Critique de film

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Les 4 Fantastiques

"Fantastic Four"
affiche du film

Adaptation moderne et résolument nouvelle de la plus ancienne équipe de super-héros Marvel, le film se concentre sur quatre jeunes génies qui se retrouvent projetés dans un univers alternatif et dangereux, qui modifie leurs formes physiques mais aussi leurs vies de façon radicale. Ils devront apprendre à maîtriser leurs nouvelles capacités et à travailler ensemble pour sauver la Terre d’un ancien allié devenu leur ennemi.

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Trailer - Les Quatre Fantastiques (2015)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les Quatre Fantastiques - Reboot raté
Par : Jonathan Chevrier

Dans la catégorie reboot super-héroïque, Les 4 Fantastiques se posait décemment tout en haut de la pyramide du mérite et de la nécessité, gentiment intercalé entre l’affreux Daredevil de Mark Steven Johnson et l’affreux Ghost Rider de... Mark Steven Johnson. Résultat, bien emmerdé face à une concurrence qui intensifie sa densité et sa solidité de semaines en semaines (la titanesque Phase 3 du MCU et le projet Justice League of America de DC Comics qui l’est tout autant), la Fox sort les griffes - et pas uniquement celles de l’omniprésent Wolverine - histoire de mieux préparer une riposte tellement attendue par les cinéphiles qu’elle en devenait presque utopique. Aux côtés du pilier X-Men, la major affine son catalogue de sorties avec des opus de Deadpool (franchisé si succès il y a), Gambit (lié à X-Men) et des Quatre Fantastiques donc, reboot officiel du double ratage cosmique de Tim Story datant - déjà - de dix piges.

Confié à l’inexpérimenté du produit à gros budget Josh Trank (l’excellent Chronicle, avec ses superhéros sauce found footage) qui voyait ce reboot comme un matériau ultime pour rendre hommage à ses pairs Cronenberg - La Mouche en tête - et Spielberg (la nostalgique période Amblin et ses jeunes héros rêveurs luttant contre le cynisme adulte) mais surtout une pluie de jeunes talents devant la caméra frisant lourdement avec l’indécence du bon goût (Kate Mara, Toby Kebbell, Michael B. Jordan, Miles Teller et Jamie Bell) ; sur le papier, Les 4 Fantastiques version 2015 avait tout du show-stealer de ce riche été des blockbusters - avec Mission : Impossible - Rogue Nation.
Le hic c’est qu’après vision, difficile de ne pas avouer que même s’il a le bon goût de se démarquer des premières adaptations en se focalisant sur le comics Ultimate Fantastic Four, le film de Trank ne fait pas mouche et ne transcende jamais ses belles promesses Nolaniennes (traitement sombre et racé du mythe du superhéros) sur un tout petit peu plus d’une heure et demie offrant un putain de pain béni à ses détracteurs qui n’auront eu de cesse de le défier depuis sa mise en route. Pire, on en viendrait presque à trouver meilleures les pourtant très foireuses adaptations originales...

Véritable remise à zéro dans tous les sens du terme (nouveau pitch, cast, réalisateur et look), prenant dans sa longue phase d’exposition avant de sacrément partir en cacahuète une fois que les super-pouvoirs, amenés par une horrible ellipse temporelle, font leur apparition, la péloche scriptée par Simon Kimberg (X-Men III) peine cruellement de tout son long à proposer autre chose qu’un simple superhéros movie, à la différence de Marvel (modèle évident du " Fox-verse "), qui bâtit ses histoires avant d’y intégrer ses vedettes et non l’inverse.
Pire, la patte Josh Trank - lâché par ses producteurs - est complétement avalée par une intrigue boursouflée, une pâlotte origin story se voulant série B sombre et dramatique mais accumulant de manière insensée tous les clichés possibles quand elle ne se perd pas dans le gouffre de la prévisibilité (les facilités et les incohérences sont légion) et du néant. Bourré de placements de produits, chiche en action, bâclé à mort jusqu’à un final trop expéditif (le combat final ne dépasse pas les cinq minutes montre en main) et salopé par des CGI en carton qui ferait passer ceux des premiers films pour un must-see, Les 4 Fantastiques incarne sans forcer le genre de bandes coûteuses qui nous rappellent combien un film de superhéros peut être mauvais quand il est mal encadré et produit au rabais.
Dommage parce que, même si il est facile de tirer sur l’ambulance dans de telles circonstances, force est d’avouer que le casting foutrement sympa et à l’alchimie convaincante, fait joliment bien le boulot derrière pour maintenir les apparences. On retiendra notamment la composition appliquée d’un Miles Teller impressionnant en Reed Richards, aussi charismatique que génial en geek, mais également celle d’un Jamie Bell qui s’en sort honorablement dans la peau de La Chose.

Blockbuster héroïque tout ce qu’il y a de plus classique qui semble avoir été pondu quinze ans plus tôt, gavé aux fonds vert et à l’humour plus ou moins bien dosé, Fantastic Four divertit tout autant qu’il déçoit tout cinéphile un minimum alléché par la belle promesse qu’il semblait incarner durant sa (très) bonne campagne promotionnelle. Un vrai ratage qui nous amène à espérer que l’alléchante proposition qu’incarne le déjanté Deadpool ne soit pas une fois de plus un vent de fumée de la part d’une major usant jusqu’à la moelle des franchises dont elle s’échinera à conserver coûte que coûte les droits d’adaptations. Quitte même à sombrer dans les limbes du ridicule le plus navrant.


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