Critique de film

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Maitres de l'Univers (Les)

"Masters of the Universe"
affiche du film

Musclor le guerrier veut sauver la planète Eternia que le vil Skeletor commande d'une main de fer. Grâce au nain Gwildor qui a inventé une clé cosmique capable de créer des passages à travers le temps, Musclor a une chance de renverser le terrible tyran.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Masters of the Universe – Cherche nonos, Musclor, cherche nonos !
Par : Wizzdumb

« Par le pouvoir du crâne ancestral ! ». Nomdidju, l’évocation de cette seule phrase me balance dans ma DeLorean d’occase et me ramène vingt-cinq ans plus tôt, époque où j’étais un rase-tapis jouant avec les fameuses figurines de Mattel tandis que Bon Jovi faisait un carton avec Livin’ on a Prayer  !
Pour tous les pharisiens qui ne juraient que par GI Joe et Cobra, sachez que Musclor était l’homme le plus fort de l’univers, prince d’Eternia et défenseur number one du Château des Ombres convoité par l’abominable Skeletor.

Blond comme un Krisprolls avec des pectos à faire pleurer Dolly Parton, Musclor est un produit marketing purement opportuniste qui a surfé sur la vague du succès des figurines de Star Wars et des comics de Conan le Barbare. Décliné par la suite en séries animées, l’univers des MOTU (Masters of the Universe) allait inévitablement passer à la casserole du grand écran. Et durant cette décennie faste aux républicains, qui d’autre que le duo réac Yoram Globus et Menahem Golan avec leur société de distribution Cannon pouvait relever le défi, hein ? Faut dire qu’ils avaient la cote à l’époque : Delta Force, Cobra, Portés Disparus, Invasion U.S.A., American Ninja, autant de chefs-d’œuvre bas du front qui ont aujourd’hui rejoint le panthéon des séries B(ourrines).
Pour réaliser cette adaptation à 17 millions de dollars, ils ont le nez assez fin pour choisir Garry Goddard, jeune inconnu qui jusqu’alors avait juste écrit le scénario de Tarzan, the Ape Man avec Bo Derek en Jane. Et ils ont bien fait car, depuis lors, il a co-produit Sunset Grill de Kevin O’Connor (ça ne vous dit rien ? Zut…), réalisé des super courts-métrages tels que Hershey’s Really Big 3D Show (quoi ?? ça ne percute pas non plus ?) ou fait des apparitions mémorables telles que le gars sur la plage dans X-Men : bref, une véritable pointure, le mec…

Heureusement, le scénario est à la hauteur des attentes du gosse que j’étais en 1987 : c’est la merde à Eternia, Skeletor a pris le pouvoir et veut s’emparer de la clé cosmique pour devenir le maître de l’univers. Mais Musclor veille au grain et s’enfuit sur terre avec la fameuse clé (ça coûte moins cher de faire de l’heroic-fantasy dans un décor californien) accompagné du nain Gwildor et de deux troufions en costumes lycra très seyants. Skeletor est pas content et veut récupérer son « précieux ». Gros problemo : Musclor, y veut pô. Alors Skeletor envoie sa garde avancée pour justifier une première baston. La garde avancée, c’est quatre bestioles aussi laides qu’un Victor Ioutchenko empoisonné. J’ai nommé Blade, Saurod, Beastman et Karg (à mi-chemin entre David Bowie qui bronze bitume et Tatie Danielle). Des pauvres humains vont faire les frais de cette bataille interstellaire mais ils ne sont que dix à tout péter dans cette ville californienne. Les milliers de voisins doivent certainement dormir pendant les tatanes cosmiques qui atomisent le centre ville. Probablement grâce au pouvoir du crâne ancestral…

Donc, on ne va pas vous faire un dessin non plus : en gros, l’histoire, on s’en cogne ! Le plaisir est ailleurs. On est dans un pur produit des eighties, complètement dépassé mais qui affole le baromètre du nanar à un tel point que ça en devient jouissif ! Dolph Lundgren – dont le jeu subtil ferait pleurer une poutre – ressemble à un gladiateur homosexuel perdu dans la reine, et on se demande quelle part du budget a été allouée à son brushing et à l’huile pour le corps (il scintille comme une luciole bodybuildée, le suédois !). Frank Langella (The Box, Superman Returns, Frost/Nixon) cachetonne dans le rôle du méchant Skeletor pour faire plaisir à son fiston, Meg Foster confirme qu’elle n’a pas besoin de lentilles pour faire peur, mais cette pièce maîtresse de l’heroic-fantasy marque surtout les grands débuts de Courteney Cox (avec son ancien nez, certes, mais tout à fait reconnaissable !) dont le sex-appeal sera mis à rude épreuve avec une scène en pyjama col claudine qui ferait débander un cerf en rut.

Nanar de haute voltige, Master of the Universe est un vrai régal pour les fans des années 80’ : synthés, lasers, dialogues aussi profonds qu’un nombril, carton-pâte plutôt que CGI (tu m’étonnes), tous les ingrédients sont réunis si vous cherchez de quoi vous détendre après la vision de Melancholia. Au moins, si Musclor avait été invité chez Kirsten Dunst, il aurait pu la sauver puisque… c’est l’homme le plus fort de l’univers !!!


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