Critique de film

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Eden Log

"Eden Log"
affiche du film

Un homme se réveille dans une grotte humide et froide. Il est tout seul et à perdu la mémoire. Il va tenter de survivre et de sortir de cette grotte pour découvrir qui il est et ce quâ

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Trailer - Eden log (2007)
Par : Damien Taymans


EDEN LOG - Bande-annonce VF par CoteCine

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Eden Log - Log out !
Par : Seb Lecocq

Eden Log est le premier long mètrage de Franck Vestiel, un assistant réalisateur bien connu en France puisqu’il a officié sur des films comme Nid de Guêpes, Saint Ange, Blueberry, La Sirène Rouge, Ils et Dante 01. Un routinier du cinéma de genre français quoi. Pour sa première réalisation, il s’attaque donc à un genre peu voire pas du tout exploité en France : la science fiction. Et il ne choisit pas la facilité en signant un film austère ne présentant aucun personnage auquel il est possible de s’identifier, une esthétique noire et blanc proche du cinéma expérimental japonais et une mise en scène viscérale la plupart du temps shootée au poing.

Le début du film est très étrange et nous montre un homme émerger de la terre dans ce qui semble être une grotte humide et sombre. L’homme, du moins la créature est désorientée et ne compte que sur son instinct pour se guider et explorer les environs. Si on se base sur postulat de départ intriguant qui n’est pas sans rappeler Saw, le début du film est plutôt bon, on se demande bien où Vestiel va nous emmener, qui est ce personnage et ce qu’il fait là. Tout un tas de questions qui ne trouveront malheureusement pas de réponse. Le film continue en suivant toujours la même ligne de conduite : austérité, esthétisme monochromatique et mystère. Si la forme est là, le fond lui a été oublié en chemin. On a vite l’impression de tourner en rond et c’est dommageable. Un scénario quand on fait un film, ça peut toujours servir.

Quelques belles scènes viennent par moment réveiller l’intérêt du spectateur, comme lorsque Tolbiac doit reconstituer un écran pour pouvoir visionner une projection vidéo qui va lui en apprendre plus sur sa quête et sur lui-même. Clovis Cornillac qui est plutôt bon dans un rôle à la base pas évident vu qu’il est seul a l’écran la plupart du temps. Le problème majeur d’Eden Log, outre son absence de scénario tient dans le fait que tout le film sent le déjà vu. Vestiel à du mal à s’émanciper des ses références qui deviennent vite encombrantes. Les deux films les plus souvent cités par Eden Log sont Le Dernier Combat de Luc Besson et Tetsuo de Shynia Tsukamoto. Deux métrages surfant sur la vague cyber punk empruntée par le réalisateur.

Comme dans les deux films précités, et surtout Tetsuo, on retrouve un noir et blanc granuleux, une mise en scène caméra à l’épaule, le thème de l’humain et de la machine, une musique industrielle expérimentale, les décors et le maquillage argenté de Clovis Cornillac semblent avoir été réalisés par Tsukamoto lui-même. Un héritage bien lourd à porté pour Vestiel dont les influences trop marquantes écrasent son film et ce, malgré ses efforts de proposer un film différent et exigeant au public.

C’est dommage car j’aurais voulu aimer ce film et encourager le cinéma de genre hexagonal mais une fois de plus il faut se contenter d’une belle tentative mais pas d’une franche réussite. Un déroulement linéaire, un scénario absent, une durée trop longue, le film aurait fait un bon moyen métrage, et une absence d’originalité fait d’Eden Log une petite déception. Mais malgré tout Franck Vestiel reste un réalisateur à surveiller du coin de l’œil.


Critique de Eden Log - Les problèmes de connexion persistent
Par : Chroniqueurs

Par The creeper

Malgré des oeuvres fortes, certes pas exemptes de défauts mais pétries de qualités formelles et thématiques et animées par l’intégrité et la sincérité de leurs auteurs, le cinéma de genre français demeure le vilain petit canard que l’on n’ose pas exhiber. Des films tels que Haute Tension, A l’intèrieur, Maléfique ou Silent Hill ayant pourtant acquis une certaine renommée hors de nos frontières. Nul n’est prophète en son pays après tout.
Et alors que l’on commençait à croire que c’était le genre horrifique proprement dit qui rebutait les financiers et le public, Eden Log, formidable film de science-fiction, confirme la tendance : pas de place pour des oeuvres modestes en termes marketing mais visuellement et émotionnellement exigeantes. Distribué lors de sa sortie fin décembre 2007 dans à peine 52 salles, sa récente sortie en dvd est l’occasion de découvrir ce film si singulier.

Eden log évolue dans un univers froid et orienté S.F d’anticipation s’appuyant sur une vision pessimiste et primaire de l’homme.
Le film bénéficiant de l’aura d’un acteur connu, ici Clovis Cornillac, qui à l’instar de Dupontel pour Chrysalis, s’est impliqué dans ce projet au budget réduit par pure conviction et enthousiasme pour l’histoire à raconter. Dans Eden log, elle se résume à la quête d’identité de Tolbiac qui parcourt les différents niveaux des bas-fonds de ce futur indéterminé, pour remonter petit à petit à la surface et faire la lumière sur son identité comme sur ce qu’est ce nouvel Eden et ce qu’il implique.
Une fois de plus, la trame scénaristique est de moindre intérêt. Le scénario de Franck Vestiel (également à la réalisation) et de Pierre Bordage (célèbre romancier français oeuvrant dans la S.F ) bat en brèche des classiques de l’anticipation comme Soleil vert ou L’Armée des douze singes. Là n’est pas l’essentiel pour un film conceptuel et expérimental dépeignant un univers cohérent et immersif dans lequel on est d’emblée dans le vif du sujet puisque le référent du spectateur, Tolbiac, s’avère aussi paumé que lui dans ce monde souterrain. Soit une désorientation et une confusion majeures comme principaux vecteurs d’identification. Une implication qui reste fragile puisque subordonnée à un personnage s’exprimant peu ou par grognements, gagné par l’introspection et qui recouvrera in fine la mémoire.

Cependant, l’expérience mérite d’être vécue. D’une part, le monde souterrain ainsi créé est fascinant, d’autre part la réalisation est soignée et maîtrisée car le film parvient à en dire beaucoup avec très peu de dialogues.
Des influences assez bien digérées car si l’on pense inévitablement au Dernier combat de Besson, L’Armée des 12 singes donc, de Gilliam, l’expressionnisme allemand, où même Alien de Ridley Scott , elles ne parasitent jamais le métrage.
De même, s’il utilise des codes narratifs très marqués (le survival, la S.F), le film ne peut se réduire aux genres qu’il investit. Constamment à la lisière, c’est à la fois sa faiblesse comme sa plus grande force. Car s’il peine à entraîner le spectateur dans la logique interne du récit, le film est une remarquable expérience sensitive et sensorielle. Un trip halluciné renforcé par des corps à corps rendus confus par une caméra portée et l’ambiance sonore créée par le duo Alex et Willie Cortes (baptisé Sepukku Paradigm), dont musique et bruits rappellent l’univers post-industriel de Lynch.

L’intérêt n’est plus dans la lisibilité des scènes de combats entre Tolbiac et les créatures humanoïdes peuplant les niveaux inférieurs, mais bien dans le rendu du sentiment de confusion (quant à son état et sa quête) qui l’habite. Un procédé également à l’œuvre sur le génial 28 semaines plus tard de Juan Carlos Fresnadillo où la totale imprécision des images lors des attaques des zombies instillait un sentiment de peur panique assez bluffant.
Dans Eden log, le but n’est évidemment pas de faire peur mais bien de générer un climat inquiétant et dépressif. Une ambiance admirablement servie par la tonalité monochromatique d’images de toutes beautés.
Certes, on peut regretter les explications finales assénées avec animation à l’appui (pour ceux qui auraient eu du mal à suivre) qui amoindrissent les ambitions affichées, mais le but est atteint.

Et parvenir, à l’heure actuelle, à fignoler un film de S.F français à l’univers décadent aussi marqué et marquant, et qui invite à une telle exploration des tréfonds de cette société futuriste relevait de la gageure.
Avec un budget réduit, Franck Vestiel signe un film humble, sincère et visuellement grandiose. Ce n’est pas un chef-d’œuvre ou un classique instantané mais vous pouvez être sûr que l’univers ainsi dépeint fera date (et sûrement récupéré).
Unique en son genre, Eden Log est une excellente alternative aux spectacles consensuels et formatés que l’on nous sert à longueur d’année. A (re)découvrir d’urgence, donc.

Commentaires sur le film

Un navet de plus

1 etoiles

daube Daube !

Passer 50 min a essayer de comprendre l’interet de ce film, en vous explosant les yeux sur des images noir et blanches qui flashent. au final vous apprener que la daube de scenario que vous redoutier le plus au debut est en fait le denouement et oui tt simplement. un conseil...Passer votre chemin

8 juillet 2011 à 23:07 | Par Franchise
Chiant..

0 etoiles

Voilà, c’est tout _

8 avril 2012 à 19:04 | Par Fred Bau
A voir pour l’ambiance

3 etoiles

Compte tenu des moyens français dans le domaine du cinéma fantastique, c’est un bon film. Par contre, comparé aux poids lourds américains, ce film peut sembler raté et surtout par ceux qui refusent de s’imprégner de l’ambiance et qui attendent d’un film, des scènes qui découlent d’évidence les unes après les autres.
Il faut bien assimiler chacune des scènes clés pour comprendre le dénouement (le wiki anglais est de très bonne lecture après avoir vu le film). Très certainement un film à revoir une seconde fois pour que chaque scène deviennent des évidences puisque toute l’intrigue est finalement dévoilée à la fin.
Au final, une note moyenne car le cinéma hollywoodien omniprésent dans nos salles nous a quand même habitué à mieux.

19 septembre 2013 à 01:09 | Par Ushio

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Super film. des images époustouflante, qui dégagent une angoisse palpable.
Je l’ai regardé sans bouger jusqu’à la fin.
Il y a longtemps que je n’avais vu, un film, aussi sincère et direct..
Il mérite de devenir un film culte et le sera certainement, quand les spectateurs comprendront enfin, qu’il est différent de ce qui est servit habituellement et qu’il faut s’imprégner de l’atmosphère pour l’apprécier.
Je l’ai trouvé génial.
Je ne suis pas une admiratrice de C. Cornillac, mais là, il a été à la hauteur de ce rôle difficile.

7 août 2014 à 14:08 | Par irina 25

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