Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Huit jeunes délinquants faisant parti d'un programme de réhabilitation sont obligés d'effectuer une semaine de travaux forcés dans le Parc Grizzly, un endroit reculé de la Californie. Supervisé par le Ranger Bob, le groupe va être la proie d'un serial killer échappé de prison qui se cache dans la forêt mais également d'un autre tueur...
Huit mauvaises graines sont envoyées en réhabilitation dans une réserve naturelle de Californie appelée Grizzly park. Durant une semaine, ils se mettent au service de la communauté en ramassant les détritus qui jonchent les sentiers mal balisés de la réserve sous l’œil de l’impitoyable ranger Bob. Mais un serial killer en fuite les suit à la trace et entend les exterminer l’un après l’autre pour augmenter son propre tableau de chasse. A moins que le danger ne vienne plutôt de cet énorme grizzly qui voit d’un mauvais œil ces insipides intrus qui empiètent sur son territoire…
Plutôt timides dans le genre horrifique, les ours tueurs apparaissent au plus dans une dizaine de métrages qui leur entièrement ou partiellement consacrés. Du Grizzly de William Girdler au canadien Beasts de Don Hawks, en passant pas le Claws de Richard Bansbach & R.E. Pierson, il faut bien constater que les ursidés vénères écopent rarement de la tête d’affiche, effacés le plus souvent par les légendes montagnardes des Bigfoot, Sasquatch et autres créatures mythiques à torse velu. Pourtant, les productions bis des années 2000 sont le terrain d’une jolie recrudescence des ours et grizzlys qui, depuis A couteaux tirés, se paient coup sur coup deux festins d’humains alimentés par David DeCoteau (le débilitant Grizzly rage) et le canadien Tom Skull, pour le présent métrage.
Pour son premier long métrage, Tom Skull s’essaie à une sorte de retour au style des productions horrifiques des années 80. Une atmosphère détendue, des mélodies omniprésentes (souvent criardes) qui rythment chaque situation supposément drôle, une galerie de personnages à peine esquissés (une séquence de deux minutes sur un thème horripilant et quelques discussions ineptes suffisent à modeler chaque ectoplasme) : le ton est à la gaudriole comme l’illustrent les multiples gaffes de Bebe, bombasse en chef (la très attirante Emily Foxler), qui accumule les bourdes et entraîne ses comparses dans des aventures dignes de la plus gagatisantes des bédés pour enfants (un putois, nourri par la bécasse, se pointe et empeste les bandits en
herbe). Une équipée pas si sauvage que ça d’ailleurs (un hacker débutant, une empoisonneuse de pacotille, un xénophobe ultra-tatoué et même pas méchant) qui tranche complètement avec les loubards de Wilderness dont Skull semble s’inspirer en le tournant à la dérision et en adjoignant à la figure du tueur sanguinaire (trop rapidement abandonné) un grizzly qui a visiblement les crocs.
Plus convaincant lors de son dernier tiers où les exécutions se multiplient dans des effusions gore plutôt réalistes, Grizzly park traîne la patte durant une première très longue partie, essayant de colmater les brèches scénaristiques avec un second degré assez stérile. Reste que dans cette médiocrité pelliculée surnage le vétéran Glenn 24 heures chrono Morshower qui écope assurément du plus beau rôle de l’entreprise et rehausse quelque peu le niveau de l’ensemble.
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