Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Francesca, une jeune pédiatre est traumatisée par le décès de l'un de ses jeunes patients. Elle et son mari décident de déménager pour élever au calme leur enfant mais ils échouent dans un ancien internat catholique qui, très vite, se révèle être le lieu d’atrocités passées.
Alors que le paysage du cinéma de genre espagnol se dote à l’heure actuelle de ses plus beaux fleurons, s’embellissant d’année en année, certains réalisateurs de la nouvelle génération peinent à faire parler d’eux. Parmi ceux-ci, on trouve notamment Elio Quiroga, auteur du pourtant très réussi métrage de SF La Hora Fría. 2009 sera peut-être l’année de la consécration pour celui-ci puisque son No-Do, aka The Beckoning, a fait parler
de lui jusqu’aux Etat-Unis, sans doute grâce à un pitch se rapprochant fortement de celui du splendide Orphelinat de Juan Antonio Bayona. No-Do narre l’histoire d’une jeune pédiatre traumatisée par la mort d’un de ses patients en bas âge. Elle et son mari décident de déménager dans le but de concevoir leur propre enfant mais ils échouent dans un ancien internat catholique qui, très vite, se révèle être le lieu d’atrocités passées.
Surfant clairement sur la vague des métrages espagnols mettant en scène des aventures enfantines (L’Orphelinat, L’échine du diable, Le Labyrinthe de Pan), No-Do démontre néanmoins dès ses premiers instants une volonté de transcender les sujets abordés par ses illustres prédécesseurs. De magnifiques images d’époque signifiant clairement l’intention de donner un contexte politique à l’œuvre viennent en effet d’emblée donner de la profondeur au sujet choisi par Quiroga. Ce dernier, jouant essentiellement de la superbe photographie mise à sa disposition, parvient dès lors sans problème à créer une ambiance malsaine, ajoutant à cela une critique (inhabituelle chez les Espagnols) assez acerbe du catholicisme.
Malheureusement
, une fois l’effet de surprise passés, les codes du genre, qui habituellement le succès des métrages ibères, prennent place de manière maladroite et Quiroga égraine trop vite les éléments-clés de son intrigue. Alors qu’après 20 minutes, il ne reste que fort peu de choses à découvrir, le cinéaste se lance dans un développement pseudo-énigmatique d’une œuvre qui a pourtant déjà livré tous ses secrets. Apparaissent alors les énormes défauts d’une œuvre bien mal ficelée : montage sonore et bruitages totalement inefficaces et en inadéquation avec la tournure du récit, clichés archétypaux ultra-référentiels et bavardages intempestifs sont légion. Tirée en longueur et carrément maladroite, la seconde partie du film se déroule donc de manière chaotique jusqu’à un final vraiment ridicule aux SFX bâclés.
D’aucuns trouvaient le cinéma espagnol de ces dernières années assez répétitif. Force est d’avouer qu’avec des œuvres comme No-Do, multipliant les emprunts et ne recelant aucune âme, Quiroga donne raison à ses détracteurs. Synthèse maladroite de ce que le cinéma ibère nous offre depuis plus de 10 ans, No-Do ne parvient jamais à adopter un style propre et sombre à grands coups de clichés…

Bonjour, J’ai lut le résumé, et j’ai super envie de le voir,mais problème, où est-ce qu’on peut le télécharger svp ?
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très bon film, bonne intrigue,a voir le soir bien sur, et surtout ne pas avoir a sortir les chiens comme moi pour le pipi.apres le film...a voir absolument si amateur de genre