Critique de film

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Trance

"Trance"
affiche du film

Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Trance
Par : Geoffrey Marmonier

Employé par une boite de vente aux enchères de peintures, Simon (James MacAvoy) est chargé de mettre les œuvres en sécurité en cas de tentative de braquage. Mais évidemment, la tentation est trop forte, et Simon finit par organiser lui-même le vol d’une peinture de Rembrandt d’une valeur inestimable. Dans le coma après avoir reçu un mauvais coup sur la tête, Simon se réveille pour découvrir que ses anciens complices sont à ses trousses car il a réussi à subtiliser le tableau avant qu’eux ne le dérobent. Problème : suite au coup qu’il a pris sur la tête, Simon ne se souvient absolument plus de ce qu’il a fait du tableau. Franck (Vincent Cassel), le chef du gang de braqueurs, décide alors de faire appel à l’hypnose pour tenter de lui faire retrouver ses souvenirs…

Depuis le succès de Slumdog Millionaire, Danny Boyle a fini par devenir l’égal britannique d’un Tarantino, atteignant un statut bien mérité de réalisateur dont tout le monde connait le nom. Preuve en est la bande-annonce de Trance, qui annonce fièrement « le nouveau film de Danny Boyle » et non plus « le nouveau film du réalisateur de Slumdog Millionaire ». Mais bien évidemment, avec une telle renommée, le réalisateur de 28 Jours plus tard est forcément attendu au tournant par plus de monde…

Fidèle à ses habitudes, Boyle s’est lancé avec Trance dans un genre totalement différent de celui de son dernier film. Après le survival en quasi huis-clos 127 Heures, Trance s’attaque au genre assez galvaudé du thriller à tiroirs. Un genre casse-gueule, qui peut aussi bien donner de très bons films (Usual Suspects, The Game, Layer Cake) que des « films de petits malins » reposant entièrement sur leur twist final et ne supportant pas un second visionnage (Sucker Punch ou l’imbitable Revolver). Mais Danny Boyle a depuis longtemps démontré qu’il n’était pas juste un petit malin, et Trance lui permet de s’imposer une fois de plus comme un grand réalisateur.

Trance suit les traces de Simon (James MacAvoy), un jeune employé d’une compagnie de vente aux enchères de peintures, qui organise le vol d’un des tableaux en question et tente de doubler ses associés. Malheureusement pour lui, il se prend un coup sur la tête qui lui fait oublier ce qu’il a fait du tableau dérobe. Et comme ses associés ont très envie de récupérer ledit tableau, ils font appel à une jolie hypno-thérapeute (Rosario Dawson) pour tenter d’extirper les souvenirs du crâne de Simon. Mais ce faisant, tous vont découvrir de bien troublants secrets sur Simon. Avec Trance, Danny Boyle va braconner sur les terres du David Cronenberg d’EXistenZ (dont il reprend certains débordements gores) ou du Christopher Nolan d’Inception, en proposant une intrigue à tiroirs où le rêve, les fantasmes du héros et la réalité ne tardent pas à se mêler pour perdre le spectateur, envouté par une réalisation et une bande originale aux petits oignons. Mais contrairement aux deux réalisateurs sus-cités, le but de Boyle n’est pas de questionner notre rapport au réel et au virtuel, mais bien d’explorer la psyché de son « apparent » héros. Pas de fin ouverte ici, donc, tout sera expliqué logiquement par une série de twists bien pensés et pour une fois assez imprévisibles, même pour le spectateur averti. On se laisse balader avec plaisir dans ce jeu pervers où les apparences sont trompeuses et où gentils et vilains ne sont pas toujours ceux que l’on pense.

C’est d’ailleurs une des grandes forces du métrage que de constamment changer de personnage principal, donnant de la consistance au trio de tête l’un après l’autre et changeant constamment notre perception de ceux-ci, sans que cela ne paraisse artificiel ou ne nuise à l’identification. En excellent directeur d’acteurs, Boyle tire le meilleur de MacAvoy, Cassel et Dawson. Mais c’est surtout cette dernière qui remporte le morceau, son personnage devenant petit à petit le pivot central de l’intrigue, jusqu’à un excellent twist n’étant pas sans rappeler dans sa force émotionnelle le final de Sixième Sens (non, il n’est pas question de fantômes ici).

Féministe en diable, Trance prône avec finesse et intelligence l’égalité des sexes et met les hommes face à leurs responsabilités sans pour autant être moralisateur.
Nouveau coup de maitre pour Danny Boyle, thriller malin avec un cœur, Trance est une des excellentes surprises de printemps, et enfonce avec aisance la concurrence bourrine et bruyante se bousculant sur les écrans…


Commentaires sur le film

3 etoiles

Le scénario, un peu trop tordu pour être honnête, est éclipsé par la gageure formelle apportée par un Danny Boyle au sommet de son art. Son style, fulgurant et ultra efficace sans être tape à l’œil, fait des merveilles.

21 mai 2013 à 17:05 | Par Anna

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