Critique de film

pub

Total Recall Mémoires Programmées

"Total Recall"
affiche du film

Modeste ouvrier, Douglas Quaid rêve de s’évader de sa vie frustrante. L’implantation de souvenirs que propose la société Rekall lui paraît l’échappatoire idéale. S’offrir des souvenirs d’agent secret serait parfait… Mais lorsque la procédure d’implantation tourne mal, Quaid se retrouve traqué par la police. Il ne peut plus faire confiance à personne, sauf peut-être à une inconnue qui travaille pour une mystérieuse résistance clandestine. Très vite, la frontière entre l’imagination et la réalité se brouille. Qui est réellement Quaid, et quel est son destin ?

pub

Les critiques à propos de ce film

AVANT-PREMIÈRE - Total Recall
Par : Wizzdumb

Achtung ! Le tsunami de remakes poursuit sa déferlante ! Après le Spiderman relifté de Marc Webb et juste avant le Dredd 3D de Pete Travis, voilà que débarque le remake de Total Recall. Alors, question con : est-ce que les studios hollywoodiens ont des tuyaux de première main sur la fin du monde pour décider de s’en mettre plein les fouilles sans trop se fouler avant le grand saut ? Prenons, à titre d’exemple (purement pas fortuit du tout), Columbia Pictures qui, en 1987, crée TriStar Pictures. Cette dernière décide de produire en 1990 l’adaptation d’une nouvelle de Philip K. Dick, Souvenirs à vendre, qui sera réalisée par un jeune batave – Paul Verhoeven – avec Schwarzie dans le rôle principal. Le film est un succès planétaire et récolte même deux nominations aux Oscars. Quinze ans plus tard, les loups nippons de Sony rachètent Columbia Pictures et v’là-t’y pas qu’en 2012, ils nous sortent ce remake de leur chapeau magique avec Len Wiseman aux commandes… Ca sent quand même un peu les fonds de tiroir, non ?

D’abord, les mauvaises nouvelles : le principe d’un remake n’est pas seulement de réactualiser l’original mais de se démarquer en s’appropriant l’histoire de K. Dick. Or, de nombreuses thématiques de l’auteur, déjà passées sous silence dans la première version, sont une nouvelle fois occultées. K. Dick était un paranoïaque, bouffeur d’amphétamines et dépressif chronique. Ses personnages s’en ressentent, et Douglas Quail (Quaid dans la version de Wiseman) est un lâche et un opportuniste, ses motivations sont bien plus égoïstes que celles qui transparaissent à l’écran, mais le système actuel réfute ce genre d’antihéros : pas assez bankable. Alors, on en fait un super espion intègre qui doit probablement siffloter l’hymne national chaque matin sous la douche. Ensuite, la saveur particulière de cette nouvelle était l’ambigüité constante entre le rêve apporté par la société Rekall et la réalité. Une chose est claire : Len Wiseman n’aime pas les doutes. Et, mis à part une scène intéressante avec un « pseudo » collègue de Doug (interprété par le trop rare Bokeem Woodbine), le démiurge de la franchise Underworld préfère noyer l’aspect psychotique et schizophrène dans une surenchère d’action sans aucune substance. Enfin, les fameux rebelles – beaucoup plus sobres que dans la version de Verhoeven – sont sous-exploités (mention spéciale à Bill Nighy en chef de la résistance qui atteint péniblement les trois minutes de présence à l’écran).

Par contre, les qualités indéniables du film se trouvent dans les décors : Len Wiseman et son inséparable chef décorateur, Patrick Tatopoulos, ont bûché comme des gueux pour un résultat qui est à couper le souffle. L’esthétique froide de la Fédération Unie de Grande-Bretagne, la minutie du design sur « la Chute » (un ascenseur géant qui traverse la planète en passant par le noyau terrestre) et le look crasseux de la Colonie – qui n’est pas sans rappeler Blade Runner – valent à eux seuls le détour. Et, mis à part une poursuite en voiture dantesque qui mêle prises de vue réelles et images de synthèse ainsi qu’une fusillade en apesanteur dans « la Chute », c’est d’autant plus frustrant de voir ce potentiel esthétique mis à sac par une overdose d’action.
Au rayon casting, si Colin Farrell a définitivement plus de subtilité dans son jeu que ce bon vieux Arnold et Jessica Biel semble enfin libérée du sacerdoce de 7th Heaven, Kate Beckinsale a par contre loupé sa première sortie en tant que méchante garce officielle : sautant comme un cabri en serrant les dents pendant les deux tiers du film, elle fait penser à une cougar amère qui passe une audition pour jouer dans les prochaines suites d’Underworld.

Remake vénal et sans âme, Total Recall séduira les amateurs de sensations fortes qui aiment l’action branchée sur pilote automatique. Les plus exigeants pourront toujours se régaler avec les décors splendides du film mais, pour les puristes de K. Dick, le constat est sans appel : ce sera total rectal pour eux…

Commentaires sur le film

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

17 décembre 2012 à 00:12
Total recall

2 etoiles

daube Daube !

C’est de la merde ce remake,je préfère largement le film de Paul Verhœven.
Un putain très bon film de science fiction celui du film Paul Verhœven.
Désolé pour ce remake/reboot,ce n’est pas un chef d’œuvre et ce film s’en foute la gueule de Schwarzy.

22 octobre 2016 à 23:10 | Par justinb

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage