Critique de film

Judge Dredd

"Judge Dredd"
affiche du film

Après une apocalypse atomique, en 2139, la civilisation survit dans de gigantesques cités. Du haut, les quartiers favorisés, jusqu'au bas où la misère demeure et où, pour maintenir l'ordre, les juges patrouillent sur de puissantes motos volantes (les tribuno-glisseurs). Ils sont à la fois policiers, jurés et bourreaux. Parmi eux, le Juge Dredd.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Judge Dredd - La loi, c’est lui (ou pas) !
Par : Quentin Meignant
Tags : Action

En 1977, le magazine britannique de comics spécialisés en science-fiction 2000 A.D s’offre un tout nouvel héros, capable de rivaliser avec les grosses cylindrées américaines, Judge Dredd. Créées par par John Wagner et Carlos Ezquerra, les aventures du héros sont destinées à un public adulte et ne tardent pas à faire un véritable carton, ce qui permet à Judge Dredd de bénéficier d’une revue qui lui est entièrement dévolue, le Judge Dredd Magazine, qui fait son entrée dans les kiosques en 1990. Ce succès permet au héros de se voir transposé à l’écran grâce aux producteurs de Hollywood Pictures, qui flairent là un bon coup commercial et qui installent Danny Cannon, réalisateur relativement peu expérimenté, pour faire de Judge Dredd le blockbuster estival de 1995. Il n’en sera finalement rien, le métrage étant descendu par les critiques et le bouche à oreille faisant des ravages à son endroits. Avec, seulement, 113 millions de dollars de recettes (pour une mise de départ de 85 millions), le métrage se vautre lamentablement et la possibilité de la mise sur pieds d’une franchise coule à pic. Pourtant, le pitch de Judge Dredd demeure sympathique dans l’absolu : Après une apocalypse atomique, en 2139, la civilisation survit dans de gigantesques cités. Du haut, les quartiers favorisés, jusqu’au bas où la misère demeure et où, pour maintenir l’ordre, les juges patrouillent sur de puissantes motos volantes. Ils sont à la fois policiers, jurés et bourreaux. Parmi eux, le Juge Dredd.

Alors que la série de comic books Judge Dredd bénéficie d’une aura assez importante dans le monde entier, Danny Cannon, en faiseur néophyte, juge bon, dès l’entame de son métrage, de rappeler la mythologie du héros par le biais d’une voix off aussi soporifique qu’insupportable. Malgré ce premier bémol, Judge Dredd laisse entrevoir de réelles possibilités, notamment par le biais d’effets spéciaux qui, certes, à notre époque, ont mal vieilli, mais qui s’avèrent être dans la norme des 90’s. Ces qualités graphiques se retrouvent d’ailleurs d’emblée dans la transposition à l’écran de l’univers dépeint sur papiers par John Wagner et Carlos Ezquerra. Les fans peuvent donc retrouver avec bonheur les différents véhicules et personnages qui ont fait le charme de la saga littéraire, ceux-ci étant presque reproduits à l’identique par le metteur en scène.

Malheureusement, ce dernier suit aussi à la lettre le scénario trop conventionnel de William Wisher Jr. et de Steven E. de Souza, ce qui fait de Judge Dredd un produit formaté et testostéroné au possible. Jamais véritablement intriguant ni même rythmé, le métrage se vautre ensuite dans quelques incongruités scéniques, certaines séquences manquant carrément de figurants, tandis que d’autres donnent lieu à des répliques teintées d’un humour lourdingue. Cet ensemble nauséabond est, de plus, bercé d’un score souvent ridicule et peu enclin à relever un rythme déjà au plus bas. Néanmoins, Judge Dredd relève involontairement la tête par l’entremise de certains dialogues, censés traduire toutes les hormones mâles contenues dans l’œuvre, mais donnant dans la bouffonnerie. Les répliques du style « La loi, c’est moi ! » foisonnent alors pour le plus grand plaisir des amateurs de cinéma un brin ringard, faisant de Judge Dredd une œuvre culte d’un certain point de vue.

Mal torché de bout en bout, Judge Dredd bénéficie néanmoins d’un immense capital sympathie suite aux diverses maladresses de son metteur en scène et de ses scénaristes. Loin d’être une réussite tant sur le fond et que sur la forme, le métrage de Danny Cannon fera trace dans l’histoire des justiciers comme étant l’un des plus (involontairement) hilarants. C’est déjà mieux que rien.

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



News

Pas de news associées � ce film actuellement

Database



Récentes critiques

affiche du film
Baise-moi
2000
affiche du film
Defendor
2009
affiche du film
Fatal games
1984
affiche du film
Die Hard 4 - Retour en enfer
2007
affiche du film
Sang des Templiers (Le)
2010
affiche du film
Dark world
2008
affiche du film
Die Hard 3: Une Journée en Enfer
1995
affiche du film
Green Lantern
2011
affiche du film
Atlantis down
2010
affiche du film
Pensionnat (Le)
2006

Newsletter

Devenir membre du site

Vous inscrire

Entrez votre adresse email dans le champ ci-dessous. Vous recevrez à cette adresse un courrier de confirmation d’inscription et un lien. Ce lien vous permettra de sélectionner les listes de diffusion.

Vous pouvez également vous inscrire en tant qu’auteur.

Newsletter publique

Pour recevoir les dernières nouvelles du site, abonnez-vous à la newsletter !

Forum

Forum

Suivez-nous sur

twitter Twitter
facebook Facebook
myspace MySpace

Statistiques

Ce site compte actuellement :

  • 4108 films
  • 2711 critiques de film
  • 18 chroniqueurs
  • 5971 commentaires