Critique de film

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Repo! The Genetic Opera

"Repo! The Genetic Opera"
affiche du film

Dans un futur proche, une épidémie dévaste la planète...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Repo ! The Genetic opera - Horror picture show
Par : Chroniqueurs

Par Beatroce

Un vingt-et-unième siècle apocalyptique, un monde dévasté par une épidémie qui provoque un dysfonctionnement des organes. Résultat : dix millions de morts sur le globe. Dans la panique générale émerge une société, GeneCo, qui prévoit la transplantation d’organes par profit. Dictant ses propres règles, la multinationale prévoit de récupérer les organes des mauvais payeurs. Des agents, appelé Repo Man, sont chargés de cette repossession qui entraîne inéluctablement… la mort du possesseur.

Créée par Terrance Zudnich et Darren Smith, Repo est à l’origine une comédie musicale inspirée d’une de leurs saynètes au titre déjà évocateur (The Necro-Merchants Death), comédie qui fait son petit bonhomme de chemin de théâtres en théâtres aux States. Tombé en amour pour cette œuvre dont il admire l’ingéniosité ténébreuse, Darren Lynn Bousman décide de lâcher la franchise Saw pour s’adonner à la transposition sur grand écran de cette fabuleuse fable d’anticipation.

En adressant un adieu légitime à Jigsaw, Bousman abandonne également sa mise en scène foutoir et son style clippesque renforcé par la caméra amphétaminée et le montage excessif qui étaient ses marques de fabrique (ou celle de la franchise finalement ?). Optant pour une mise en scène sobre et sans artifices, le réalisateur sublime les images ténébreuses et frénétiques qui défilent, s’écoulant en un déluge torrentiel de délices picturaux et musicaux. Car, ne l’oublions pas, Repo ! The Genetic opera est avant tout une comédie musicale.

Opposée au récent délire burtonien dépeignant les pérégrinations d’un barbier sanguinaire, l’œuvre de Bousman partage pourtant avec lui une propension à verser dans le grand guignol. Nonobstant cet amour mutuel pour l’obscurité nocturne, les décors fumeux et les flux sanguins, les deux comédies musicales précitées ne participent au même sous-genre qu’en raison de la dominante instrumentale de l’ensemble. Repo d’ailleurs ne correspond pas à cette étiquette simpliste appliquée à tous les films qui proposent l’une ou l’autre partie ânonnée sur fond musical. Repo est un opéra comme le démontre son titre en ce sens que l’histoire est entièrement dévoilée par le truchement des lyrics sans avoir recours aux dialogues de personnages.

L’histoire transvasée par le flot de musiques enivrantes et hypnotiques aux accents rock-metal élève les passions et se joue des émotions. Dramatique et passionnante, tragique et bouleversante, celle-ci magnifie les destinées éparses de ces personnages que tout oppose et qu’un rien rapproche, reliés qu’ils sont par le funeste fardeau qui pèse sur leurs épaules et le sinistre pathos qu’ils partagent avec leurs contemporains.

Assurément, Repo ! The genetic opera marque autant l’accès d’un homme au panthéon des metteurs en scène qu’il ne sonne le glas des comédies musicales aux intrigues simplistes et aux accents populaires flagorneurs. Massacré par la franchise Saw, Bousman se retrouve sacré par l’entremise de cet opéra, bâton de maréchal d’une carrière à peine entamée.


Critique de Repo ! The Genetic Opera - La musique adoucit les morts
Par : Damien Taymans

Darren Lynn Bousman, étiqueté avec trop de précipitation de marionnette à la solde de la production Lions Gate, nourrit en réalité une véritable passion pour le genre auquel il espère apporté sa contribution. Les passades de la franchise Saw deviennent du coup le tremplin pour lui permettre de mettre en scène son violon d’Ingres à lui, un opéra rock baptisé Repo du nom de la firme de Repossession génétique, une entreprise de recouvrement de crédit futuriste qui prélève à même le corps les organes des mauvais payeurs. Anticipative à outrance, l’œuvre explore un univers pas probant situé dans un avenir pas si lointain (« the not-too-distant future ») où les demandeurs d’organes sont devenus monnaie courante et où les transplantations se sont raréfiées pour d’obscures raisons. C’est dans cette conjoncture que naît la société GeneCo qui prévoit la transplantation d’organes par profit. Dictant ses propres règles, la multinationale prévoit de récupérer les organes des mauvais payeurs. Des agents, appelé Repo Man, sont chargés de cette repossession qui entraîne inéluctablement… la mort du possesseur.

Subjugué par le bijou musical de Terrance Zdunich et Darren Smith, Bousman séduit les deux acolytes dans l’espoir de pouvoir adapter cette histoire effarante de crédibilité sur grand écran. Après une expérience théâtrale enrichissante, le réalisateur écope de cette possibilité et entend bien la mener à son paroxysme en édifiant un véritable opéra loin des mélanges bâtards des comédies musicales. "Je pense que la différence entre les comédies musicales et notre film, c’est que Repo est un opéra… Mieux encore : un opéra rock ! Dans les comédies musicales, chaque chanson est coupée par des dialogues qui prennent autant de place que les parties chantées. Un opéra est chanté de bout en bout." En ce sens, Repo, comme le rappelle justement son titre, est un opéra, un véritable hymne aux musicalités à consonance rock-metal dans lequel le spectateur est baigné de part en part par une musique omniprésente au point d’en devenir l’acteur principal. Noyé dans une musicalité totale, un casting hétéroclite composé entre autres de Paris je suis la reine des Razzie Awards Hilton et de la Spy Kids Alexa Vega ("Je l’ai directement trouvée stupéfiante") évoluant aux côtés de Bill Moseley, coqueluche des admirateurs du travail de Rob Zombie, et de Paul je me prends souvent pour Galabru Sorvino. Une distribution éclectique qui pousse la chansonnette à l’unisson pendant 90 minutes dans un monde dystopique pareillement bariolé et ténébreux que des décors surchargés à l’excès confinent au capharnaüm post-apocalyptique. Enseveli dans un capitalisme étouffant où chaque espace de liberté physiologique ou intellectuel est finement détruit au profit de la dépendance chirurgicale ou de l’homogénéisation de la culture via son opéra génétique, le monde créé de toutes pièces par GeneCo est un dépotoir sous néons, une fourrière multicolore où seuls échappent à la rouille les fourbes et les traîtres.

Repo ! The Genetic opera tient visuellement toutes ses promesses et émerveille à chaque instant. De bout en bout, l’œuvre enivre sans jamais soûler par le truchement de musiques hypnotisantes flirtant entre rock, punk et metal et se paie même le luxe de dépasser le gimmick pour proposer une intrigue intéressante peuplée de personnages singulièrement éblouissants. Seul regret : l’insistance de l’oeuvre à chercher incessamment l’effet de style au détriment de la narration pure, ce qui accule le cinéaste à proposer à certains moments quelques fâcheuses redites.


Critique de Repo ! The Genetic opera - Symphonie pour un dépeceur
Par : Metzgerin

Dans un futur proche, une épidémie provoquant un dysfonctionnement des organes dévaste la planète. La panique éclate et les scientifiques établissent fébrilement des plans pour une récolte d’organes. GeneCo, une société de biotechnologie prévoit la transplantation d’organes par profit. En plus des options de financement, GeneCo se réserve le droit d’appliquer des mesures en cas de non paiement, y compris la repossession des organes...

Adapté à l’écran par Darren Lynn Bousman (successeur de James Wan, il prit les rênes de la réalisation des suites de la franchise Saw), Repo ! The Genetic Opera est un OFNI (objet filmique non identifié !) décalé jusqu’à l’os, à mi-chemin entre une version hardcore du Rocky Horror Picture Show et un clip de métal industriel… Opéra rock sous fond de trafic d’organes, le film de Bousman offre un casting plutôt improbable mêlant Alexa Vega (Spy Kids), Anthony Head (qui a joué Giles dans Buffy contre les Vampires), Bill Moseley (The Devil’s Rejects), Paris Hilton (gothopouffe pour l’occasion), Ogre (chanteur du groupe indus culte Skinny Puppy) et même Sarah Brightman.

Shilo est une adolescente gravement malade, enfermée par un père aimant mais un brin trop protecteur, prêt à tout pour sauver sa fille du virus qu’elle a hérité de sa mère, décédée en la mettant au monde. Mais comme toute ado qui se respecte, le carcan familial finit par lui peser, et elle décide d’aller outre les règles imposées par son paternel. C’est un monde en proie à la perversion, au profit sans fin et au malaise moral qui s’offrira à elle. Le personnage du Graverobber, profanateur opportuniste et cynique, se révèle être une des meilleures du film, même si la prestation de Paris Hilton (qui lui valu d’ailleurs une récompense aux Razzie Awards…) mérite certainement le coup d’œil !

L’un des piliers de [Repo ! The Genetic Opera est évidemment celui de la musique, bien que très éloigné d’un Phantom Of The Paradise, figure culte de l’opéra rock. Les sonorités tiennent plutôt du rock industriel, avec une touche de lyrique pour le personnage de Blind Mag, sans oublier la scène très Avril Lavignesque du rébellion de Shilo, qui mérita bien sa baffe finale ! Un univers atypique, qui ravira les amateurs de genre mais déplaira très probablement au cinéphile plus oldschool… Et puis il faut avouer que tout le monde n’est pas capable de tenir pendant un clip d’Evanescence étendu sur deux heures  !

Si l’histoire tient du jamais vu, les univers que le film explore se révèlent hélas être aussi inégaux que surprenants. L’ambiance comic-book du générique côtoie les costumes cyber et les décors glauques mais souvent trop kitchs pour rester supportables visuellement. Il faut dire que bon nombre de scènes ont été tournées dans les mêmes décors que ceux des Saw, ce qui explique une certaine impression de déjà-vu en matière de taudis crasseux ou autre endroit digne d’un torture porn lorgnant vers la série Z. A force de vouloir jouer la carte du trash, l’agréable surprise qu’offrait les premiers plans finit par être effacée au profit d’un sentiment de confusion. Chef-d’oeuvre incompris d’un artiste allant au bout de ses idées ou nanar catastrophique qui ne risque pas de sortir un jour dans nos contrées vu le four au box office ricain ? Difficile de trouver une réponse à cette question…

Repo ! The Genetic Opera est une véritable bobine from outer space, décalée et jusqu’au-boutiste, dotée de scènes gores bien craspecs, mais qui ne parviennent hélas pas à la cheville de ses prédécesseurs…

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