Critique de film

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Mad Max: Fury Road

"Mad Max: Fury Road"
affiche du film

Hanté par un lourd passé, Max Rockatansky estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d'un véhicule militaire piloté par l'Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s'est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles…

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Trailer - Mad Max : Fury Road (2015)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Mad Max : Fury Road - Girl Power
Par : Seb Brunclair
Tags : Action, Post-apocalypse

Depuis le deuxième volet de la trilogie Mad Max, père fondateur du film d’action post-apocalyptique, peu de réalisateurs ont réussi à se défaire de l’influence de l’œuvre de George Miller. Trente ans après le dernier opus, papy Miller est bien décidé à en remontrer à tous ses suiveurs, et c’est peu dire qu’il était foutrement motivé, le bougre.

L’Australien nous emmène pour une sacrée course poursuite étalée sur deux heures, conçue comme un feu d’artifice visuel à l’énergie presque inépuisable. Presque, les rares escales souffrant d’une certaine maladresse, le sentimentalisme n’étant visiblement pas le point fort de Miller et de ses co-scénaristes.

Supposée star de ce reboot, Tom Hardy se fait voler la vedette par Charlize Theron, implacable soldat à la solde du grand méchant de service et en quête de rédemption, dont le rôle de guerrière repentie lui sied à merveille. Hymne barbare au girl power, Mad Max : Fury Road en oublie presque le fameux Max, au départ réduit au rôle de « poche de sang » chargé d’abreuver une horde de fanatiques et ne dépassant jamais le stade de simple faire-valoir pour Charlize Theron et le groupe de « génitrices » qu’elle tente de protéger. La caractérisation du héros n’a jamais été le point fort de la trilogie, mais on pourra être déçu par la place laissée à Tom Hardy, parfois à la limite de la transparence.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’attraction principale est l’incroyable inventivité visuelle de ce freakshow motorisé allumé et frénétique, ballet mortel orchestré de main de maître. C’est pas fort malin, c’est totalement gratuit mais bon sang, qu’est-ce que c’est bon !


Critique de Mad Max : Fury Road - Convoi exceptionnel
Par : Samuel Tubez

Trente ans après Au-delà du Dôme du Tonnerre et suite aux nombreux teasers qui nous ont bien fait baver, Max Rockatansky revient, toujours sous la direction du génial George Miller, mais non plus avec Mel Gibson dans le rôle-titre mais un Tom Hardy qui laisse, en bon gentleman qu’il est, la vedette à la somptueuse Charlize Theron.

S’il peut se voir comme une suite (les connaisseurs reconnaîtront certaines visions du passé de Max qui renvoient aux films précédents) Mad Max : Fury Road est plutôt une déclinaison habile de la saga qui peut s’apprécier indépendamment et même toucher un public contemporain. Un (premier) tour de force qui met en scène un scénario de prime abord primitif où l’on retrouve l’anti-héros dans une folle course-poursuite quasi-ininterrompue de 2h. Kidnappé et enfermé dans une citadelle élevée vers le ciel, Max parvient à s’échapper alors qu’il sert de poche sanguine à Nux (Nicholas Hoult), un membre des fanatiques d’Immortan Joe, dictateur régnant sur une foule terrorisée qu’il approvisionne en eau, dont il détient le monopole. Le Road Warrior se retrouve alors à bord d’un convoi mené par la badass Imperator Furiosa (Charlize Theron) bien décidée à fuir l’emprise du tyran avec à bord son harem de procréatrice.

Shooté à l’ancienne, le spectacle s’avère tout bonnement hallucinant. En évitant au maximum les CGI (voitures, cascades, environnements…et acteurs sont authentiques !) et en privilégiant les prises de vues réelles (celles obtenues avec une caméra et non créées sur un logiciel), George Miller donne une véritable leçon de cinéma à tous les faiseurs qui sont derrière les blockbusters actuels. « Prend ça l’uniformisation hollywoodienne ! », semble dire le cinéaste qui nous délivre un film à l’adrénaline bien plus présente que dans n’importe quel Fast & Furious factice. Mais Mad Max : Fury Road détonne aussi de par son ton totalement déchaîné avec ses personnages fous, ses freaks en pagaille et ses idées visuelles qui repoussent les conventions. L’impressionnante photographie signée John Seale (Le talentueux Mr Ripley, Dreamcatcher) accompagne la virtuosité frénétique des innombrables cascades, avec en prime une musique percutante comprenant des riffs de guitare très heavy (beau travail de Junkie XL à la B.O.) carrément incorporée à l’action. Un film de dingue on vous dit !
Et le scénario dans tout ça ? Il est certes apparemment limité tout comme les dialogues (Max étant d’ailleurs quasi mutique) mais il s’avère en réalité une fois de plus, dans la grande tradition des Mad Max, anarchiste en diable, décrivant les conséquences de l’absurdité de notre Monde avec beaucoup de cynisme (le fanatisme, notamment) tout en étant incroyablement féministe. Quitte à se mettre à dos certains fans ou de fervents défenseurs de la soi-disant supériorité du mâle, George Miller prend le risque de mettre son héros quelque peu de côté pour laisser davantage de place à Furiosa, incandescente rédemptrice qui embrase l’écran de bout en bout. Tom Hardy, impeccable dans ses moindres gestes, a beau être en retrait, il incarne un très bon Road Warrior et forme auprès de la belle Charlize Theron un duo d’anti-héros ténébreux et fascinants que l’on crève d’envie de revoir. Bref, voici du grand spectacle ahurissant comme on en voit rarement sur les écrans, un blockbuster qui n’est pas que rapide et furieux, un post-apo grandiose qui remet tout le monde d’accord. Merci George Miller pour ce pur morceau de cinéma jouissif !

Pas loin d’être un chef d’œuvre, Mad Max : Fury Road nous rappelle que le cinéma, même s’il appartient à la catégorie « blockbuster », se doit d’être inventif, ambitieux, transgressif et exécuté avec un véritable amour envers le genre qu’il illustre. Cet opéra de la destruction où les corps sont aussi froissés que la tôle s’impose comme une nouvelle figure de proue du cinéma d’action post-apocalyptique qui risque bien de nouveau d’être imité, sans jamais être égalé…jusqu’au prochain opus signé Miller ?


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