Critique de film

pub

Horde (La)

"La Horde"
affiche du film

Au Nord de Paris. Décidé à venger la mort d'un des leurs, un groupe de policiers prend d'assaut une tour HLM, dans laquelle s'est barricadée une bande de gangsters, et se retrouve sans le savoir confronté à une horde de zombies. Flics et malfrats n'auront d'autre solution qu'unir leurs forces pour venir à bout de ces êtres terrifiants...

pub


Trailer - La horde (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La horde - Le film français de genre qu’on n’attendait plus
Par : Ursula Von Trash

Fleur bleue, passez votre chemin, le premier film de Yannick « you punkmotherfucker » Dahan et Benjamin Rocher déboule (enfin) sur les écrans, et ça va tâcher sévère.

Suite au meurtre d’un des leurs, une clique de flics pas très à cheval sur le règlement, décide de se venger, et de liquider la bande responsable qui se planque dans une tour HLM abandonnée au nord de Paris. Alors que l’assaut commence, des explosions se font entendre alentour. Émeutes urbaines ? Apocalypse ? On s’en fout car l’immeuble devient (un peu comme dans Rec) le seul théâtre des opérations. Alors que les morts ressuscitent dotés d’une force herculéenne, les flics et les voyous n’ont d’autre choix que s’unir pour survivre.

Huis clos, actionner, horreur, La Horde mélange sans vergogne ses sources d’inspiration, plutôt ricaines (Carpenter, Romero en tête) mais parvient étrangement à sonner français, et pour une fois, c’est une qualité. Si le film commence avec des gros guns, des flics tarés (Aurélien Recoing ou Claude Perron entre autres) et des méchants qui égrènent des « putains » et autres noms d’oiseaux sur leur chapelets d’insultes, l’apparition d’un vieux militaire qui veut revivre Dien Bien Phu et charcler du jaune (les zombies donc) fait basculer la Horde dans une gouaille frenchy que n’aurait pas reniée Audiard. Rythme, dialogues concourent à faire ricaner le spectateur, sans toutefois le faire flipper. Car si bémol il y a, c’est sans doute dans l’absence de peur à l’écran. Mais les zombies sont-ils encore une figure pertinente de la peur ?

En 1968 avec sa Nuit des morts-vivants, Romero engendrait un rythme lancinant, avec des cohortes de morts lents, désarticulés qui se répandaient sur le monde inéluctablement. Une esthétique de la lenteur absolument effrayante, intensifiée par la masse indénombrable, sorte de marée non-humaine, et l’impression que toute fuite était impossible, le monde étant partout contaminé.

Depuis 28 jours plus tard de Danny Boyle, le film d’horreur a muté vers le film d’action. Des zombies qui courent, pourchassent leur proie, cela engendre une grammaire visuelle nouvelle, plus nerveuse qui plonge le spectateur au cœur du cauchemar. Dahan et Rocher embrassent ces codes pour la Horde, qui devient de facto une chasse à l’homme. Le choix d’un lieu urbain désaffecté, quasi insalubre sied parfaitement au glauque dont notre imaginaire se nourrit. Sorte d’enfer de béton, prison qui se referme comme un piège (danger à l’intérieur, extrême danger à l’extérieur), la tour et le no man’s land qui l’enserre, fait dériver l’univers identifiable de la banlieue vers un purgatoire métaphorique (le motif de la vengeance omniprésent) où même la mort ne constitue plus une échappatoire.

Tête à tête d’une humanité face à sa primitivité bestiale (manger !), la Horde se permet même une séquence choquante, où une zombie est torturée (et sexuellement avilie) par ceux qui incarnent la civilisation. Drôle dans ses saillies verbales, sans temps mort, gore et fier de l’être, La Horde ressemble au film français de genre qu’on n’attendait plus. Comme dirait ma grand-mère énervée une hache à la main face à une armée de tarés assoiffés de sang, on va leur apprendre la Marseillaise à ces enculés ! Que la fête commence !


Critique de La horde - Déshordonné...
Par : Damien Taymans

La rencontre avec les frères Rocher réveille en Yannick Dahan, journaliste de Mad movies, un fantasme enfoui en lui depuis de nombreuses années : l’envie irrépressible de réaliser un film fantastique, si possible différent de ce qui a déjà été fait dans le paysage cinématographique français. Première étape, le court-métrage Rivoallan dont La Horde est un prolongement, sur lequel ils expérimentent le métier et se constituent un premier bataillon avant de s’attaquer à la horde proprement dite. Le projet se dessine lentement mais sûrement. Leurs icones : des zombies, créatures très (trop) peu abordées dans l’Hexagone pourtant friand de ces êtres primaires guidés par leurs seuls instincts. Leurs références : un mélange de Danny Boyle, de Romero et de Carpenter mêlés à une esthétique et une dynamique narrative proche du jeu vidéo. Leurs armes : des scénaristes affutés (Stéphane Moissakis et Arnaud Bordas échafaudent des répliques décapantes pour leurs persos atypiques) et une armada de geeks tout entiers acquis à leur cause.

Ce qui constitue sa principale arme est également son défaut majeur : les échanges verbaux situés à mi-chemin entre les meilleures répliques d’Audiard et les inaccessibles tirades d’un épisode de Navarro inondent la pellicule au détriment de l’action proprement dite qui se trouve une nouvelle fois minée par le resserrement oppressant des lieux (en l’occurrence un HLM miteux, pourtant envahi au maximum, qui apparaît étrangement sous-exploité). Extrêmement ambitieux à l’origine, le scénar’ subit quelques coupes, le quatuor de scripteurs réadaptant leurs idées en fonction des moyens alloués au projet. Le résultat final s’en ressent : des situations qui se répètent à l’envi (flics et caïras contre zombies au détour de couloirs), des sursauts trop prévisibles et des joutes verbales interminables qui usent et abusent des mécanismes du comique de répétition (cf. la longue discussion autour de l’amputation qui tourne à vide). Tantôt hilarantes tantôt excessives, les saillies verbales forment, avec quelques séquences d’action bien foutues, le corps de ce métrage pas toujours des plus inventif.

Au final reste un moment de grâce. L’attaque de la horde (annoncée dans la bande-annonce) qui s’en prend à une carcasse de bagnole sur laquelle grimpe un Jean-Pierre Martins qui trouve enfin le ton juste en s’égosillant comme un beau diable. Une séquence détonante qui laisse entrevoir ce que La Horde aurait pu être si les moyens avaient été plus conséquents et les réalisateurs un peu moins frileux.


Critique de La horde - Putain c’qu’il est blême, mon HLM
Par : Seb Lecocq

C’est peu dire que La Horde était un film attendu, un film qu’on voulait voir, surtout ici. De par le simple fait de la personnalité de l’un de ses deux réalisateurs, Yannick Dahan, grand défenseur du genre et pourfendeur de la bienpensante cinématographie française. On était curieux de voir de quoi le critique grande gueule était capable en passant derrière la caméra. Epaulé par son comparse Benjamin Rocher, il se montre finalement capable du meilleur…comme du pire, parfois dans la même scène. Si on ne peut nier le caractère éminemment jouissif du film et son envie d’aborder le genre de façon frontale et décomplexée, il faut malgré tout signaler que La Horde est une œuvre complètement bancale. Dans son écriture, sa mise en scène, son jeu. Dans son ensemble. On passe sans arrêt d’une ambiance digne des meilleurs Carpenter à une scène sortie d’un Bruno Mattei.

Le problème principal de La Horde vient de son écriture. Sur papier les personnages existent, sont badass et bien construits. En revanche, le passage sur grand écran s’avère catastrophique pour ces mêmes personnages, handicapés par un jeu d’acteur aléatoire, passant du très mauvais au très correct. Les personnages n’évoluent jamais au cœur de l’action et les scènes de dialogues ne le font pas plus. Les protagonistes sont les mêmes au début et à la fin du film. Si l’interprétation est très moyenne, il faut souligner que les dialogues n’aident pas le travail des comédiens. La recherche constante de la catchphrase accrocheuse et badass finit par rendre les échanges complètement surréalistes voire ridicules. Certains dialogues ôtant toute tension dans les scène d’horreur quand d’autres s’avèrent bien trop sentencieux pour être vraiment pris au sérieux. Mais, étrangement, malgré leur incongruité, ceux-ci s’imposent comme un des points forts du film et certaines phrases vont inévitablement devenir cultes chez les amateurs de genre. Le genre de phrase qu’on aime à se répéter encore et encore comme par exemple le fameux «  Y’en à p’t’être dans le couloir…baltringue » asséné par un Jo Prestia hilarant.

Autres points négatifs : le montage et la mise en scène très approximative qui font se succéder sans cesse le coq et l’âne. Contrairement à un Martyrs ou A l’Intérieur, La Horde ne propose pas de véritable projet de mise en scène, les deux réalisateurs préférant adapter leur réalisation au feeling de la scène du moment. Celle-ci est parfois efficace et précise (la scène de découverte du corps de Rivoallan) mais illisible l’instant d’après (la plupart des scènes de combats sont montées à la tronçonneuse). Ajoutons à ça des effets spéciaux indignes d’une telle production. Techniquement, le film ne tient pas la route. Les qualités de La Horde sont ailleurs. Dans sa volonté de faire un film de zomblards furieux et décomplexé, dans sa cool attitude assumée de bout et bout et son côté péloche de vidéo club qui possède cette senteur d’antan et qui fait que finalement, malgré une tonne de défauts, on ne s’ennuie pas une seconde en le regardant.

Film généreux et rempli jusqu’à la gueule de bonnes vibes, ce premier film de Dahan et Rocher ne va pas tarder à se constituer un petit réseau de fans dévoués et hardcore. Flirtant constamment entre série B et série Z, La Horde est un film raté et techniquement à la rue, qu’il est pourtant impossible de détester tant ses intentions sont bonnes. Un film qui prend des allures de petit plaisir à voir entre potes et qui ressemble à la personnalité de ses deux réalisateurs. Fous, grandes gueules, hyper généreux et sympas mais qui parfois feraient mieux de tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de parler.


Critique de La horde - Ma cité va crever
Par : Samuel Tubez

Quand des « Madeux » se lancent dans l’expérience cinéma, c’est parfois pour le meilleur (A l’intérieur)...ou le pire. Hélas, le pire, c’est La horde. Un scénar aussi mince qu’un filet de bave, des comédiens mollassons, des dialogues digne de l’âge de pierre et une caméra épileptique sont au menu de ce film de genre Made in France. Jouissif ? Régressif, plutôt !

Pour venger la mort de l’un des leurs, des policiers prennent d’assaut une tour HLM où s’est barricadée une bande de gangsters. A l’extérieur, une horde de zombies déchaînés surgit, envahissant bientôt le bâtiment. La vendetta tourne alors au massacre, obligeant les deux camps ennemis à unir leurs forces pour survivre à l’invasion.

Il aura donc fallu deux réalisateurs, cinq scénaristes (dont la majorité sont, ou étaient, rédacteurs chez Mad Movies) et un remontage pour arriver au résultat aujourd’hui visible. Un beau bordel au final, puisque aussi généreux et « badass » soit-il dans ses intentions, La horde n’est en définitive qu’une accumulation de dialogues vulgaires et de giclées de sang au sein d’un récit on ne peut plus basique qui s’étale péniblement sur plus d’1h30 de métrage. Le film du duo Rocher-Dahan peine ainsi à se renouveler et les maigres tentatives d’élever le long métrage à un niveau supérieur à celui de pur divertissement tombent à l’eau, comme cette scène où une zombiette se fait torturer par des survivants vicieux. Reste l’une ou l’autre scène décomplexée, où une gonzesse au caractère bien trempé (Claude Perron) fout une raclée à une charogne ou encore les moments où ce vieux militaire (Yves Pignot) prend la parole et dégomme une bonne poignée de zomblards à la sulfateuse. Mais ces maigres séquences ne font hélas pas bien lourd dans la balance, surtout que celles-ci sont souvent gâchées par une caméra tenue vraisemblablement par un épileptique en pleine crise.

Certes généreux, le film de Dahan et Rocher loupe le coche et n’apporte rien de neuf au genre, peinant même à nous faire vibrer. En cause : des acteurs navrants (hormis Yves Pignot, seul élément vraiment jouissif du film), une caméra tremblotante qui annihile toute lisibilité dans l’action, un scénario qui ne tient pas la longueur, bref, un véritable foutoir généralisé où bien trop souvent, la médiocrité nous saute à la gueule. Avoir des envies de cinéma (bis) c’est bien, mais avoir suffisamment de talent pour pouvoir les mettre en scène comme il se doit, c’est une autre paire de manche.


Commentaires sur le film

Enorme

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Enorme , un tel film avec si peu de moyen hapeau bas !

22 février 2010 à 01:02 | Par prax
Bof :-(

2 etoiles

Déçu je suis.
j’attendais ce film avec impatience et bien, il ne restera pas dans mes annales.
- les dialogues sont ok au début, mais au bout de 10mn, entendre 20 fois les mêmes choses devient relativement gonflant.
- d’où viennent ces zombies ? on le saura probablement jamais....et c’est bien dommage de ne pas avoir ne serait-ce qu’une explication (même si elle sort de nulle part), mais au moins qu’elle soit présente.
- invraisemblance dans certaines scénes : les zombies si agiles sont d’un coup incapable de grimper sur le toit d’une voiture.
- on vous dit de viser la tête....les belligérants de ce film sont-ils vraiment idiots ?
- points positif : le vieux et sa "sulfateuse" qui m’a décroché un sourire.

pour mon premier avis sur ce site, j’aurais préféré que çà soit une bonne note.

comparé à 28 jours + tard (o

7 juin 2010 à 05:06 | Par Pink
Sauvage la Horde !

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Ambiance à huit clos, quelques scènes gores, un vrai film de zombie !
Bon, les personnages sont un peu caricaturaux et finalement confus au fure et à mesure du déroulement...
Les dialogues sont pauvres, en même temps je ne crois pas qu’en de telles circonstances je disserterais Platon ou Socrate...
En fait, quel plaisir que ce déchaînement !
La horde est finalement un bon titre : ça déboule comme Attila sur le bon bourgeois !

24 août 2011 à 21:08 | Par bulldog

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage