Critique de film

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Le Territoire des loups

"The Grey"
affiche du film

Plusieurs ouvriers se retrouvent à devoir survivre quelque part en Alaska après que leur avion s’est écrasé au beau milieu d’un territoire de loups féroces.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Le territoire des loups
Par : Geoffrey Marmonier

Un an et demi après le délirant L’Agence tous Risques, adaptation réussie de la série culte, Joe Carnahan retrouve Liam Neeson pour un film totalement différent. Un budget modeste (25 millions de dollars) et un casting réduit pour un film présenté comme un pur survival, dans lequel une bande d’employés d’une compagnie pétrolière doivent faire face à une meute de loups féroces.

Et le film démarre en effet de façon assez classique, introduisant rapidement son personnage principal, avant de le jeter dans cette dangereuse aventure aux côtés de ses compagnons d’infortune. Le crash de l’avion survient au bout d’à peine une dizaine de minutes, et Carnahanpose très rapidement une ambiance oppressante, traitant ses loups comme de véritables chiens de l’enfer, au travers de quelques images puissantes : une trace de patte dans la neige s’imprégnant de sang, d’innombrables yeux brillant dans la nuit autour du campement des survivants, des hurlements sinistres… A des moments, le film rappelle même le chef-d’œuvre de John Carpenter, The Thing : un groupe uniquement masculin isolé dans un environnement hostile sans possibilité de contacter des secours, une menace quasi invisible, un leader qui émerge mais est rapidement décrié, etc. Le Territoire des Loups arrive même à proposer quelques bonnes scènes de frousse, comme lorsqu’un des personnages est attaqué par surprise lors d’une engueulade avec le reste du groupe.

Mais plutôt que de se limiter à ce postulat classique de film d’horreur, Carnahan préfère tenter le mélange des genres, en bifurquant à mi-parcours vers le film d’aventures. Les loups ne sont ainsi pas le seul danger que le groupe doit affronter, et l’environnement naturel en emportera aussi plus d’un. Les personnages sont classiques et collent aux clichés du genre, du chasseur solitaire prenant rapidement la tête du groupe, à la tête à claque contestant toutes ses décisions. Tout le génie de Carnahan va consister à donner de l’épaisseur à ces personnages et à retourner ces clichés pour toucher à leur humanité. Une démarche qui ne surprendra pas les connaisseurs de l’œuvre du réalisateur, puisqu’il employait déjà une technique similaire dans l’excellent Mi$e à Prix. Ici le procédé est poussé à son maximum, seul le personnage de Liam Neeson étant sommairement introduit en début de film. Mais Carnahan réussit parfaitement à donner une épaisseur aux autres personnages au fil du film, à mesure que John Ottoway (et le spectateur) s’attache à eux. Même le personnage cliché de la grande gueule contestant le leadership du héros se révélera bien plus complexe qu’il n’y parait. Le film devient donc petit à petit une aventure humaine poignante, portée par un Liam Neeson habité.

Cette orientation atteindra son summum dans un final d’une rare intensité émotionnelle et d’une puissance cinématographique incroyable. On attendait un affrontement rageur et sanglant, Carnahan préfère à la place nous asséner un uppercut au cœur, dans ce qui est certainement l’une des plus belles fins de film vues sur un écran depuis des années.


Critique de The Grey - Loup loup de Carnahan
Par : Wizzdumb

Dévoilé par une bande-annonce qui sentait le survival gavé de testostérone, Le Territoire des Loups (dont vous pouvez lire la critique ici) avait tout de l’action-flick estampillé « Liam Neeson 2.0 », au même titre que Taken, Unknown et le prochain Taken 2 (« écoute-moi bien : tu vas de nouveau te faire enlever. Ne fais rien, j’ai 90 minutes de pellicule pour te récupérer »). Grave erreur ! Le nouveau film de Joe Carnahan ne doit souffrir d’aucune préconception pour être savouré à sa juste valeur, tirant plus vers le drame crépusculaire qu’un énième survival sylvestre (à titre d’exemple, un seul coup de feu est tiré durant le film).

C’est sur le tournage de Mission Impossible III – qu’il quittera pour différends irréconcilables - que Joe Carnahan reçoit « Ghost Walker », une nouvelle d’Ian Mackenzie Jeffers (auteur du scénario de Death Sentence de James Wan). À cette époque, Carnahan est aigri par la machinerie contraignante et timorée des blockbusters, et tombe rapidement sous le charme de cette histoire à la fois simple mais porteuse de thématiques universelles. Il développera le scénario pendant près de cinq ans avant de partir pour l’enfer enneigé de Smithers, en Colombie-Britannique, avec Liam Neeson qu’il vient de diriger dans The A-Team et Ridley Scott en tant que producteur.
Filmant au plus près ses personnages, Carnahan intègre le spectateur dans le groupe de survivants et n’enjolive à aucun moment son scénario par un plan large de la nature sauvage : celle-ci n’est pas une carte postale de sports d’hivers mais bien un environnement hostile à tous moments. Les fameux loups (animatroniques réalisés par Greg Nicotero, une once de CGI et quelques vrais bestiaux) prennent une dimension mythique dans ce combat pour la survie et sont utilisés parcimonieusement : un hurlement, une trace de patte qui se gorge de sang suffisent largement pour sentir leur présence menaçante.

L’hyperbole du deuil qui parcourt tout le film (double résonance d’ailleurs puisque Liam Neeson a perdu sa femme, Natasha Richardson, en 2009) mène le film vers une quête spirituelle d’une densité rare et qui en fait pas moins l’un des meilleurs films de 2012, n’en déplaise à ses détracteurs qui mettent en cause la crédibilité du comportement des loups (quand ils s’apercevront qu’il ne s’agit pas d’un documentaire sur Discovery Channel mais bien d’une fiction dont le propos se situe ailleurs, peut-être se calmeront-ils).


Commentaires sur le film

3 etoiles

des loups-garous ????

vous craquez les gars ;-)))

Sinon, c’est un bon film quand meme

4 février 2013 à 22:02 | Par BS
La forêt sans appel.

3 etoiles

Joe Carnahan joue sur la gamme de l’ambiguité du vocabulaire lycanthropique (les loups ont des tailles préhistoriques, leurs grognements et leurs comportements ne relèvent plus du naturalisme) pour conférer à son survival une aura surnaturelle. Les loups garous étant à bien des égards les chiens galeux du genre (vous en connaissez beaucoup, vous, des bons films de lycans ?), les adeptes de la bébête apprécieront. Si l’espace du Grand Nord est très bien exploité, et l’étude des caractères assez crédible, le film pèche néanmoins par une "mélo touch" un peu trop récurrente. Au final, un bon survival, faute d’un vrai naufrage existentiel initiatique.

20 juillet 2013 à 13:07 | Par Fred Bau

2 etoiles

Le film contient une séquence sublime, celle où Liam Neeson soutient un mourant dans l’avion qui s’est crashé. Il ne lui cache rien, il ne lui raconte pas d’histoire, lui dit qu’il va mourir et le mourant s’agrippe par le regard à ce discours impitoyable et on sent bien que rien ne saurait l’aider mieux à mourir. Sublime. Mais j’ai eu du mal avec les loups, soit c’est trop fictionnel, soit ça ne l’est pas assez.

5 juillet 2017 à 17:07 | Par proulx

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