Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
ne jeune et jolie jeune femme, Vivian, tente de protéger son secret tout en vivant une vie normale... Mais tout se complique lorsque la jeune femme, à moitié loup-garou, tombe amoureuse d'un humain. Vivian doit alors choisir entre l'amour qu'elle porte à sa famille et à son petit ami et sa condition de loup-garou. Choisira-t-elle le sang ou le chocolat ?
Vivian, une jeune louve-garoute, vit assez mal sa condition de poilue lunaire et supporte encore moins les pressions que lui imposent une série de règles édictées arbitrairement par le chef de sa meute, Gabriel, auquel elle est promise. Lorsqu’elle rencontre Aiden, un dessinateur américain dans les rues de Bucarest, Vivian remet en cause sa propre condition qu’elle est prête à quitter pour suivre l’homme qu’elle aime...
Pour son quatrième long-métrage (et son deuxième film américain), la réalisatrice teutonne Katja von Garnier s’engouffre dans la brèche lycanthropique, remise au goût du jour par les récents rentetissements de la franchise Underworld. Moins démonstrative et spectaculaire que l’œuvre de Wiseman, la pellicule ne se montre convaincante que lors de rares scènes de chasse, durant lesquelles des hordes de loups-garous sont lâchées en pleine forêt aux trousses d’un gibier humain, minutieusement choisi. Ces séquences, bénéficiant de quelques superbes ralentis et d’une photographie délicieusement bleutée, nimbée de brume, constituent pourtant de bien timides efforts dans un ensemble presqu’entièrement dévolu à l’impossible idylle que vivent les deux héros.
A l’image des considérations amoureuses qui inondent Twilight (le bouquin pour djeunz d’Annette Curtis Klause à la place de ceux de Meyer), von Garnier ressort des ersatz des Capulet et Montaigu de l’époque shakespearienne, baignés cette fois à la sauce loups-garous. Dès lors, la pellicule abandonne toute recherche esthétique pour ne s’intéresser qu’à la dimension romantique de l’histoire, extrêmement convenue et mielleuse, qui enrobe d’aspirations romantiques une situation qui joue
avant tout dans la cour du sentimentalisme lacrymal. Réduit à son plus simple postulat, sauce Premiers baisers, le métrage devient un produit fadasse pour augueusiques, incapables de distinguer le faciès de la charmante Agnès Bruckner d’une côte de veau ordinaire. Insipide et translucide, le casting s’époumone avec allant et ne contribuer, en fin de compte, qu’à un colmatage honteux d’un récit définitivement creux.
Le goût du sang se montre, au grand désespoir de l’admirateur de genre, davantage « sucré » que saignant. Reléguées au second plan, les considérations lycanthropiques ne servent même pas à étayer quelque animalité sexuelle mais se contentent au contraire de n’être qu’un élément de décor dans une intrigue entièrement destinée aux descriptions larmoyantes d’amours impossibles.
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