Critique de film

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Control

"Control"
affiche du film

Ne pas écouter La Voix. Ça fait déjà 7 saisons de Secret Story qu’on vous le dit ! Même dans une Chine futuriste, ça fout le bronx : regardez Mark, contraint de mentir à un procès pour ses employeurs (en échange d’un petit bonus en liquide, cela va sans dire). Cette petite omission l’a fait glisser dans une spirale infernale qui va lui pourrir son existence pépère de courtier en assurances : un maître-corbeau-chanteur sur son arbre perché s’empresse de lui passer un coup de bigophone afin de lui dicter ses nouvelles missions. Primo, La Voix a vidé son compte épargne et Mark ne reverra pas un seul kopek, sauf s’il braque une banque et ramène 3 millions. Deuzio, Mark doit aller chatouiller des barons de la drogue, mettre la vie de sa copine en danger, accepter de se faire torturer par des psychopathes qu’on ne croise que dans les films de Tarantino. Tertio, Mark aura tellement de sang sur les mains que ce n’est plus une peine avec sursis qu’il doit craindre, mais bel et bien une mort lente et douloureuse s’il ne répond plus à La Voix. C’est tout. Pour le moment…

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Trailer - Control (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Control - Big Brother is boring you
Par : Seb Brunclair
Tags : BIFFF 2014

« Mark, ici la Voix… ». Malheureusement pour ce modeste courtier en assurances, les ordres au bout de l’oreillette n’ont rien de ceux promulgués aux apprenties starlettes de la télé-poubelle sévissant sur TF1. Soumis au chantage par un mystérieux individu suite à son parjure au tribunal en faveur de son entreprise, grasse rémunération et promotion à la clé, Mark n’a d’autre choix que de s’exécuter. Et pas de bol pour lui, la Voix a une fâcheuse tendance à l’emmener en terrain très glissant, braquage et deals douteux étant compris dans le package…

Partant de ce concept évoquant notamment le Phone Game de Joel Schumacher, Kenneth Bi plonge son personnage dans le monde de la criminalité, contraint avec d’autres victimes de s’embourber dans des affaires pas très nettes, tout cela sur fond de cité futuriste tape à l’œil.

Ce background ne se justifie d’ailleurs à aucun moment, si ce n’est la volonté du réalisateur de balancer son budget à la face du spectateur, étant donné que la majeure partie du film se déroule dans des intérieurs tout à fait banals. La seule touche un tant soi peu moderne est l’utilisation par le mystérieux bad guy des innombrables caméras de surveillance placées partout en ville, mais au vu de la tendance de notre société actuelle à la Big Brotherisation, il était inutile de situer l’action dans ce futur de pacotille qui ne sert jamais le récit.

Probablement persuadé que l’étalage de pognon et d’effets de style suffisent à donner de l’identité à son film, Kenneth Bi le truffe de split screens, arrêts sur image, ralentis et transitions « ingénieuses » totalement hors sujet qui achèvent de plomber un métrage ne manquant pas de séquences franchement ratées. Le casting ne changera rien à l’affaire : le héros transparent interprété par Daniel Wu, épaulé par une galerie de seconds rôles insipides, est ballotté d’un rebondissement superficiel à un autre, jusqu’à une révélation finale ahurissante de stupidité ayant sa place dans la toujours grandissante liste des pires twists jamais pondus.

Friqué, affichant une volonté d’efficacité et de sophistication jamais effleurées, Control est un ratage complet qui ne maîtrise à aucun moment ses ambitions affichées. Du contrôle ? Où ça ?

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