Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Le Dr Alec Holland, savant génétiquement modifié en monstre végétal suite à un "accident" du travail (voir La créature du marais), est de retour pour contrecarrer les plans de son ennemi de toujours, responsable de sa condition, le vilain Dr Arcane. Ce dernier, toujours motivé par ses recherches sur la longévité, poursuit ses expériences machiavéliques en créant des mutants plus tordus les uns que les autres....
Le retour de la créature du lagon fait suite au métrage de Wes Craven intitulé La Créature du marais. Il y a déjà lieu de se poser la question : marais, lagon, même combat ? Il s’agirait en fait d’une bourde des distributeurs (une de plus) qui n’ont sans doute pas compris le lien (faut leur laisser le temps à ces gens-là) entre les deux films. Il
faut signifier que de lien entre les deux métrages, il n’y en a réellement que par deux biais. D’abord, une trame similaire puisque nous retrouvons le fameux doc Holland modifié en épinard géant et son adversaire de toujours le dangereux Dr Arcane. Ensuite, prolongement direct par la présence à l’affiche de deux acteurs similaires aux deux métrages, à savoir Louis Jourdan (Dr Arcane) et Dick Durock (la créature). Mais le parallèle s’arrête là car la séquelle a réussi à combler certains vides du premier opus.
Mettons des gants pour aborder les propos qui vont suivre. Il s’agit ici d’une critique tout à fait objective replacée dans son contexte. Le film a été produit par la société de Roger Corman, grand manitou des B movies qui a notamment lancé La petite boutique des horreurs avec un Jack Nicholson méconnaissable et Piranha de Joe Dante. Doté d’un budget minimal (comme l’ensemble des métrages sortant de l’écurie Corman), le film fait partie de ce pays lointain nommé Nanarland où règnent les films de série B au grand cœur. Pour un nanar, le film est plutôt réussi. Dialogues à deux balles, situations rocambolesques,
présence d’un gentil monstre sauveur d’humains, humour omniprésent, maquillages approximatifs. Tous les ingrédients sont réunis pour que la gaieté soit au programme. Et de fait, on s’amuse beaucoup en regardant cette histoire tirée par les cheveux évoluer sous nos yeux. D’autant qu’Heather Locklear a des charmes qui feraient passer bon nombre de pilules difficiles à avaler.
Un pas trop mauvais film qui ne se prend pas au sérieux et nous régale de quelques scènes bien senties. Mais de là à mettre trois étoiles, y a une marge quand même !
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