Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Franklyn verra sa trame narrative scindée en deux. En effet le film se déroulera simultanément entre le Londres contemporain et une métropole futuriste gouvernée par la ferveur religieuse. L'histoire sera celle de quatre âmes perdues entre ces deux univers parallèles dont la destinée sera chamboulée par une simple balle.
Par Caligari
En entamant cette critique, je sens d’ici venir les sarcasmes et autres blagues à deux francs…. Non, il ne s’agit pas d’une adaptation live du dessin animé pour moins de quatre ans ! Pas question ici de tortue au visage d’enfant, mais bien de… de quoi au juste ? Bonne question. En gros, c’est un film choral, avec plein de personnages dedans, et plein d’histoires parallèles qui se rejoignent à la fin. Ça va ? C’est bon, comme résumé ? Non ? Bon, d’accord…
Dans la ville aux allures futuristes de Meanwhile City, un tueur froid et masqué du nom de Preest recherche un certain « individu », histoire de lui faire la peau. Pendant ce temps, dans un Londres bien plus proche des dures réalités d’aujourd’hui, Milo, jeune romantique au cœur brisé croit avoir des visions lorsqu’il revoit son amour de jeunesse, qu’il croyait disparue. Esser, lui, hante les rues de cette même Londres à la recherche de son fils, âme déchue lui aussi. Enfin, Emilia, artiste maudite de son état, cherche depuis longtemps la meilleure façon de faire son suicide une oeuvre d’art.
Tout cela n’est pas exactement à se taper le cul par terre et la façon dont Gerald McMorrow le met en image n’est pas non plus franchement attrayante. L’aspect esthétique d’un tel film est d’ailleurs problématique, étant donné la volonté de passer d’un monde à un autre, donc d’une ambiance à une autre. En gros, à force de vouloir faire le malin, McMorrow ne sait plus sur quel pied danser et alterne un visuel fantasmagorique teinté de gothique, qui rappelle à plusieurs niveaux les décors de Dark City ou de V for Vendetta, avec une esthétique radicalement différente, plus proche du cinéma social anglais. Au final, l’impression qui domine est qu’on se trouve face à deux films complètement différents dont les scènes auraient été mélangées par un monteur fou. Si le film ne fonctionne pas vraiment en tant qu’objet visuel, c’est aussi parce que, dès le départ, le scénario part sur une fausse bonne idée. Mêler plusieurs lignes narratives est déjà un parti pris casse-gueule, bien que très (trop) à la mode, mais alors, si en plus on se met à s’emberlificoter dans des histoires parallèles qui ne se déroulent pas dans le même espace-temps, on n’est pas sorti de l’auberge.
Une intrigue complexe peut être un atout pour un film qui veut faire
réfléchir son spectateur, mais encore faut-il pour ça donner de quoi réfléchir. Le film, au lieu de captiver par son côté mystérieux, laisse son public sur le bord de la route en s’embourbant de plus en plus dans l’abscons. Et ce n’est pas le casting, d’une fadeur toute particulière, qui parviendra à le tirer vers le haut. Outre le fait d’avoir confié le rôle complexe de Preest à Ryan Philippe, l’acteur le plus monolithique et inintéressant du monde, McMorrow n’a manifestement pas réussi à intéresser à leurs rôles respectifs Eva Green et Sam Riley, pourtant excellents à l’accoutumée. Comment voulez-vous, dès lors que les personnes impliquées dans le projet n’y croient pas, que le spectateur lambda y trouve la moindre once d’intérêt ?
Gerald McMorrow n’est certainement pas dénué de talent, comme le prouvent certaines images et quelques dialogues inspirés, mais il n’a pas encore trouvé le bon sujet. Complexifier à outrance l’intrigue d’un film est souvent un bon moyen de masquer le manque de fond de celui-ci. Laisser le spectateur avec une ribambelle de questions en suspens peut constituer une qualité… ou pas !
Presque unanimement décrié par la critique avec l’argument récurrent qu’il échoue à réaliser une synthèse convaincante entre ses
diverses influences (Dark City, V pour Vendetta, Watchmen, le style esthétique de Terry Gilliam..), Dark World a néanmoins pour lui
de s’être aventuré sur le terrain d’un exercice de style difficile, où rappelons-le, rares sont les cinéastes qui réussissent à convaincre,
et plus rares encore ceux qui remportent l’adhésion : l’alternance des genres. Ce film oscille en effet entre le fantastique et le réalisme
psychologique, en mettant en scène deux univers parallèles clairement distincts. Celui d’une ville totalitaire du nom de Meanwhile
City,
qui ploie sous l’obligation d’adhérer à une religion quelle qu’elle soit, et où John Preest (Ryan Phillippe), personnage agnostique masqué,
s’est juré d’en finir avec un monstre du nom de l’Individu. Et celui d’une Londres contemporaine, où Emilia Brant (Eva Green), Milo (Sam
Riley), et Peter Esser (Bernard Hill) se débattent avec leurs obsessions et leurs problèmes. La première, artiste torturée en conflit avec sa
mère, n’a plus, comme moyen d’expression, que la mise en scène en vidéo de ses tentatives à répétition de suicide "contrôlé". Le second,
simplement romantique, ne se remet pas de son mariage avorté avec sa fiancée, et préfère se réfugier dans des divagations imaginaires
où il croit apercevoir une certaine Sally (Eva Green), plutôt que d’accepter ce drame. Le dernier enfin, n’est qu’un père divorcé, ayant placé
sa foi en Christ, et qui essaye, alors que son ex femme y a renoncé, d’aider son fils David sujet à de terribles désordres mentaux.
D’abord énigmatique et intrigante, la ligne de démarcation entre les deux mondes devient rapidement palpable et prévisible. On ne gâchera
pas un twist qui s’avère peu surprenant, en disant que le monde de Meanwhile City n’est en fait que la représentation de notre monde, passant
par le filtre du désordre mental de John Preest, qui est en réalité David Esser, le fils de Peter. En revanche, on passera à côté du film, si l’on prend
le parti d’évaluer le métrage de Gerald McMorrow seulement à partir de ce twist, ou du contraste parfois déroutant entre son aspect très "comic",
et ses digressions psychologiques parfois trop ambitieuses pour une alternance qui aurait certes réclamé plus de simplicité. Car contrairement à bien
des films à twist peu marquants, Dark World gagne à être regardé plusieurs fois (ce qui convient très bien à du DTV). Son apparente complexité se
clarifie alors peu à peu. Ses zones d’ombres, quand bien même on reste en deçà du film d’auteur, se détachent et prennent de la profondeur. La folie
de David peut apparaître comme une parabole extrême des adolescents qui se réfugient dans les comics, comme d’autres, à l’image de Peter, s’en
remettent à Dieu. Comme d’autres, à l’image de Milo, rêvent d’un amour absolu. Comme d’autres, enfin, à l’image d’Emilia, se jettent suicidairement
dans une activité artistique. Et ce que certains ont pris et prendront pour des insuffisances ou un trop plein de complexité, se dévoile être une "gentille"
mise en abîme de la Religion et des Sciences Humaines face à l’irréductible universalité de la douleur individuelle, qui bénéficie, en outre, d’une esthétique
visuelle très soignée.
Dark World a pour sujet central la souffrance anonyme. Abordant les thèmes de la solitude, du traumatisme et du deuil, il traite du rapport du réel et de l’imaginaire, de notre refus ou de notre acceptation de la réalité, et de notre capacité ou non à nous y confronter. Si le métrage patauge parfois dans ses propres ambitions, et cède à la tentation de quelques chevauchements inutiles entre les deux genres qu’il alterne, il a pour lui d’ouvrir, en substance, sur la perte ou le silence de Dieu qui nous livrent au hasard des rencontres. Un film donc, plus original qu’il n’y paraît, qui ne déshonore en rien ses influences, et dont le réalisateur ne mérite pas d’être descendu en flèche.

Coup de coeur !Un film au scénario prenant et super bizarre, mais on met pas mal de temps a comprendre ce qui ce passe et l’intérêt du film en soit. Ce n’est qu’à la fin qu’on comprend vraiment l’histoire, un peu à la manière de fight club. Un bon film a voir.

Coup de coeur !un film tout d’abord romantique, le lien entre la religion et la guerre est très bien mis en évidence, ainsi que leurs conséquences sur la société. Mais avant de voir ce film, assurez vous de savoir lire derrière les lignes et d’avoir une bonne culture G. A voir !!!
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Un Chef D’Oeuvre qui veut contester tout d’abord la religion avec cette ville Meanwhile city où le regilion est une obligation. on voit tres bien également la critique de la réligion par le "fanatisme" du pere de David "alias John Priest" (Priest = pretre). Puis la critique de la guerre en Irak qui a rendu fou ce chere David, ainsi que "Dieu" qui lui a retiré sa soeur. La Schizophrénie de Milo montre un personnage déchirée. Avez vous réélement compris le film ?