Critique de film

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Thriller: A cruel picture

"Thriller - en grym film"
affiche du film

Après avoir été violée quand elle était enfant, Madelaine est devenue muette. Aujourd'hui, elle est une belle jeune fille qui vit dans une ferme avec ses parents. Voulant se rendre en ville, elle rate son bus. Elle est prise en stop par Tony qui l'invite au restaurant puis chez lui. Tony s'avère être un proxénète et drogue Madelaine. Après l'avoir rendu accroc à la drogue, Tony envoie des clients à Madelaine mais celle-ci refuse. Tony lui crève un œil avec un scalpel pour la punir. Madelaine se résout à obéir à son bourreau. Mais en apprenant la mort de ses parents, qui se sont suicidés suite aux lettres que Tony leur a envoyé, Madelaine va murir tranquillement sa vengeance et profiter de ses journées de libre pour devenir une femme fatale experte en combat, tir au fusil et en pilotage automobile. L'heure de la vengeance va bientôt sonner...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Thriller : A cruel picture - Un destin volé, mais les couilles de le reprendre en main
Par : Metzgerin

Joyau rare d’exploitation, Thriller – A Cruel Picture est un rape and revenge suédois de 1973, aussi nommé They Call Her One Eye, et qui mérite grandement d’être visionné : un véritable délice pour un œil expert, tant le film est doté d’une froideur cadavérique, relevée par les formes sublimes de Christina Lindberg. Difficile de juger des premières scènes : une gamine jouant dans un parc, en plein automne, en compagnie d’un homme âgé qui semble l’accompagner innocemment. S’ensuit un passage peu clair typique des films d’époques, avec la volonté de vouloir jouer sur les deux points de vue, alternant entre la joie de l’enfant qui tourne dans les bras du vieillard, et le regard trop insistant, et bientôt lubrique du violeur, arrachant la candeur virginale de la fillette : la belle Madeleine n’ébauchera plus le moindre sourire de toute son existence, pas même après s’être vengée de sa vie injustement volée.

Quelques années plus tard, devenue une ravissante jeune femme, Madeleine voit son destin s’assombrir à nouveau, suite à sa rencontre avec un certain Tony. Rien ne laisse présager que cet homme est en réalité un dangereux proxénète, usant de son charme pour s’accaparer sa confiance, puis vendre son corps dans une maison close. Bo Ame Vibenius, sous le pseudonyme d’Alex Fridonlinski, va jusqu’à filmer plusieurs coïts, sans pudeur ni autocensure. Le genre de scènes peu communes dans un film d’exploitation ne tapant pas dans le porn pur, à l’opposé de bobines érotiques de la même époque telles que Behind the Green Door des Mitchell Brothers, ou du cultissime Deep Throat mettant en scène Linda Lovelace.

Les tentatives d’échappatoire et d’autodéfense de Madeleine s’avéreront vaines, et doublées par la perte d’un œil, punition du maître des lieux. Désormais dotée d’un cache-œil genre pirate, vous aurez peut être reconnu les traits d’Elle Driver du Kill Bill de Quentin Tarantino… En effet, le réalisateur de Pulp Fiction et Inglourious Basterds s’est inspiré de Christina Lindberg pour cette infirmière meurtrière sifflotant innocemment dans les couloirs de l’hôpital, seringue à la main. Pas étonnant que Tarantino affectionne ce personnage : une vie de merde, et les couilles d’attraper le destin à deux mains pour lui démolir la gueule à coup de flingues et d’uppercuts : car après l’ assassinat de sa compagne d’infortune, Madeleine décide de redevenir maîtresse de son corps, et prends patiemment des cours de tir, de combat et de conduite sur grosse cylindrées. Là, le film tape dans l’exploitation pure et dure : gunfights au ralenti, corps criblés de balles, et le courroux de la tueuse super-canon au regard glacé. Et c’est à partir de cet instant qu’on déguste le plus, même si cela reste un peu kitch, et surtout trop court, si on compare lesdites séquences aux longs plans fixes sur le regard bordé de larmes de la belle. C’est le genre de scènes qu’on aimerait voir plus développées : toujours plus de vengeance, de morts et de rock’n’roll ; trop de préparation pour pas assez d’action, malheureusement.

Une bobine sans compromis, parfois ralentie par des scènes un peu longuettes, mais au final jouissif. A voir pour la belle Christina Lindberg, incarnant une femme soumise préparant sa vengeance en silence… et faisant tout péter quand on ne s’y attends plus. Pour les fans d’exploitation, un peu kitch mais sans limites.


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