Festival Offscreen

EVENTS - OFFSCREEN 2014

Soirée belge : du sang dans les frites et un placenta en crise d’adolescence !

Ce jeudi dès 20h00, le Offscreen Film Festival revendiquait fièrement sa belgitude avec une soirée tout entière dédiée au Plat Pays : « Ceci n’est pas… België/Belgique/Belgium ».

En association avec le site spécialisé Kortfilm.be, les courts-métrages du Shortscreen - originaires de multiples régions de la contrée des boulets sauce lapin - ouvraient les hostilités, suivis à 22h00 du film d’étudiants (!) The Miracle of Life (2013) : œuvrette confectionnée à quatre mains par Joël Rabijns et Yves Sondermeier. Soit un Flamand et un Teuton (tout dur ?)… vive la diversité !

Appétissant, ce waterzooï ! Afin de préserver la paix communautaire, le film était précédé du court-métrage Voisins, emballé par le collectif liégeois Mefamo : un amusant jeu de massacre, qui effleure la thématique de l’aliénation des classes moyennes propre à certains récits de S-F, mais pêche un tantinet par manque de maîtrise et de moyens. Néanmoins, le nom de notre cher Quentin Meignant est cité dans les remerciements, donc en toute logique, Voisins ne peut pas être un mauvais film ! Quoi qu’il en soit, on sera curieux de voir ce qu’ils nous réservent pour la suite.

Luke la main froide

En point d’orgue de la soirée, The Miracle of Life n’a pas déçu. S’inscrivant dans la mouvance trash du cinéma d’exploitation, l’œuvre des sympathiques Rabijns et Sondermeier surfent sur des influences allant des classiques de Frank Henenlotter (Basket Case - Frère de sang - en tête) au Eraserhead de David Lynch (la progéniture monstrueuse), en passant par les teenage movies (le groupe d’ados martyrisant Luke, le personnage principal) et les dérapages camp façon John Waters (la mère, transexuel MTF accro à la gonflette et défoncé aux hormones).

The Miracle of Life est une ode à la débrouille et au système D qui force l’admiration : nos deux jeunots étudiants en cinéma (depuis, ils ont terminé leur cursus-ndr) ont en effet réalisé leur long avec un maigre budget de court-métrage de fin d’études… Mais au-delà de ses secrets de fabrication, le film reste avant tout un gros délire potache qui tient ses promesses : de la rigolade et du mauvais goût à tous les étages. Ni plus ni moins… De l’Art de ne pas péter plus haut que son cul !

Michael Fromowicz fout la merde ! Difficile dès lors d’émettre le moindre reproche (pour le plaisir de chicaner, on pourrait souligner la caractérisation hâtive d’une poignée de personnages et une maladresse somme toute normale dans ces conditions de production) ou de garder son sérieux devant cette histoire d’une mère bodybuildeuse, qui donne naissance à un enfant mort-né mais projette son amour maternel sur le placenta, lui donnant miraculeusement la vie…

En bonus, on se délectera du personnage borderline de prêtre pervers (euphémisme) et des truculents clochards squatteurs de palier, dont un est joué par le « lunaire » Michael Fromowicz. A ce rythme, l’acteur belge - éternel habitué des tournages au pays du Grand Jojo - pourrait bien s’avérer la mascotte officieuse de ce Offscreen 2014, lui qui est aussi à l’affiche du somptueux L’étrange couleur des larmes de ton corps, dans la défroque d’un des locataires hauts en couleur de la bâtisse Art Nouveau abritant l’intrigue du film (qui, je le rappelle, a fait l’ouverture du festival).

Pour ceux qui voudraient découvrir The Miracle of Life, il est disponible dans une édition VHS collector à commander ici.

Le parfait diner en amoureux...

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