Critique de film

pub

The Amazing Spider-man

"The Amazing Spider-man"
affiche du film

Abandonné par ses parents lorsqu'il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd'hui au lycée, mais il a du mal à s'intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d'accepter son parcours. Amoureux pour la première fois, lui et Gwen Stacy découvrent les sentiments, l'engagement et les secrets. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l'ancien associé de son père. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l'alter ego de Connors. En décidant d'utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin...

pub


Trailer - The Amazing Spider-man (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Amazing Spider-man - Reboot lézardé
Par : Samuel Tubez
Tags : Super-héros, Action, 3D

La trilogie de Sam Raimi achevée il y a maintenant cinq ans se voit donc aujourd’hui rebootée pour raisons purement mercantiles (des droits de licence étant en jeu) sans aucune intervention du génial réalisateur d’Evil Dead. Dites au revoir à la folie, l’imagination, la virtuosité, l’émotion, et dites bonjour à la platitude, la facilité, les clichés et l’ennui.

Reprenant tout depuis le début, The Amazing Spider-man commence comme un renouveau du type nouvelle génération (nouveaux personnages inclus) pour vite retomber dans le déjà-vu. Abandonné par ses parents étant enfant, Peter Parker est élevé par l’oncle Ben et tante May, a du mal à s’intégrer parmi les autres adolescents de son âge, a des vues sur la belle Gwen Stacy (impeccable Emma Zombieland Stone), part à la recherche d’informations sur son père au sein d’Oscorp, où il rencontre le docteur Curt Connors qui deviendra dans la seconde partie du métrage Le Lézard, et se fait bien sûr au passage piquer par une araignée de laboratoire qui le transforme en homme-araignée.

Les évènements s’enchaînent dans une totale prévisibilité, mixant les éléments d’une énième mouture du comic book avec le premier film de Raimi et les éléments laissés par celui-ci dans le troisième volet (la relation avec Gwen Stacy, l’émergence de Connors). Dévoyé sur cette délicate entreprise, le réalisateur Marc Webb (nom pourtant prédestiné ?), passe sans transition de la comédie romantique (500 jours ensemble) au gros film d’action fantastique, et cela s’en ressent. Insistant un peu trop sur les scènes- cliché d’amourette où Peter Parker se la joue séduisant timide, il en oublie presque l’action, qui manque ici cruellement d’ampleur. Lorsque Parker ne fait pas quelques galipettes « top hype » en skate, il expédie en quelques mouvements son ennemi Le Lézard sans trop de difficultés. Le manque d’enjeux est flagrant, les responsables de cette entreprise s’étant contentés de livrer le strict minimum, en nous présentant des storylines à peine développées qui serviront pour la(les) suite(s) (vous n’apprendrez rien de très consistant sur le père Parker). Pour le reste, on jette un coup d’œil dans le rétro, et on accumule les passages obligés sans y mettre la moindre audace ni ampleur (la mort de l’oncle Ben, l’attaque sur le pont). De l’ultra-convenu, donc, même si l’on doit bien admettre que l’ensemble ne présente rien de dégradant envers l’univers de l’homme-araignée, loin de là, et que le casting fait bien son travail. Mais franchement, tout cela était-il bien nécessaire ? Vu les résultats au box-office, « oui », répondront en chœur les exécutifs et investisseurs.

Le renouveau, pourquoi pas, mais avec de nouveaux et véritables enjeux et personnages, de nouvelles visions et approches. Mais marre des retours aux origines du super-héros qui découvre ses pouvoirs durant plus de la moitié d’un métrage ! C’est ce que propose cet Amazing Spider-man, qui, sans surprise, ne parvient évidemment pas à la cheville du film de Raimi et s’avère être un reboot d’une franche banalité. Pas honteuse pour autant, cette grosse machine se laisse regarder sans véritable passion, et, plutôt que de nous laisser un souvenir impérissable, elle parvient juste à nous faire regretter le départ du réalisateur de Darkman. Il n’y avait vraisemblablement que lui seul qui était en mesure de nous charmer avec un lézard géant portant une chemise de laborantin…


Critique de The Amazing Spider-man - On se fait une toile ?
Par : Chroniqueurs

Par Samuel Bouchoms

L’idée d’un reboot d’une trilogie d’à peine 10 ans n’était guère porteuse auprès des fans, tout semblant avoir été dit dans les excellents films de Sam Raimi (du moins les 2 premiers). A coup de promotion massive et d’une promesse d’un changement de ton, la franchise semble pourtant attirer les foules dans les salles.
Au premier coup d’œil, l’attention se porte sur l’esthétique des images, très contrastées et colorées, ainsi qu’à la réalisation qui semble taillée pour la 3D spectaculaire. Certaines scènes de vols sont d’ailleurs pensées pour cette technologie et le visionnage en 2D s’avère dès lors frustrant dans ces moments spécifiques. Marc Webb sait s’y prendre pour fournir du spectacle et user des effets spéciaux, dont certains flirtent avec le gore. On regrettera que le design du Lézard soit moins réussi.

La relecture scénaristique donne un point de vue plus adolescent que le modèle original. Le film aborde tant la naissance du héros que les doutes identitaires et les relations affectives des ados. Chacune bénéficie de parties qui leur sont dédiées conférant une sorte de dualité au scénario, à l’image du héros masqué. Comme on peut l’imaginer, ces deux aspects tendent l’un vers l’autre avec le temps. L’on pourra compter sur un casting correct, bien que Garfield manque un peu charisme, passant au second plan face à Emma Stone (au personnage infiniment plus intéressant que celui de Kirsten Dunst) et surtout Rhys Ifan (impeccable en Connors).

Cependant le reboot manque singulièrement d’imagination, d’envergure épique. L’aspect adolescent colle pas mal à une certaine version des comics, ce qui constitue une qualité et un défaut. Le respect du matériel original (du moins sur ce point de vue) est à souligner, de même que le réalisme de la psychologie dépeinte. La crise identitaire, la recherche de ses racines, le deuil et les relations amoureuses et la découverte des pouvoirs sont autant de passages obligés. L’usage de ces derniers et la notion de responsabilité sont également mis en avant, conduisant Peter Parker le vengeur vers Spiderman le héros. Toutefois, ces développements, aussi bien menés soient-ils grèvent le rythme du film, alourdissent le dynamisme d’une histoire qui en a pourtant besoin.

Et la prévisibilité du scénario n’aide pas le film à véritablement prendre son envol (tous les éléments sur le méchant et son plan sont très vite dévoilés pour le spectateur attentif). Les enjeux restent assez flous, le développement des personnages prenant largement le pas. De fait, ils ressemblent à de grandes esquisses des lignes scénaristiques abordées dans les suites et s’avèrent finalement frustrant pour la personne à la recherche de nouvelles informations.

Au final, ce reboot des aventures de l’homme araignée laisse un goût de trop peu dans la bouche. Loin d’être exempt de saveurs (esthétique, action, développement), il peine à passionner véritablement son auditoire et s’avère finalement assez convenu. La faute à un manque d’originalité, un rythme bancal et un scénario terriblement inachevé. Marc Webb tisse une toile globale autour de ses personnages mais n’emprunte que les autoroutes pour véritablement les décrire, occultant les chemins tortueux qui promettaient pourtant d’intéressantes révélations.


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



News liées

Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage