Critique de film

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[REC] 4 : Apocalypse

"[REC] 4: Apocalipsis"
affiche du film

Quelques heures après les terribles événements qui ont ravagé le vieil immeuble de Barcelone. Passé le chaos initial, l’armée décide d’intervenir et envoie un groupe d’élite dans l’immeuble pour poser des détonateurs et mettre un terme à ce cauchemar. Mais quelques instants avant l’explosion, les soldats découvrent une ultime survivante : Angela Vidal… Elle est amenée dans un quartier de haute-sécurité pour être mise en quarantaine et isolée du monde afin de subir une batterie de tests médicaux. Un endroit parfait pour la renaissance du Mal… L’Apocalypse peut commencer !

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Trailer - [REC] 4 : Apocalypse (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de [REC] 4 : Apocalypse - Dernier round
Par : Nicolas Hainaut
Tags : Zombies

Coréalisateur des deux premiers volets avec Paco Plaza, Jaume Balaguero a conçu en solo [REC]4 Apocalypse, dernier opus de la saga. Sept ans après la sortie de [REC], le cinéaste espagnol livre un chapitral final peu inspiré, bien loin de l’univers effrayant des deux premiers films.

Si [REC] 3 Génesis, le volet de Plaza, était annoncé comme une expérience périphérique au récit de [REC] (un mariage grand-guignolesque et fade en guise de prémisses), [REC]4 Apocalypse était attendu comme le retour direct à l’histoire centrée sur la journaliste Angela Vidal (Manuela Velasco). Survivante au premier volet, cette dernière se retrouve possédée par une force démoniaque maintenue en quarantaine (un ver transmis via la fille Meideiros, première victime du virus). C’est tout naturellement que le spectateur assiste à la délivrance de la journaliste par de braves soldats, au sein de l’immeuble barcelonais contaminé. La sortie du virus est alors imminente et menace l’entièreté de la ville. Curieusement, Balaguero prend le parti d’instaurer un nouveau récit huis-clos et décide d’enfermer les membres de la mission sauvetage et la journaliste au sein d’un navire. Rempli de militaires et de scientifiques, le paquebot est exploité dans l’optique de maintenir les risques de contamination à l’écart de zones habitables. S’enclenchent alors une suite d’évènements qui vont mêler jeu d’acteurs exécrables, singes-cobayes contaminés et scènes de combats peu enviables, qui laissent pantois au vu des attentes générées par la saga espagnole.
Fini les caméras subjectives, les plans-séquences brillamment mis en scène. Le scénario semble ne jamais avoir été terminé, en témoigne cette séquence finale risible et hors-sujet (le grand début de Piranhas ?). Balaguero brosse au hachoir le portrait cliché de chaque personnage sans même épargner la journaliste Angela Vidal qui bénéficiait précédemment d’une approche bien plus subtile. Entre ses cris de rage, sa respiration constamment haletante, et son air apeuré, le jeu de Manuela Velasco semble totalement corrompu par les intentions du cinéaste espagnol dépassé par sa propre intrigue. Les retournements de situation sont prévisibles tout comme le rôle des intervenants. Le gentil-sauveur se révèle avoir une personnalité trouble, la journaliste est persécutée sans cesse, le prêtre-chercheur sans états d’âme est prêt à tous les sévices pour parvenir à ses fins, l’informaticien grassouillet, sympa, va défier ses propres peurs, etc. Même en termes de « genre » à proprement parlé, [REC]4 ne semble jamais en mesure d’exploiter efficacement la figure du zombie, réduite à un mobile permettant la mise en scène de séquences d’action. Les monstres ne paraissent jamais totalement incontrôlables, ni effrayants, et sont étouffés derrière un récit focalisé sur le jeu de passe-passe du ver contaminateur (…). L’exploitation de singes en tant que cobayes démontre de surcroit que Balaguero est bien à court d’imagination (voir 28 jours plus tard de Danny Boyle, Incidents de parcours de George Romero, etc).

En cherchant à faire naviguer son récit viral vers une nouvelle forme de mise en quarantaine, Jaume Balaguero passe à côté de son sujet. Entre-autre auteur de La Secte sans nom et Fragile, le réalisateur hispanique semblait apte à renouveler le concept et à surprendre son audience. S’il annonçait une apocalypse, il offre plutôt un raz-de-marée qui vient bien tristement détruire un travail pourtant prometteur. Tout comme son prédécesseur, [REC] 4 semble à nouveau totalement étranger à l’esprit originel de la série. Ce quatrième volet confirme l’idée que les histoires horrifiques originales finissent toutes par être grossièrement étirées en saga narrative inconsistante.


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