Critique de film

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Les Gardiens de la Galaxie

"Guardians of the Galaxy "
affiche du film

Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être …

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Trailer - Les Gardiens de la Galaxie (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les Gardiens de la Galaxie
Par : Gilles Penso
Tags : Extra-terrestres, Super-héros

Avec la construction méthodique d’un univers complexe conçu comme une gigantesque saga ultra-lucrative, le studio Marvel semblait avoir déniché la poule aux œufs d’or. De la trilogie Iron Man au diptyque Captain America en passant par les deux Thor et le choral Avengers, la firme aux super-héros balisait un terrain confortable, flattant les amateurs des comics de Stan Lee tout en se ralliant un raz de marée de jeunes spectateurs enthousiastes. Qu’est-il donc passé par la tête des cadres de Marvel/Disney en initiant Les Gardiens de la Galaxie ?

Difficile d’imaginer un projet aussi risqué. Qu’on en juge : des héros totalement inconnus du grand public, un environnement de space opera qui valut au studio Disney l’un de ses plus gros flops (John Carter), un ton décalé en équilibre instable entre le premier degré et la parodie potache, des protagonistes improbables (un raton laveur hargneux, un homme-arbre taciturne) et surtout un réalisateur absolument pas consensuel. Car James Gunn, co-auteur de Tromeo et Juliette, scénariste deL’Armée des Morts, réalisateur de Horribilis et Super, n’a pas vraiment le profil d’un « yes man » acquiesçant face à toutes les demandes d’un studio tout-puissant. La réussite et le succès des Gardiens de la Galaxie n’en sont que plus remarquables, Gunn nous offrant un film de science-fiction grandiose et spectaculaire sans rien perdre de son irrévérence.

Dans un rôle qui semble conçu comme un hommage aux héros incarnés par Harrison Ford dans les années 70/80, quelque part à mi-chemin entre Han Solo et Indiana Jones, Chris Pratt incarne Peter Quill, un aventurier traqué par tous les chasseurs de prime pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le redoutable Ronan. Pour éviter que cet item ne tombe en de mauvaises mains, Quill conclue une alliance avec quatre aliens qu’il rencontre dans une prison spatiale : le raton laveur génétiquement modifié Rocket, l’humanoïde végétal Groot, le massif Drax et la mystérieuse Gamora. Cette équipe hétéroclite et mal assortie devient bizarrement le dernier rempart contre la destruction qui menace la galaxie toute entière.

Si Gunn connaît ses classiques et leur rend ici un vibrant hommage (la saga Star Wars initiale nous vient souvent à l’esprit), d’autres références moins évidentes affleurent au fil du film (la scène de l’évasion du pénitencier interstellaire évoque Star Crash de Luigi Cozzi), tandis que le cinéaste affirme fièrement ses origines en laissant apparaître quelques secondes son ancien employeur Lloyd Kaufman, légendaire patron de Troma Films. Mais l’un de ses apports les plus intéressants est le choix d’une bande originale scandée par des standards pop/rock des années 70/80. Totalement intégré au récit (les musiques sont les extraits d’une playlist sur cassette audio que la mère de Peter Quill lui légua avant de succomber), ce parti-pris n’est pas une simple démarche post-moderne visant à cligner de l’œil vers le spectateur et à affirmer le statut « cool » du film. Il s’agit aussi et surtout d’un vecteur d’émotion inattendu au sein d’une poignée de séquences en état de grâce. Voilà tout le paradoxe d’une œuvre finalement plus complexe et plus profonde qu’il n’y paraît.

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Critique de Guardians of the Galaxy - Marvelous
Par : Samuel Tubez

Vous aimez les comics, leur super et anti héros ainsi que le space opéra, mais vous en avez un peu ras-le-bol du carcan des productions actuelles, entre la noirceur exacerbée des adaptations DC (The Dark Night, Man of Steel) et le fusionnement des œuvres Marvel se ressemblant comme deux gouttes d’eau ? Eh bien voici l’astéroïde de James Gunn, Les Gardiens de la galaxie, divertissement premium qui vous replonge dans votre prime jeunesse tout en vous donnant envie de retourner dans les salles jonchées de popcorn collant aux semelles. Oh, Yeaaah !!

Walkman sur les oreilles, le jeune Peter Quill assiste au dernier souffle rendu par sa mère mourante sur un lit d’hôpital tout juste avant de se faire happer par un vaisseau spatial. Des années plus tard, aux confins de la galaxie, il est devenu Star-Lord, un hors-la-loi traqué par des nombreux chasseurs de prime (dont son kidnappeur, Yondu Udonta), chacun d’eux convoitant un mystérieux globe qu’il vient de chaparder. Le plus redoutable d’entre eux est Ronan, agissant sous les ordres du titanesque Thanos. Emprisonné, Star-Lord fera équipe avec quatre créatures peu banales : le raton-laveur génétiquement modifié Rocket Raccoon, l’extraterrestre végétal Groot, la femme la plus dangereuse de l’univers Gamora (par ailleurs la fille adoptive de Thanos) et Drax le Destructeur, qui voue une haine féroce envers le Titan qui décima sa famille. La fine équipe ainsi formée devra déjouer les plans de Ronan pour éradiquer toute menace…jusqu’à la prochaine.

Quelle folle équipée ! James Gunn (Slither, Super, depuis le temps qu’on vous dit que ce type a du talent !) a grandi avec les comics et aime chacun de ses personnages, aussi bizarre soit-il. Cela se ressent dans chaque image des Gardiens de la galaxie, où le soin apporté à la caractérisation de ces derniers est tout à fait revigorant comparé aux autres productions cinématographiques de « la boîte à idées ». Secondaires, méchants, rouges, bleus ou verts, chacun existe ou tout du moins a de l’allure (de nombreux maquillages prosthétiques figurant auprès des effets numériques de rigueur). Bien sûr, certains sortent du lot et étonnent (surtout pour les spectateurs novices qui ne connaissent pas le matériau d’origine), à l’instar de l’irrésistible Rocket Raccoon (probablement ici LE personnage le plus casse-gueule à mettre en scène) qui volerait presque la vedette à ses acolytes. Mais ce serait sans compter sur Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista ou même Vin Diesel(uniquement « voice actor » pour Groot, tout comme l’excellent Bradley Cooper pour Rocket), dont les talents respectifs sont exploités à merveille par James Gunn. Peter Quill devient ainsi sous nos yeux ébahis un anti-héros drôle et attachant tout comme l’était un certain Han Solo dans notre jeunesse, Gamora est l’extraterrestre la plus fatale et envoûtante de l’hyperespace, Drax possède derrière une apparence parfaitement bourrine un bon fond et Groot ne cesse de répéter « I am Groot » avec l’intonation parfaite. Quant à Rocket Raccoon, il comble magnifiquement nos attentes. Visionnage en version originale vivement recommandé !

Bon directeur d’acteur, donc, James Gunn a aussi saisi le ton déluré du matériau qui lui a ici été confié et, ne se prenant jamais au sérieux (sans pour autant briser le quatrième mur pour venir nous asséner une tape dans le dos), il offre un divertissement des plus purs et grisants. En poussant un peu, on pourrait même y voir un grand spectacle anti-discrimination (quelle que soit leur race, nos héros combattent main dans la main lors d’un très joli final unificateur), non dénué d’une pointe d’émotion (l’attachement de Quill pour son Walkman lui rappelant sa mère fait chaud au cœur). Mais pas question de nous bourrer le mou avec des prétentions auteurisantes, ce n’est pas le genre de Gunn qui offre un spectacle trépidant, cool, référentiel (80’s forever) et drôle, sans être trop poussif. Le réalisateur ose même parfois l’une ou l’autre petite audace, de bon ou de mauvais goût (une introduction pour le moins inhabituelle pour un divertissement tout public, Quill qui voit en Gamora sa propre mère,…), mais trouve au final l’équilibre adéquat. Alors oui, on peut éventuellement chicaner sur des détails : Ronan est un bad guy quelque peu stéréotypé qui manque d’épaisseur (Yondu Udonta, tenu par le toujours excellent Michael Rooker, le détrône sans mal), Gamora semble fâcher quelques fans de la première heure et les impératifs Marvel se font tout de même ressentir. Mais en dépit des pressions, James Gunn a su conserver son intégrité dans ce rouleau compresseur nanti d’un budget de près de 170 millions de dollars et ainsi réussir à apposer sa griffe tout en parvenant à incorporer les éléments imposés. Un véritable tour de force ! C’est bien simple, l’omnipotente compagnie n’avait plus eu l’apport d’un tel talent à son univers depuis…Sam Raimi sur Spider-man !

Les gardiens de la galaxie est un space opera un brin différent des autres « superhero movie » issu de la Marvel qui devrait sans nul doute plaire aux véritables amateurs de science-fiction. James Gunn a parfaitement assimilé la folie ainsi que l’absurdité de l’univers et ses personnages, optant pour un traitement fun et drôle, sans aucun nihilisme mais un réel amour envers les comics, la SF et les années 80. Au passage, le réalisateur de Super prouve, s’il en était encore besoin, tout son talent, rejoignant ainsi le club de plus en plus restreint des cinéastes geeks qui ont pu gravir les échelons d’Hollywood avec panache, tels Sam Raimi ou Peter Jackson. Vers l’infini et au-delà, James !


Commentaires sur le film

magnifique !!!

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Une beauté ce film.
Humour et sentiment très bien amené.
A part Gamora et étant un lecteur assidu de ces protagonistes que je connais depuis les années 70 (avec charlie27), je me retrouve dans ce film.
Quel spectacle formidable.
A voir et à revoir....

17 août 2014 à 13:08 | Par Babar

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