Critique de film

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Deadgirl

"Deadgirl"
affiche du film

Deux lycéens, Rickie et JT, décident de sécher les cours et se retrouvent dans un hôpital voisin désaffecté. Ils font sur place une macabre découverte : le corps dénudé dâ

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Trailer - Deadgirl (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Deadgirl - Deadmovie
Par : Quentin Meignant
Tags : Zombies, Tortures, Perversion / sadisme

Avec un scénario rédigé par Trent Haaga, ancien de chez Troma à qui l’on doit notamment Toxic Avenger 4 ainsi que de nombreuses apparitions dans divers films de la firme, Deadgirl faisait partie des grands espoirs de la fin de l’année 2008 et aussi du BIFFF 2009. Le film est aussi la première tentative dans le cinéma de genre de Marcel Sarmiento en tant que réal. Deadgirl s’intéresse à deux lycéens, Rickie et JT, qui décident, sous l’effet de l’alcool, d’aller « visiter » l’hôpital désaffecté de leur ville. Ils y découvrent une jeune femme nue et attachée. Accro au cul, ils décident de s’essayer à quelques acrobaties sexuelles avec ce qui se révèle être une sorte de zombie.

Si le pitch de Deadgirl cultive volontairement un aspect de torture porn décérébré, le film en lui-même était largement attendu par une large part de fantasticophiles désaxés, amateurs d’œuvres malsaines et de viols gratinés. Dès lors, la première séquence, montrant les deux protagonistes principaux dans un triste état pénétrer dans l’hôpital, cadre principal de l’action, est porteuse de nombreux espoirs. Malheureusement, ceux-ci sont vite sapés par le caractère bavard d’une regorgeant de dialogues inutiles et niais. La mise en scène plate des premiers événements donne le ton et Deadgirl s’enfonce de suite dans un traitement clichéesque à peine regardable.

Néanmoins, l’instant tant attendu finit par arriver et les adolescents décérébrés qui font office de héros trouvent enfin la jeune femme, plus ou moins morte-vivante (rien n’est jamais véritablement expliqué), attachée sur une table rappelant étrangement les tables de torture en vogue dans les torture porn contemporains. Cette référentialité dans le décor se retrouve d’ailleurs directement dans d’autres éléments d’un film se bornant à mettre en scène des pseudo-viols desquels ne filtrent aucune souffrance véritable. En effet, la volonté de Sarmiento, Harel et Haaga de faire un « coming of age » (un film d’adolescents à la Stand By Me) transparaissant dans chaque dialogue et dans chaque séquence un peu plus osée, on assiste simplement à une multiplication de séquences naïves jamais en rapport avec l’horreur des faits évoqués. Au lieu de se centrer sur la jeune fille attachée, pour laquelle les expériences sexuelles des jeunes pubères doivent être particulièrement atroces, Sarmiento se borne à filmer un amas de séquences inutiles, peu sexys et jamais dérangeantes. Le caractère malsain totalement négligé dans l’œuvre ne transparaît même pas dans les stigmates d’une jeune fille prise pour un simple objet et, de plus, victime de certaines facilitations scénaristiques, le réal préférant éluder la question du « retournement en vue de la sodomie ». Arrive alors ce qui devait arriver lors d’un final tellement attendu qu’il en devient instantanément inefficace, nouvelle preuve de la maladresse d’un scénario et d’une mise en scène insignifiants.

Fortement attendu, Deadgirl n’est qu’un pétard mouillé qui jamais ne parvient à atteindre le niveau promis. Pas malsain pour un sou, pas sexy et, surtout, totalement inutile, le métrage de Sarmiento rate le coche dès les premiers instants, où il aurait pourtant pu donner lieu à un conte horrifique de fort bon goût.

Critique de Dead girl - La mort lui va si bien
Par : Ursula Von Trash

Au préalable, précisons qu’il s’agit d’un film d’horreur américain à ne pas confondre avec une petite daube nommée The Dead girl (comme quoi l’article fait toute la différence). Dead girl donc, première réalisation du duo Marcel Sarmiento et Gadi Harel (faire un premier film à deux ça devient une mode) dénote franchement parmi les nombreuses productions vite torchées qui encombrent les étagères des vidéoclubs (et les listes de téléchargements).

Rickie, ado à belle gueule, est amoureux de JoAnn, qui ne le remarque pas. Son meilleur pote, JT lui propose, pour se changer les idées, de sécher les cours pour aller fouiner dans un vieil asile désaffecté, boire des bières et dézinguer la tôle abandonnée. Pour l’instant ça ressemble à un énième slasher teen de bas étage, mais attendez…Surpris dans leur mise à sac par un doberman, ils cherchent à s’enfuir et découvrent par hasard une magnifique fille nue, attachée et morte. Alors que JT se découvre un penchant nécrophile, Rickie quitte les lieux. Mais le lendemain, au lycée, JT supplie Rickie de le suivre à l’asile pour lui montrer un « truc incroyable ». Alors qu’il tentait de saillir la jeune fille, elle s’est réveillée. Affolé, il l’a frappée à mort, mais celle-ci est de nouveau revenue à la vie. Sorte de zombie, la jolie brunette devient alors un parfait sex toy, une poupée vivante, réceptacle des perversions sexuelles d’adolescents frustrés. Les séquences alliant viol et brutalité percutent d’autant plus que la victime ne se rebelle pas. Elle reste muette face aux assauts répétés de ses tortionnaires.

Malin, Dead Girl désamorce à la vitesse d’un TGV les attentes du spectateur de slasher. Aucun boogeyman ne retient la fille, aucun virus n’explique la présence du zombie, aucun rebondissement ne vient détourner le film de ses enjeux : comment réagit-on lorsqu’un esclave (sexuel de plus) s’offre à vous ? Cas de conscience. Libérer la fille (qui est quand même un zombie donc logiquement dangereuse) ou profiter d’elle comme un objet ?

Malgré une réalisation peu inspirée, le sujet et la psychologie des deux personnages masculins (aux antipodes a priori et pourtant…) permettent à Dead Girl de sortir des sentiers (re)battus du film de genre. La menace ne réside finalement que dans les limites morales que l’on s’impose. Le monstre, habituellement incarné par des figures externes (un ermite dégénéré, une famille consanguine, un enfant maltraité qui a mal tourné…), prend ici les traits du tout un chacun. Tapie au fond des personnages (et des spectateurs en écho), la violence s’exprime plus frontalement, sans les fards de la distanciation.

Si l’affiche originale (une bouche féminine à la verticale) évoque les photos érotiques de Nobuyoshi Araki, elle distille surtout l’idée que les apparences sont trompeuses, et que derrière un film apparemment anodin se cache un métrage pour le moins subversif.


Commentaires sur le film

Dead movie

0 etoiles

daube Daube !

Ce film c’est dla daube pourtant ca commence bien !
les plans du debut et les prises de vue sont assez profesionnel sinon on s’apperçoit vite de la supercherie
bref ca pue vraiment le cadavre.. ya pas d’intrigue..
en fait c’est un film pour satisfaire les pervers adapte de tout ce qui est sado fetichisme et autre truc chelou.
Bref je remercie mon ami Denis qui m’a fait perdre 1h40 de ma vie a matter un film sans queue ni tete LOL !
perdez vraiment pas votre temps avec ce film.. l’histoire aurait pu etre mieu avec quelques rectifications niveau scenario c’est dommage =’(

11 octobre 2009 à 20:10 | Par Fez

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

J’ai adoré ce film. Idée de base originale, bonne mise en scène et bons acteurs. On ne s’ennuie pas une minute.

Merci à Ursula qui m’a convaincue de regarder ce film de par sa critique.

Heureusement que je n’ai pas suivi l’avis de son collègue Quentin qui, d’après moi, n’a rien compris au film en l’assimilant à un "torture porn" "pas malsain pour un sou" (je cite).

L’idée de base de la fille semi-morte et désincarnée, véritable "poupée gonflable zombie", finit en effet par reléguer les viols au rang d’actes quasi-nécrophiles, ce qui implique un tout autre point de vue de la part du spectateur...

6 août 2011 à 13:08 | Par SugarAddict

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Le meilleur film vu au BIFFF cette année-là...

6 août 2011 à 20:08 | Par Damien Taymans

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