Critique de film

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Les Aventures de Tintin: Le Secret de la Licorne

"The Adventures of Tintin: The Secret of the Unicorn"
affiche du film

Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

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Trailer - Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les aventures de Tintin : Le secret de la licorne
Par : Gilles Penso

Annoncé par Steven Spielberg dès 1983, Les Aventures de Tintin n’aura finalement vu le jour qu’à l’aune des derniers perfectionnements technologiques. Car pour rester fidèle à l’environnement graphique mi-réaliste mi-irréel des dessins d’Hergé, et pour s’extraire de l’univers visuel des Indiana Jones, le cinéaste ne pouvait se contenter d’un tournage classique en prises de vues réelles. D’où son intérêt pour la performance capture.

En se soustrayant aux contraintes matérielles d’un tournage traditionnel et en testant pour la première fois les possibilités de la 3D, le réalisateur se permet des facéties de mise en scène extrêmement immersives, sans pour autant céder à la tentation d’une caméra virevoltant vainement en tous sens. Au contraire, ses prises de vues s’ancrent dans une réalité physique palpable, ne lâchant pas d’une semelle les pas de course de son jeune héros. Ce qui nous donne droit à une collection de séquences mouvementées inédites, la plus longue et la plus incroyable d’entre elles se déroulant en plan-séquence dans une ville imaginaire du Maroc. Les péripéties s’y enchaînent à un rythme effréné, nous laissant le souffle coupé et les yeux écarquillés, preuve que Steven Spielberg, à l’âge de 65 ans, demeure encore l’un des maîtres absolus en matière de scènes d’action imaginatives.

A y regarder de près, Les Aventures de Tintin est d’ailleurs un concentré de toute l’identité visuelle du cinéaste, comme si l’emploi d’un médium 100% numérique lui permettait de pousser à l’extrême les codes filmiques qui lui sont propres. Jeux d’ombre et de lumière, entrées de champ redéfinissant la composition des cadrages, plans-séquences en perpétuelle évolution, champs et contre-champs avec changements d’axe inattendus, toute la grammaire de l’auteur de Rencontres du Troisième Type est ici convoquée. La signature visuelle la plus évidente du cinéaste paraît à travers son utilisation répétée du reflet. L’image de Tintin se découpe ainsi dans les nombreux miroirs qui ornent un marché (comme autant de cases d’une bande dessinée), puis se surimpressionne sur la vitre qui protège la précieuse Licorne.

Le reflet est un motif visuel incontournable chez Spielberg. Aucun de ses films n’en est exempt, les miroirs, rétroviseurs, vitres et fenêtres s’échinant à renvoyer l’image plus ou moins déformée de ses protagonistes. Plus qu’un simple effet de style, il faut y voir une volonté d’appréhender la fiction cinématographique comme une vision fantasmée de la réalité. Car l’œuvre de Spielberg est jonchée d’éléments autobiographiques, de souvenirs intimes, de phobies ou d’obsessions personnelles. Et Tintin lui-même, éternel homme-enfant à l’insatiable curiosité, obéit trait pour trait à l’archétype du héros spielbergien, coincé entre deux âges et en quête d’une famille recomposée, le capitaine Haddock s’affirmant dès lors comme un grand frère turbulent mais extrêmement attachant. Le Secret de la Licorne se déguste donc avec délectation, en attendant déjà avec impatience une séquelle signée Peter Jackson.

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Critique de Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne - Tintin aux States
Par : Samuel Tubez

Mille millions de mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest ! Voilà que le papa d’E.T. nous propose sa version des aventures du célèbre reporter belge, condensant pour lancer ces hostilités (deux suites étant programmées) l’intrigue des albums Le secret de la Licorne et Le trésor de Rackham le Rouge (ainsi que des éléments du Crabe aux pinces d’or). Tintin version Spielberg, ou quand Indiana Jones s’européanise, Tintin s’américanise.

Qu’on se le dise, les libertés prises par rapport aux bandes dessinées sont ici nombreuses : Tintin ne connaît pas encore Haddock en début d’aventure (alors que dans l’album il achète la maquette de la Licorne pour ce dernier), l’exploration sous-marine grâce au submersible en forme de requin est éliminée (le professeur Tournesol, inventeur de l’engin, n’étant d’ailleurs pas de l’aventure), Spielberg nous offre un final inédit gonflé de scènes d’action virevoltantes,…les puristes ont de la matière pour jaser ! Néanmoins, ces différences s’avèrent tout à fait judicieuses, le film s’imposant au final comme une aventure trépidante où l’on ne s’ennuie pas une seconde, où les premiers contacts sont bien amenés (la rencontre avec Haddock, aussi efficace que jubilatoire), où l’action est épatante et où Tintin reste Tintin, où Haddock est toujours aussi alcoolique et colérique, et où Milou s’impose comme un indispensable compagnon d’enquête. Certes, on peut chicaner sur le final très Indiana Jones avec ces pans entiers de murs qui se détachent sous les effets de l’incroyable poursuite dans la ville de Bagghar, mais force est de constater que Spielberg nous montre là des scènes d’action inventives et trépidantes comme peu de blockbusters en livrent. La forme entièrement numérique ainsi que les techniques de mocap sont parfaitement utilisées pour offrir au film des plans-séquences et autres mouvements de caméra aussi hallucinants que totalement impossibles dans un environnement réel. Ainsi, l’autre grande scène du film retraçant l’histoire de François de Hadoque et se déroulant sur la fameuse Licorne rentre immédiatement au panthéon des meilleures scènes de swashbuckler. Alliant de la sorte scènes de bravoure (notons également le très joli générique de début, condensé de toutes les aventures du reporter) tout en faisant exister ses personnages, le papa d’E.T. prouve qu’il est encore et toujours le maître du divertissement grand public. Une seule envie nous éprend dès la sortie de projo : voir les suites des aventures de Tintin, avec cette fois Peter Jackson aux commandes pour une adaptation des albums Les sept boules de cristal et Le temple du Soleil. On a hâte !

Anxieux et bédéphiles, soyez rassurés : Tintin n’a pas perdu de son âme sous la houlette du grand Spielberg, bien au contraire, le réalisateur emmenant ces premières aventures au firmament du divertissement populaire (dans le bon sens du terme), divertissement à d’ailleurs savourer, comme le veut l’adage, de 7 à 77 ans.


Commentaires sur le film

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Excellent on retrouve bien les aventures de Tintin

9 novembre 2011 à 21:11 | Par Jeremy M

1 etoiles

On s’ennuie on s’ennuie !!! Si vous avez un QI de plus de 80 et que vous avez plus de 8 ans fuyez ce film !

9 novembre 2011 à 21:11 | Par Didier

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Une très bonne adaptation de Tintin tintée d’Indiana Jones.

10 novembre 2011 à 07:11 | Par kokotte
Une nouvelle page dans l’histoire de l’animation.

4 etoiles

Une bonne dose de Tintin et d’Indiana Jones avec une pincée de Pirates des Caraïbes pour un résultat proprement jouissif. Pour l’animation à proprement parler, c’est comme si on assistait à une synthèse éblouissante de choses déjà amorcées dans Renaissance, Fantasia, Beowulf et Wall E. Une synthèse qui conduit l’animation 3D à un nouveau niveau. Vivement la sortie DVD et Blue Ray, qui on l’espère, nous servira un making of complet.. Un bémol toute fois : 1h50 en salle de cinéma, c’est un peu long pour les plus petits d’entre nous. Il semble que l’éternel enfant Spielberg ait oublié que la capacité de concentration d’un enfant a des limites. Peter Jackson commettra-t’il la même incartade ?

20 novembre 2011 à 18:11 | Par Fred Bau
Erratum..

0 etoiles

Erratum dans mon commentaire précédent : c’est à Final Fantasy (Les créatures de l’esprit) que je pensais en écrivant Fantasia. Mea Culpa.

27 novembre 2011 à 18:11 | Par Fred Bau

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