Critique de film

Bossu de Notre-Dame (Le)

"The Hunchback of Notre Dame"
affiche du film

Le bossu du nom de Quasimodo, qui vit cloîtré dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, s'occupe de faire sonner les cloches. En sortant de la cathédrale de Paris, il tombe amoureux de la bohémienne du nom d'Esmeralda...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Bossu de Notre-Dame - Au bonheur des drames
Par : Damien Taymans

Après que la Fox a lancé sur les toiles sa propre version du Notre-Dame de Paris par l’entremise de James Gordon Edwards et de son The Darling of Paris, Thalberg convainc Carl Laemmle du bienfait pour Universal de transposer à son tour le classique hugolien pour en fournir une version plus fidèle et plus sensationnelle. Pari réussi pour cette superproduction qui repose sur de gigantesques décors reconstitués entièrement représentant le parvis de Notre-Dame, la façade de la cathédrale ainsi que la place de Grève pour plonger le spectateur américain des 20’s dans un cadre moyenâgeux plus vrai que nature. Une architecture finement ciselée soulignant chaque détail qui permet notamment à Lon Chaney d’effectuer mille et une cascades, s’agrippant aux reliefs de la façade et voltigeant d’une gargouille à l’autre sous les yeux éberlués d’une foule parisienne qui voit en ce monstre sautillant au mépris du danger un fou incurable.

Une attitude renforcée par le visage déformé de la créature et son corps qui se tord comme un débile rendus par un maquillage extrêmement prononcé qui en souligne tous les horribles détails et par les multiples contorsions de Lon Chaney, l’homme aux mille visages, ce qui lui vaut la consécration suprême de la part d’une foule en délire qui l’élit "pape des fous" et l’exhibe à la vue de tous. Un supplice au moins aussi humiliant que celui qu’il connaîtra quelques temps plus tard sous les coups de fouet d’un bourreau à la main ferme. Sauf que cette seconde expérience, nettement plus cruelle physiquement, se voit adoucie par la main de la belle Esmeralda qui vient porter à boire au monstre et l’élève du même coup au rang d’humain, un statut auquel Quasimodo ne pouvait plus prétendre depuis longtemps. Etonnamment, si la présente œuvre se montre davantage fidèle à l’égard du roman originel, c’est pour mieux se défaire de la figure monstrueuse qui passionne et captive pour glisser lentement vers les aléas amoureux que vivent les amants maudits du couple quasi adultère formé par la gitane et Phoebus. Mieux, Worsley qui a révélé les étonnantes capacités déformatoires de Chaney dans Satan quelques années auparavant, délaisse son personnage fétiche pour mettre Esmeralda sur le devant de la scène, magnifiant ses danses lancinantes et l’entourant d’une aura scintillante à chacune de ses apparitions par le truchement d’une lumière finement travaillée.

C’est d’ailleurs par le filtre de l’héroïne que le cinéaste traite en arrière-plan l’évolution de sa créature mythique, le métamorphosant doucement de freaks effrayant aux gesticulations désordonnées en âme charitable et aimante placée dans une enveloppe corporelle peu enviable. Pour asseoir cette opposition, Worsley laisse une place de plus en plus considérable aux foules parisiennes, s’attelant spécifiquement à dépeindre les sombres individus qui composent la cour des miracles, soulignant d’un double trait ces figures patibulaires tout en contrebalançant les torsions apposées sans doute par crainte de la censure à l’œuvre originale. L’animosité suscitée chez Hugo par Claude, l’archevêque de Paris, est entretenue ici par Jehan, le demi-frère du religieux, pirouette qui suffit à s’éviter les foudres cléricales sectaires à l’encontre d’une œuvre davantage tournée vers le drame historique que vers le pamphlet religieux. Transformation qui aura des répercussions puisque les adaptations suivantes suivront cette ligne de conduite, troquant le patronyme de Jehan pour celui de Frollo. Constat similaire en ce qui concerne le happy end antagoniste à la fin largement déceptive de la Bible hugolienne qui préconisait le trépas d’Esmeralda par pendaison et de Quasimodo par amour, Worsley ne conservant que la mort de la bête et offrant à la gitane une destinée bien plus heureuse.

Superproduction grandiose, Le Bossu de Notre-Dame honore le livre éponyme et termine de consacrer l’altesse sérénissime du muet qu’est Lon Chaney qui endure quotidiennement des séances de maquillage corsées et campe l’une des premières figures monstrueuses mythiques du cinéma.

Commentaires sur le film

le bossu de notre dame
0 etoiles

horible affreux beurk je n’aimerait pas être a la place de esméralda pauve esméralda je ne sait pas comment tu fait pour le toucher !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! tchoussssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss

19 juillet 2010 à 13:07 | Par menana

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