Critique de film

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The Lords of Salem

"The Lords of Salem"
affiche du film

Alors qu'elle passe un vinyle à l'antenne de la radio pour laquelle elle travaille, Heidi réveille un groupe de sorcières tuées au XVIIème siècle à Salem et ayant juré de revenir se venger...

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Trailer - The Lords of Salem (2012)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Lords of Salem
Par : Geoffrey Marmonier

Au XVIe siècle, 22 jeunes femmes ont été exécutées pour sorcellerie par les notables de la ville de Salem. Mais parmi elles se trouvaient un groupe de véritables sorcières qui maudirent les descendants des notables en question. De nos jours, Heidi (Sheri Moon Zombie), animatrice de radio, reçoit un mystérieux vinyle d’un groupe inconnu, les Lords de Salem. Lorsqu’elle décide de le passer à l’antenne, l’écoute du disque provoque en elle un malaise physique et d’étranges hallucinations.

Après un Halloween 2 imparfait mais passionnant par ses partis-pris radicaux, Rob Zombie signe son grand retour sur les écrans avec The Lords of Salem, film s’intéressant au fameux cas des sorcières de la ville mythique. Hors de question cependant pour le réalisateur d’adopter un point de vue réaliste et de livrer un procès à charge des notables ayant massacré des dizaines de jeunes femmes sous le prétexte fallacieux de la sorcellerie. The Lords of Salem est un film d’horreur, et affirme dès ses premières secondes que certaines des femmes exécutées étaient bien des sorcières cherchant à faire naître le fils de Satan. Une fois cette base posée, le scénario suit les traces d’Heidi, une jeune femme qui se retrouve prise dans une machination fatale suite à la réception d’un mystérieux disque vinyle.

Malgré son introduction grandiloquente et crasseuse dans le plus pur style des œuvres précédentes du réalisateur, avec messes noires, sorcières sales, vieilles et dénudées, sacrifices humains, The Lords of Salem bifurque au bout de quelques minutes dans une toute autre direction. Autant le dire tout de suite, par ses choix radicaux et osés, le film divisera même les fans les plus endurcis du réalisateur. Car plutôt que d’appliquer le style rugueux et brutal qui a fait sa renommée, Rob Zombie préfère ici se réinventer et adopter une réalisation plus calme, distillant une atmosphère lourde et feutrée de malaise. Les effets gores sont rares, et le film est plutôt lent, préférant prendre son temps pour détailler le piège qui se referme peu à peu sur la pauvre Heidi. On pense par exemple très souvent aux œuvres de Roman Polanski, notamment Rosemary’s Baby ou Le Locataire, Rob Zombie reprenant les grandes lignes du scénario de ces deux films (personnage qui se retrouve de plus en plus isolé dans un immeuble étrange, voisins envahissants cachant de noires intentions) ainsi que leur ambigüité (Heidi est une ancienne droguée, et une grosse partie de ce qui lui arrive pourrait juste être des hallucinations dues à son sevrage). Cela ne l’empêche pas cependant de proposer plusieurs scènes chocs aptes à faire sursauter le plus endurci des fans d’horreur, notamment le meurtre brutal d’un témoin gênant.

Mais à côté de ce fantastique feutré, The Lords of Salem emprunte des sentiers beaucoup moins classiques. L’écoute de l’étrange disque vinyle reçu par l’héroïne provoque en effet chez elle des hallucinations totalement folles, que Rob Zombie illustre à l’écran par des séquences psychédéliques que n’auraient pas reniés Alejandro Jodorowsky ou le Ken Russell de la grande époque. A la fois agressives, grotesques, grandiloquentes et malsaines, ces séquences sont la source majeure du rejet suscité par le film, et provoquent à la fois l’hilarité et un profond sentiment de malaise, tout en étant extrêmement hypnotiques. Participant pleinement à cette atmosphère ensorcelante et déliquescente, la musique et les effets sonores du film sont tout simplement exceptionnels. Difficile notamment de se sortir de la tête la litanie tribale et grinçante du disque reçu par l’héroïne, qui hantera les rêves du spectateur bien après la projection.

Encore plus étonnant, au-delà de l’histoire horrifique qui nous est contée, The Lords of Salem est aussi l’histoire déchirante d’un amour à sens unique et voué à l’échec. Difficile de ne pas voir dans le film une déclaration d’amour de Rob Zombie à sa femme Sheri Moon, qui incarne le rôle principal, tant le personnage incarné par Jeff Daniel Philips, éperdument amoureux de l’héroïne, ressemble physiquement au réalisateur. Et c’est peut-être finalement là que le film s’élève au-dessus des œuvres précédentes du réalisateur, dans ce cœur qui bat et ces quelques séquences furieusement émouvantes qui émaillent un récit à la noirceur désespérée.

Avec The Lords of Salem, Rob Zombie gagne définitivement ses galons d’auteur à part entière. En réalisant une œuvre mature et personnelle, il s’aliène certes une partie de ses fans de la première heure, qui s’attendaient à une débauche de violence craspec, mais offre aux autres un petit joyau d’horreur sensitive.


Commentaires sur le film

0 etoiles

Rob Zombie a démarré sa carrière en rentrant dans le lard. S’il va en bonifiant, c’est plutôt une bonne nouvelle.

3 mai 2013 à 22:05 | Par Fred Bau
Rob Zombie fait peur aux grands-mères.

1 etoiles

daube Daube !

Encore une belle merde. Marre de ces films qui ne proposent rien de neuf ni en terme d’histoire, ni en terme de style. De Rob Zombie, ce pseudo-metalleux pour gentils rebelles qui refusent de se laver les mains avant de passer à table, on ne doit attendre aucune audace. La preuve à nouveau avec ce film.

8 octobre 2013 à 20:10 | Par Aguirre
Flippant

4 etoiles

Je ne m’attendais a rien de spécial et je sors du film très agréablement surpris. Je qualifierai ce film de hypnotique ( images et musique). L’ambiance lourde et pesante se fait bien sentir. Pas de cliché naze. Et puis le coté messe noire, gloire à satan, je kiff ;-)

21 novembre 2013 à 00:11 | Par caesar997
Decepticon

2 etoiles

Franchement... je suis déçu. J’ai véritablement adoré une partie des pellicules de Zombie, apprécié le reste mais là j’ai pas trop compris l’intérêt. J’avais parfois l’impression qu’il avait cédé à un caprice de sa blonde, qu’il lui avait laissé la liberté d’écrire et d’interpréter la partie prédominante du film. Donc au final j’ai eu l’impression de regarder un film réalisé par Sherry Moon plutôt que par Rob. Et franchement, je préfère 1000 fois le style de son mari

18 juillet 2014 à 12:07 | Par Fakitman

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