Critique de film

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C'est la fin

"This is the End"
affiche du film

Six amis s’enferment dans une maison après que des événements étranges et catastrophiques ont dévasté Los Angeles. Alors que le monde tombe en ruines au dehors, le manque de provisions et la parano menacent leur amitié. Ils sont finalement forcés de sortir de chez eux, pour affronter leur destin et découvrir le vrai sens de l’amitié et de la rédemption.

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Trailer - C’est la fin (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de C’est la fin - Band of losers
Par : Damien Taymans

Seth Rogen et Evan Goldberg, en étirant sur un format long l’idée de base du court-métrage Jay & Seth vs the Apocalypse, ne composent rien d’autre qu’une bromédie faisant de l’œil à tous les amateurs de la Apatow Academy. Une brochette d’acteurs sur le devant dans la scène vous invite dans ses coulisses avant d’affronter des démons priapiques. Tout un programme…

Hasard du calendrier des productions, deux œuvres envisagent, à quelques mois d’intervalle, l’Apocalypse à traverse le prisme d’une bande de losers. Et quelle bande ! Côté britannique, la bande d’Edgar Wright fait le tournée des pubs et se retrouvent nez à nez avec des extraterrestres robotiques. Côté américain, la fiesta organisée chez James Franco réunit entre autres Seth Rogen, Jay Baruchel, Jason Segel, Michael Cera, Christopher Mintz-Plasse, Jonah Hill, Craig Robinson, Danny McBride et Rihanna. N’en jetez plus, le gotha de la nouvelle vague hollywoodienne est au quasi complet pour une blague de potaches remplie d’autodérision qui fait s’effriter quelque peu le vernis de la bienséance.

Presque quarantenaires et plus du tout puceaux, les enfants d’Apatow relèguent les faux-semblants au placard et se paient une heure de vérité à coups de répliques virulentes, de dialogues surréels (le débat autour de l’éjaculation de Franco et McBride) et peintures grossières (Michael Cera, bien loin de l’image de Juno, est un cocaïnomane patenté se livrant à une série de débauches). Evidemment, l’équipée décadente ne peut éviter longtemps les foudres divines et ne trouvera le salut et la rédemption qu’en se détachant de la vie matérielle et en se montrant altruiste, une quête des plus ardue pour ce concentré de mégalomanie.

Si, en théorie, C’est la fin atteint, en termes de comédie, l’apogée du genre (une certaine authenticité due à la grande place laissée à l’improvisation et au jeu en roue libre), à l’écran, la réalité s’avère moins excitante. La mécanique de l’humour s’attarde invariablement sous la ceinture et accorde une part déraisonnable aux diverses sécrétions humaines (du vomi, de la pisse, de la merde à la pelle). En outre, le scénario patine sévère et enferre ses protagonistes entre quatre murs, ce qui contraint l’histoire à se cantonner à une pléiade de répliques rarement drôles et à un ersatz de possession démoniaque directement tiré de L’Exorciste.

Lorsque les parois s’écroulent, le métrage loupe une nouvelle fois les rails (l’intrigue n’évolue pas d’un iota, les effets spéciaux oscillent du médiocre au mauvais) mais offre ponctuellement l’une ou l’autre idées un tant soit peu loufoques (un come-back inespéré pour les enfants des 90’s, un Channing Tatum méconnaissable, un démon géant aussi bien monté que mal foutu). C’est la fin possède un certain tonus et de très bonnes intentions mais ne peut éviter la noyade à force de devoir suivre au plus près chacun de ses personnages qui tentent tant bien que mal de tirer leur épingle dans cette mélasse ultra-référentielle. Un trop-plein qui vire à l’indigestion... Avec son lot de vomi...


Critique de C’est la fin
Par : Geoffrey Marmonier

Après être devenu une valeur sure de la comédie américaine et avoir fait ses armes en tant que scénariste sur un certain nombre de films (dont l’excellent Supergrave), Seth Rogen saute le pas de la mise en scène avec ce This is the End, qu’il coréalise et co-scénarise avec Evan Goldberg (déjà scénariste de Délire Express). Et histoire de mettre toutes les chances de son côté, l’acteur au rire inimitable a réuni autour de lui tous ses potes, c’est-à-dire la crème de l’écurie Apatow. This is the End présente donc un casting assez démentiel de comédiens, dans des plus ou moins grands rôles : Seth Rogen bien évidemment, Jay Baruchel (L’Apprenti Sorcier), Jonah Hill (Supergrave), James Franco (Spider-Man, Délire Express), Danny McBride (Votre Majesté), Craig Robinson (Délire Express, Hot Tub Time Machine) pour les rôles principaux, mais aussi Michael Cera (Juno, Supergrave), Christopher Mintz-Plasse (Kick-Ass, Supergrave), Emma Watson (Harry Potter), la chanteuse Rihanna et même Channing Tatum dans un savoureux cameo. Un défilé assez incroyable et unique pour un film qui fleure bon le délire sous acide.

This is the End prend donc le prétexte d’une pendaison de crémaillère brutalement interrompue par l’Apocalypse pour enfermer tout ce petit monde dans la maison-bunker de James Franco et les faire s’affronter. Tous les acteurs jouent en effet leur propre rôle dans un délire potache un peu foutraque mais plutôt attachant. Un peu plombé par un script partant dans tous les sens et un rythme en dents de scie enchainant les longs tunnels dialogués en huis-clos, This is the End est une légère déception, mais réussit tout de même à régulièrement atteindre son but : faire rire le spectateur. Le film a beau être aussi d’une laideur visuelle assez rare (la plus grosse partie du film est plongée dans une hideuse lumière rougeâtre), il force la sympathie grâce à son jusqu’au-boutisme. Seth Rogen et ses potes s’en donnent en effet à cœur joie, s’auto-parodiant et jouant sur les clichés qu’on leur associe (Jonah Hill est gentil jusqu’à l’écœurement, Danny McBride est une ordure égoïste, James Franco un hippie lourdingue…), poussant le bouchon jusqu’à faire déborder le film dans le politiquement incorrect (c’est souvent étonnamment gore, et bien évidemment fourni en blagues salaces). Même si tout ne fonctionne pas (loin de la même), certains dialogues (l’hilarante discussion sur le viol d’Emma Watson) et situations (la mort de Michael Cera, la « bande-annonce » faite maison de Délire Express 2) font mouche et provoquent des crises de fou rire incontrôlées.

Reste qu’on se demande souvent quel est le but du film, et pourquoi Seth Rogen a choisi de faire jouer à ses acteurs leur propre rôle. This is the End n’est pas vraiment une satire d’Hollywood, ni une œuvre autobiographique, et on a du mal à comprendre la raison de ce choix scénaristique, si ce n’est peut-être de rendre le jeu de massacre encore plus jouissif…

Bourré de défauts et un peu décevant, This is the End reste néanmoins foncièrement attachant par son côté foutraque et son envie constante de repousser les limites du bon goût tout en surprenant le spectateur. Nul doute néanmoins que le prochain Le dernier Pub avant la Fin du Monde du trio Edgar WrightSimon PeggNick Frost sera beaucoup plus réussi…


Commentaires sur le film

1 etoiles

daube Daube !

Pratiquement insupportable...

22 septembre 2013 à 19:09 | Par hellrick

0 etoiles

daube Daube !

alors plus nul tu meurt !!! enfin le pire j’ai lu pas mal de coms positives sur cette me*** mais alors on attend le pourquoi ou du moins le moindre petit indice ....et et et non rien tchi fini si ça c pas une arnaque mdr !

18 octobre 2013 à 23:10 | Par djmbo

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