Critique de film

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After Earth

"After Earth"
affiche du film

Après un atterrissage forcé, Kitai Raige et son père, Cypher, se retrouvent sur Terre, mille ans après que l’humanité a été obligée d’évacuer la planète, chassée par des événements cataclysmiques. Cypher est grièvement blessé, et Kitai s’engage dans un périple à haut risque pour signaler leur présence et demander de l’aide. Il va explorer des lieux inconnus, affronter les espèces animales qui ont évolué et dominent à présent la planète, et combattre une créature extraterrestre redoutable qui s’est échappée au moment du crash. Pour avoir une chance de rentrer chez eux, père et fils vont devoir apprendre à œuvrer ensemble et à se faire confiance…

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Trailer - After Earth (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’After Earth - Papacalypse
Par : Wizzdumb

Après avoir bousillé la planète, l’Homme s’est pris une grosse mandale de mère Nature : tsunamis, pluies acides, tremblements de terre et tout le reste du package « catastrophes naturelles ». Seuls 600.000 survivants ont pu intégrer les navettes en partance pour Nova Prime, seule planète habitable pour la race humaine. 1000 ans plus tard, nos descendants ont bien intégré la notion écolo dans leur mode de vie et réussissent à vivre en harmonie avec leur environnement. Mis à part les Ursa, grosses bestioles peu commodes qui ont finalement été vaincues par le Ranger Cypher Rage. Son secret ? Ne plus avoir peur, car il a remarqué que les bébêtes sentaient les phéromones de la trouille. Véritable star sur Nova Prime, Cypher est le genre de gars dont on foutrait la trombine sur un pin’s ou une tasse de café. Pourtant, cette popularité écrase le développement de son fils, Kitaï, qui a l’impression de ne pas être à la hauteur de son géniteur de père. Afin de retisser les liens familiaux, Cypher décide d’emmener son fils en patrouille comme René-Charles emmènerait le sien à la pêche au saumon. Mais, mais, mais… Une pluie de météorites va rapidement encrasser le delco du vaisseau et celui-ci finira par se viander sur l’endroit le plus hostile pour le genre humain : la terre. Avec ses jambes brisées, Cypher peut difficilement faire le malin et c’est au tour du fils de se lancer dans une expédition périlleuse pour récupérer un transpondeur. L’occasion de montrer enfin de quoi il est capable, même s’il faut pour cela affronter des babouins, des rapaces, des volcans et des extra-terrestres.

Voilà pour l’histoire. Enfin, le derniers tiers de ce qui est écrit plus haut se trouve à l’écran. Le reste, tiré d’une bible de plus de 300 pages écrite avant le tournage, est blackboulé dans une introduction aussi courte que la ficelle de string de Zahia. Et c’est bien dommage car il y avait là matière à tourner une véritable trilogie d’un autre tonneau que le concept famélique du « tu seras un homme mon fils » étiré sur une heure trente. Bref, deux choses sont sûres : primo, ce n’est pas avec After Earth – méga production à 130 bâtons - que M. Night Shyamalan va reconquérir ses lauriers de Signs et du Sixième Sens. Deuzio, le népotisme affiché peut gêner et on ne peut s’empêcher de voir dans cette histoire du « fils qui va marcher sur les pas de son père » un parallèle direct avec le piston hollywoodien : Jaden Smith, et c’est un secret de polichinelle, va utiliser le carnet de papa pour niquer du méchant sur la toile dans les studios de Burbank.

Et, si on passe outre certaines polémiques lancées par le Times qui voyait « l’ombre de la scientologie » planer sur ce film, on en a fini avec les mauvaises nouvelles. After Earth, malgré son style ronflant, son premier degré aussi léger qu’un parpaing dans la gueule pour nous soutirer des larmes, reste – après cet effeuillage critique – un divertissement honnête et de très bonne facture. Le film est truffé de bonnes idées (aah, ces combinaisons réactives à la santé physique !) et les 750 plans d’effets spéciaux ont vraiment de la gueule. En même temps, il ne faut pas non plus en demander plus pour un blockbuster estival, aussi divertissant qu’oubliable.

Exit l’ambiance Nickelodeon de The Last Airbender pour une histoire plus mature.
Pourtant After Earth n’annonce pas non plus le come-back tonitruant de Shyamalan. Et si, techniquement, il s’en sort très bien, le film sacrifie une introduction épique pour une histoire famélique avec un premier degré plombant, malgré les trouvailles astucieuses qui émaillent le film.


Critique d’After Earth - Une famille formidable
Par : Seb Lecocq

Certes Shyamalan n’est plus le golden boy d’Hollywood qu’il était voici une petite dizaine d’années mais il n’en reste pas moins un solide metteur en scène dont le sens du cadre est toujours finement aiguisé. S’il reste sur de cuisants échecs commerciaux et critiques, cette dernière s’acharne avec un peu trop de complaisance sur l’homme et ses films. Alors, l’annonce d’un projet qui le propulse aux commandes d’une histoire de S-F mettant en scène les Smith, père et fils (Will et Jayden), fit immédiatement beaucoup jaser dans quelques milieux autorisés. Pourtant, si on analyse froidement le métrage, le résultat n’est pas mauvais du tout car si Shyamalan y fait office de yes-man dévoué à la vision de la famille Smith, il parvient toutefois à apporter sa patte et son savoir-faire au projet. Une patte reconnaissable entre mille qui se manifeste lors de plusieurs scènes de dialogues dans lesquelles on retrouve quelques figures ou gimmicks de mise en scène typiquement shyamalaniens. La gravité des personnages, une figure paternelle forte, une mère aimante et attentive puis un enfant différent des autres, doté de capacités extraordinaires.

Un jeune homme, incarné par un Jayden Smith plutôt irritant, va devoir affronter mille dangers en vue d’accomplir une mission vitale pour lui et son père, immobilisé par une fracture des deux jambes. Du classique pour une œuvre qui emprunte les chemins balises de la science-fiction vaguement humaniste et écologique. L’originalité n’est pas le maître-mot d’un scénario facile, à la limite de la paresse, qui ne repose que sur de grosses ficelles et est doté d’un message bienveillant et inoffensif. Toutefois, cette histoire est tirée vers le haut par la mise en scène élégante et précise du réalisateur qui apporte tout son art et sa science du « cadrer juste » pour illustrer les pérégrinations de son héros-gamin et par le score de James Newton Howard, collaborateur régulier du metteur en scène.

Shyamalan évite avec brio le piège de la shaky cam qui semble être devenu la norme dans ce type de blockbuster. Il prend le temps de soigner ses cadres, spécialement dans les scènes de dialogues ou les passages calmes pour lesquels ses cadres ultra-précis font souvent mouche. Les scènes d’action sont plus classiquement filmées, mais Night n’a jamais été un génie de l’action, préférant aux effusions nerveuses la sobriété du "drama". Du travail correct qui reste toujours lisible et Shyamalan se permet quelques petits jeux avec le hors-champ, son grand dada depuis les prémices de sa carrière. After Earth se laisse regarder sans ennui mais sans excitation non plus, la faute à un scénario trop attendu et trop elliptique, certains enchainements sont d’ailleurs plus proches du trou scénaristique béant que de l’ellipse cinématographique.

After Earth, œuvre bourrée de défauts d’écriture et de jeu principalement, compense par plusieurs bonnes choses : la partie initiatique est parfaitement réussie et on croit à l’aventure de ce garçon et à l’enchainement des péripéties, Shyamalan offrant par moments une bonne dose de tension et de suspense. Les décors sont très bien matérialisés, très beaux, contrairement aux créatures numériques moyennement réussies, et rendent crédible certains aspects de l’histoire. Night parvient à tirer le meilleur de cette histoire imparfaite mais attachante par bien des aspects. Un blockbuster à visage humain en quelque sorte.


Commentaires sur le film

les grosses ficelles

0 etoiles

Bien que ce film se laisse regarder et procure des sensations intéressantes, le scénar est complétement débile (spoiler), et je suis d’accord avec toutes les critiques cités plus haut :
avec leur technologie si avancée, pourquoi aller chercher une balise de sos alors que le vaisseau aurait pu envoyer un message de détresse avant de se cracher...
Quand aux accusations de scientologie, elles doivent provenir d’un journaliste en mal de scoop qui n’a jamais ouvert un livre de sf...

20 septembre 2013 à 22:09 | Par papamacer
un petit actioner morose et fauché

3 etoiles

Film pop corn au goût amer, block buster morose, actioner intimiste, le mélange des genres est intéressant. Le jeu des comédiens rencontre les limites de leur personnages tels qu’il sont scénarisés : le monolitisme des situations n’invite pas à la nuance. J’ai été supris par le graphisme du vaisseau qui est vraiment original mais aussi reflète assez fort le manque de moyens financiers du film. Il est dommage aussi que le scénariste se soit attaché jusqu’au bout à cet idée de "ghosting" : j’aurais aimé que le héros vainque ses peurs de façon plus humaine, ça aurait été beaucoup plus malin. un petit film d’après-midi

3 juillet 2017 à 08:07 | Par Aguirre

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