Critique de film

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Cheerleader Camp

"Cheerleader Camp"
affiche du film

Le film se déroule dans un camp d'été de cheerleaders. Plusieurs équipes y participent dans le but d'améliorer leurs routines et gagner certaines compétitions. Allison a suivi son équipe, malgré le fait qu'elle n'est pas dans son assiette dernièrement. Elle est victime de cauchemars sordides dans lesquels elle voit de futurs événements. Lorsque des filles de son équipe se mettent à disparaître, Allison est inquiète qu'il ait pu leur arriver quelque chose de grave.

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Trailer - Cheerleader camp (1988)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cheerleader camp - Parodie plus ou moins volontaire
Par : Fred Pizzoferrato

Réalisé à la fin de la grande vague « slasher » des années ’80, Cheerleader camp aligne consciencieusement tous les clichés attendus par les fans du genre. Nous avons donc un gros balourd débile qui aime les blagues bien grasses, un pseudo beau gosse dragueur et une bande de pompon girls en maraude dans un camp de vacances où doit être élue « miss cheerleader », première étape vers une possible accession à la couronne suprême de Miss Amérique. Si nous étions dans une comédie de lycée des années ’80 nous aurons droit à des gags pendables, des allusions sexuelles lourdingues et des jeunettes en chaleur qui tombent le haut à la moindre occasion. Mais comme nous sommes dans un slasher, en plus de tout ce qui précède, Cheerleader camp invite à la fête un tueur sanguinaire…

Alison Wentworth (Betsy Russell, qui jouait le rôle-titre dans Angel 2 : La vengeance de l’ange et que l’on revit ensuite dans les épisodes 3 à 7 de la saga Saw) et son petit ami Brent (Leiff Garrett, vu dans la version originale de Justice sauvage) partent en ballade dans un camp de vacances où doit être élue « miss cheerleader ». A leur côté, nous trouvons l’inévitable gros blagueur bouffi de testostérone Timmy (lequel fut un des « gros clowns » de Batman le défi, son titre de gloire sans doute !), la salope jalouse Pamela (Teri Weigel, laquelle tourna ensuite des dizaines de chefs d’œuvres de cinémathèque classés X comme Masturbation nation IV ou Lesbian truth or dare) et la pauvre mascotte délaissée Cory (Lucinda Dickey vue dans Ninja III La domination). A peine arrivé au « cheerleader camp », la tension monte pour le petit groupe : Alison souffre de cauchemar, Brent est de plus en plus troublé par le manège brulant de Pamela et la directrice du camp semble décidée à truquer les résultats des élections. Alison, pourtant, souhaite plus que tout gagner la couronne de reine de beauté et, heureusement, ses rivales commencent à disparaître…de manière définitive.

Banal et bourré d’invraisemblances ridicules, Cheerleader camp n’en reste pas moins un divertissement plaisant pour les cinéphiles pervers. En effet, la profonde bêtise du long-métrage le transforme rapidement en une parodie plus ou moins assumée parfois amusante. Du vieil ivrogne crasseux au shérif voyeur et débile, aucun poncifs n’est épargné au spectateur qui a cependant droit à quelques passages attendus mais réjouissants comme ce concours des plus beaux seins improvisés par une poignée de bimbos se dorant les fesses au soleil. Les dialogues, aux-aussi, rivalisent de crétinisme assumé et annoncent, pour les connaisseurs, les absurdités du faux slasher « Red Is Dead » imaginé par Les Nuls dans La cite de la peur. Comment ne pas pouffer, par exemple, devant cet écervelée couronnée reine de beauté et qui, poursuivie par un maniaque, se désole de la perte de son précieux diadème ? Comment ne pas rire devant ce gros abrutis menacé de mort décidant, tout à coup, d’improviser un petit film d’horreur pris sur le vif ? Bref, Cheerleader camp se révèle désolant mais rarement ennuyeux et la présence de cette trogne de George « Buck » Flower (150 prestations au compteur, de Ilsa louve des SS à Pumpkinhead en passant par The fog) reste une indéniable plus-value pour les amateurs de bis.
En plus de cette comédie plus ou moins volontaire mais réjouissante, l’amateur peut également se délecter des physiques avantageux de nombreuses nymphettes dévoilées voire dénudées. Les meurtres, pour leur part, sont nombreux et relativement gore. Dommage qu’il faille, comme souvent, attendre près de trois quart d’heures pour que Cheerleader camp décolle vraiment. Mais, dans l’ensemble, et malgré ses défauts criant, le spectacle reste sympathique. L’identité et les motivations du tueur, par contre, paraitront sans doute évidentes à la majorité des spectateurs.

Assumant sa stupidité tout comme sa linéarité, Cheerleader camp n’est ni le meilleur ni le pire slasher des années ’80. Son humour très gras mais parfois efficace, sa très généreuse nudité et son quota élevé de meurtres sanglants, alliés à un final prévisible mais sympa en rendent toutefois sa vision plaisante pour les nostalgiques. Nous sommes loin d’un classique mais Cheerleader camp se suit sans ennui et, dans le genre, ce n’est déjà pas si mal.


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