin compensant un micro budget par de macro-idées. Et c’est à moitié vrai. En réalité, Sam Was Here a une bonne idée. Très bonne idée même mais tenir un long-métrage sur une seule idée demande un génie que Christope Deroo ne possède pas encore.

Plus qu’une idée c’est un concept, une image sur laquelle va se bâtir une trame, un synopsis puis un scénario. Cette image est celle de Sam, un représentant en bras de chemise et cravate, perdu en plein désert avec sa voiture et sa petite valise. D’où vient-il ? Qui est-il ? Que vend-il ? On ne le sait pas et on ne le saura jamais. Le cœur de l’intrigue, si on peut parler d‘intrigue est ailleurs, la pulsation du récit tient dans les déambulations hallucinées de cet homme égaré dans un no man’s land rythmées par une émission de radio racoleuse où les seuls humains présents semblent lui vouloir du mal. Le tout sous le regard d’une étrange lueur brillant dans le ciel qui semble observer ce petit théâtre de l’absurde.

Les premières minutes sont très intrigantes, on découvre ce petit monde au travers des yeux du personnage, à aucun moment le spectateur n’est en position d’en savoir plus que le protagoniste. On découvre ce qu’il découvre, en même temps que lui, aucun indice extra-diégétique ne vient nous donner un coup d’avance. Spectateurs et personnage avancent à tâtons, du même pas dans cette rocambolesque histoire. On décèle une vraie influence de Quentin Dupieux tant dans le fond que la forme, sans cette touche véritablement géniale et inimitable du créateur de Mr Oizo. Sam Was Here donne cette impression que Deroo hésite à vraiment lâcher les chevaux dans le surréalisme comme peuvent le faire Richard Kelly (autre grosse influence du métrage), Lynch ou Hitoshi Matsumoto, on reste trop en surface de cette plongée dans l’inconnu. Le film, sur cet aspect, se montre trop timoré que pour vraiment convaincre sur la durée.

Petit à petit, un faisceau d’indices et d’événements plus étranges les uns que les autres vont permettre à Sam de détricoter cette situation. La trame narrative suit celle de séries comme La Quatrième Dimension ou Les Contes de la Crypte avec la voix de cette émission de radio dans le rôle du narrateur faisant avancer le récit. La dualité entre Sam et cet ennemi invisible et omniscient est un des points forts de l’histoire. Le combat psychologique qui s’engage entre les deux est bien mené tant il place d’emblée Sam dans le rôle de la victime traquée par un boogieman sans véritable corps. Plus le film avance, plus l’étau se resserre autour du héros mais, malheureusement, à cet instant le spectateur s’est perdu en route par une histoire qui ne parvient pas suffisamment à le garder sous tension, faute à un rythme bancal et parfois indolent, comme avachi par la chaleur du désert. D’ailleurs, Sam Was Here multiplie les pistes narratives qui sont aussitôt oubliées, autant de faux-semblants et d’impasses artificiellement placées là pour brouiller…les pistes.

Porté par l’ interprétation de Rusty Joiner, la plupart du temps seul à l’écran, le film de Deroo possède un vrai capital sympathie mais s’avère en fin de compte fort inégal et accumule les tares du court-métrage trop long. Cette histoire aurait fait un très bon épisode d’une série fantastique de 26 minutes mais peine à tenir le choc de sa pourtant courte heure quinze. Il reste quelques très belles scènes, des décors bien exploités et une vraie atmosphère pleine d’étrangeté mais beaucoup trop référentielle. Pourtant, au détour de plusieurs séquences, Deroo fait preuve d’un vrai œil, d’une vision qu’il lui faudra peaufiner et affiner car si Sam was here, on espère retrouver Deroo ailleurs assez rapidement.


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