Critique de film

Entre deux rives

"The Lake House"
affiche du film

Le Docteur Kate Forster s'apprête à entamer une nouvelle carrière et une nouvelle vie dans un grand hôpital de Chicago. Son seul regret : abandonner la superbe maison qu'elle avait louée sur les berges d'un lac de l'Illinois... Avant de partir, elle laisse un mot à l'attention du prochain occupant, pour lui demander de faire suivre son courrier et lui indiquer que les empreintes de pattes qui maculent la jetée et le seuil de la maison étaient déjà là avant qu'elle n'y emménage. En prenant possession des lieux, l'architecte Alex Wyler a un choc : la maison, poussiéreuse, sale, ne ressemble en rien à l'image qu'il s'en faisait. Et pas la moindre trace de pattes... Des années plus tôt, Alex avait occupé cette résidence familiale, construite par son père. Il décide de la restaurer sans prêter davantage attention au mystérieux message de Kate...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Entre deux rives - Entre deux chaises
Par : Gilles Penso

Entre Deux Rives est le remake du film fantastique coréen Siworae réalisé en 2000 par Hyun-seung Lee. Très appréciée lors du Festival international de Pusan, l’œuvre originale resta cependant confidentielle, ce qui permit à Hollywood d’y puiser librement son inspiration en redistribuant les rôles principaux à deux stars américaines. Sollicité dans un premier temps, John Cusack céda finalement le pas à Keanu Reeves. Celui-ci retrouve ainsi Sandra Bullock, avec qui il partageait onze ans plus tôt l’affiche de Speed. Mais l’action mouvementée n’a plus cours ici, Entre Deux Rives narrant une romance impossible entre deux protagonistes appartenant à des espaces-temps différents.

Lorsque le film commence, le docteur Kate Forster (Bullock) s’apprête à entamer une nouvelle carrière et une nouvelle vie dans un grand hôpital de Chicago. Son seul regret est d’abandonner la superbe maison qu’elle avait louée sur les berges d’un lac de l’Illinois... Avant de partir, elle laisse un mot à l’attention du prochain occupant, pour lui demander de faire suivre son courrier et lui indiquer que les empreintes de pattes de chien qui maculent la jetée et le seuil de la maison étaient déjà là avant qu’elle n’y emménage. Or lorsqu’il prend possession des lieux, l’architecte Alex Wyler (Reeves) a un choc : la maison, poussiéreuse et en piteux état, ne ressemble en rien à l’image qu’il s’en faisait. Et pas la moindre trace de pattes... Il se trouve qu’Alex avait occupé cette résidence familiale des années plus tôt, son père en ayant été l’architecte. Il décide donc de la restaurer sans prêter davantage attention au mystérieux message de Kate...

Les bizarreries ne tardent pas à se multiplier, laissant bientôt imaginer l’impensable : Alex et Kate ne vivent pas à la même époque, et les sentiments qu’ils sont en train d’éprouver l’un pour l’autre ne peuvent se traduire qu’à travers une relation épistolaire qui, par miracle, franchit les portes du temps. L’idée est fort séduisante, mais le scénario d’Entre deux rives ne cherche hélas jamais à jongler avec les paradoxes temporels vertigineux que permettait une telle intrigue. Le récit ne dépasse donc guère le cadre sagement balisé d’une romance stéréotypée hollywoodienne, happy-end béât compris, l’argument fantastique n’ayant pas beaucoup plus d’impact que la radio de Nuits Blanches à Seattle ou les mails de Vous avez un Message. D’ailleurs, il faut bien avouer que le principe des lettres écrites par un protagoniste et instantanément lues par l’autre ne fonctionne guère. Typiquement littéraire, le procédé n’est guère crédible à l’écran.

Entre deux rives se distingue tout de même par la prestation à fleur de peau de Sandra Bullock (Keanu Reeves se contentant pour sa part d’assurer sobrement le minimum syndical), la beauté de la photographie et le somptueux décor de la maison suspendue au-dessus du lac, spécialement édifiée en verre et en bois pour les besoins du film par l’équipe de Nathan Crowley, fidèle collaborateur de Christopher Nolan depuis Insomnia. Quant au réalisateur argentin Alejandro Agresti, dont il s’agit du vingt-cinquième long-métrage, il s’en tire avec les honneurs, soignant du mieux qu’il peut la facture d’un film qu’on eut aimé plus audacieux.

Pour découvrir les critiques d’Herbert West, cliquez ici

Commentaires sur le film

Pour les minettes à fleur de peau !
0 etoiles

daube Daube !

Vraiment ce film n’apporte rien, une histoire romantique comme on a en tant vu et re-vu...Enfin pour celles qui adore ce genre avec le soit disant beau Keanu Reeves, n’hésitez pas à le voir et surtout prenez vos mouchoirs ...Euh non vous n’en n’aurez pas besoin au final !

1er avril 2009 à 16:04 | Par Carrie

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