Critique de film

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Goal of the Dead - Première et Seconde mi-temps

"Goal of the Dead"
affiche du film

{{Première mi-temps:}} Pour l’Olympique de Paris, aller disputer ce match amical à Capelongue aurait dû être une simple corvée de fin de saison. Personne n’aurait pu anticiper qu’une infection très semblable à la rage allait se propager, et transformer les habitants du petit village en créatures ultra-violentes et hautement contagieuses. Pour Samuel – l’ancienne gloire près de la retraite, Idriss-le prodige arrogant, Coubert - l’entraîneur dépressif, ou Solène - la journaliste ambitieuse, c’est l’heure de l’affrontement le plus important de leur vie. {{Deuxième mi-temps:}} Alors que les supporters enragés rodent dans le village dévasté de Capelongue, pour Sam, un tout autre cauchemar commence. Barricadé aucommissariat avec d'autres survivants, il doit affronter la jeune Cléo,son bourru de père, et Solène qui ne l'a pas oublié. Pendant ce temps, Idriss et Marco, planqués au stade, cherchent às'échapper, et règlent eux aussi quelques comptes avec leur passé.

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Trailer - Goal of the Dead (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Goal of the Dead
Par : Nicolas Hainaut

A l’heure où la coupe du monde 2014 vient tout récemment d’être clôturée, intéressons-nous au match que se sont livrés Benjamin Rocher et Thierry Poiraud au travers de Goal of the Dead. Dans cette délirante aventure mêlant foot et zombies, les deux cinéastes français se sont répartis les tâches en réalisant chacun un moyen-métrage symboliquement baptisé « première et deuxième mi-temps ». A l’instar de nombreux matchs, les deux mi-temps sont loin d’être équivalentes.

Si GOTD est fondé sur une thématique (le foot et les zombies) et une narration commune (les aventures comico-horrifiques de deux équipes de foot et leurs supporters), les démarches de Rocher et Poiraud n’en sont pour autant pas moins distinctes. Tandis que Rocher se charge de poser le cadre, d’introduire les personnages et de dévoiler les prémisses du chaos zombiesque, Poiraud s’occupe d’exp(l)oser les péripéties des footeux confrontés à une horde de monstres enragés.

Le coréalisateur de La Horde, Benjamin Rocher, signe une première mi-temps efficace, rythmée, qui débute par l’arrivée des joueurs de l’Olympique de Paris venant affronter le modeste club de Capelongue. Les personnages principaux sont introduits de manière humoristique, et Rocher cherche systématiquement à caricaturer leurs traits. En parallèle, le cinéaste s’amuse du comportement d’une bande de supporters, vivant et trinquant pour le foot, qui charrient grassement et mettent à l’épreuve un de leur pote, né à Paris (la grande ville rivale du soir). Sans oublier la séquence de contamination, brève et ludique, qui permet à Rocher d’exploiter une imagerie qu’il a déjà convoquée par le passé. Arrive alors le fameux match qui ne tient finalement qu’une place très mineure dans le récit, tant dans sa longueur que dans son contenu, mais qui gagne en explosivité.

Thierry Poiraud prend le relais et fait débuter sa mi-temps par une séquence voix-off, remémorant les faits passés du premier acte. L’idée pourrait paraître bonne mais la monotonie de la voix (celle du supporter initié) contamine ce prologue d’un ennui viscéral, loin d’une plongée ludique au cœur de l’action. D’emblée, cette séquence plombe le propos du réalisateur d’Atomik Circus, qui contrairement à Benjamin Rocher, n’a de cesse d’alourdir sa démarche en insistant sur ses ressorts humoristiques et esthétiques. Les personnages, déjà archétypaux, rentrent ainsi dans un surjeu grinçant, quasi pathétique (l’ennui et la platitude qui ressortent des discours répétés du même supporter initié). D’autant que les séquences d’actions contre les zombies sont trop souvent traitées par un usage abusif du ralenti. Poiraud sabote son métrage de l’intérieur, plombant le rythme instauré efficacement par Rocher.

Les dispositifs mis en place par Rocher gagnent en brièveté, là où ceux de Poiraud gagnent en lourdeur. L’originalité du propos de GOTD découle bien entendu de la démarche de deux cinéastes passionnés et inventifs, mais le décalage dans leur approche respective des codes qu’ils se sont assignés font s’enliser le récit du film. Peut-être Benjamin Rocher et Thierry Poiraud auraient-ils gagné à véritablement co-réaliser le film et à considérer le match dans son entièreté selon une tactique plus homogène et harmonieuse.


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