Critique de film

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Return to Nuke 'Em High Volume 1

"Return to Nuke 'Em High Volume 1"
affiche du film

Un jeune couple d'étudiants s'oppose à la chorale du lycée, Les Crétins, qui génère des mutants vraiment pas beaux.

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Trailer - Return to Nuke ’Em High Volume 1 (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Return to Nuke ’Em High Volume 1 - Au nom du vice
Par : Seb Brunclair
Tags : BIFFF 2014

Increvables chenapans de Troma. Déjà 40 ans que la compagnie fondée par Michael Herz et Lloyd Kaufman inonde les écrans de pelloches gore où le mauvais goût fait la loi pour le plus grand plaisir des cinéphiles déviants adeptes de délires cradingues. Huit ans après Poultrygeist : Night of the Chicken Dead (ça ne s’invente pas), revoilà ce grand malade de Kaufman derrière la caméra pour une suite/remake/reboot (cette notion étant ici assez floue) de Class of Nuke ’Em High, une des œuvres les plus connues du studio ayant déjà enfanté deux suites. Et il était hors de question de faire les choses à moitié : Return to Nuke ’Em High se retrouve ainsi divisé en deux films. Pour deux fois plus de fun ?

Sans étonnement, le pitch est d’une simplicité enfantine : rien ne va plus à Tromaville depuis que des élèves de la Nuke ’Em High ont ingéré des tacos radioactifs, la faute à l’usine alimentaire soi-disant eco friendly rattachée à l’école (qui remplace donc la centrale nucléaire de l’opus originel). La blogueuse Chrissy et la nouvelle élève bourge Lauren vont devoir faire front (et plus si affinité…) face à la chorale du lycée, transformée en terribles psychopathes au look destroy pour sauver la ville de la destruction.

Les fans seront rassurés de voir qu’à presque 70 ans, Lloyd Kaufman n’a rien perdu de sa passion pour la violence crade, les filles nues et l’humour potache et politiquement incorrect. C’est ainsi qu’après un bref résumé de l’histoire de la série par un célèbre narrateur, on enchaîne directement avec une scène de sexe déboulant sur un arrachage de pénis, une sodomie surprise et une éjaculation de sang. La suite n’est qu’enchaînement de plans nichon, massacres en tout genre et blagues de mauvais goût voire carrément limite (« Ne vous inquiétez pas, c’est juste une autre fusillade scolaire, CNN ne s’en préoccupe même plus », balance un élève après avoir entendu des coups de feu). Au passage, Kaufman et ses co-scénaristes en profitent pour jeter des piques jamais subtiles sur tout ce qui leur tombe sous la main, comme l’obsession pour les réseaux sociaux et l’Obamacare.

L’ensemble est donc fidèle à ce qu’on pouvait attendre d’une production Troma, ce qui n’empêche pas de fameuses baisses de rythme et de nombreux gags, principalement sonores, franchement pénibles. On n’attend pas de la finesse d’un tel produit, mais on retiendra difficilement son désarroi face aux bruits de pet, aux seins qui font pouet et à une masturbation qui fait ploutch.

Kaufman prêche donc aux convertis, qui seront ravis de retrouver intact l’esprit irrévérencieux et jusqu’au boutiste du bonhomme, tout en laissant une fois de plus tous les autres sur le carreau, qui frôleront vite l’indigestion. Efficace, généreux et appréciable, à condition d’être dans les conditions propices à la dégustation de ce genre de friandises au goût particulier.

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