Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Gervais, policier à Paris, maladroit et entêté, est la risée de son commissariat. Depuis des années, il file sans relâche, un esthète de la cambriole, drôle et narquois, Curtis qui, chaque fois, lui échappe et le ridiculise. Un beau matin, après une course poursuite manquée, Gervais se réveille dans une capitale vidée de tous ses habitants. Tous ? Pas tout à fait. Un second individu fonce dans les rues désertes au volant d'une Formule 1 : Curtis ! Voilà nos deux héros seuls au monde, peut-être l'occasion d'enterrer la hache de guerre et de profiter de la situation...Mais ce serait sans compter sur la droiture de Gervais et surtout sur son obstination. Pour lui, la place de Curtis est en prison et rien ne saurait le faire dévier de sa mission...
Depuis des années, le flic amateur Gervais est la risée de son commissariat. Obsédé par le cambrioleur Curtis, Gervais multiplie les descentes en ville afin d’attraper son éternel ennemi, quitte à se planquer dans une costume d’ananas géant pour ne pas attirer son attention. Une obstination qui risque à Gervais de lui faire perdre sa femme et ses amis, lui qui souffre déjà d’une réputation peu glorieuse. Un beau matin, Gervais se retrouve dans un Paris désolé, vidé de tous ses habitants. Un seul individu persiste, flânant sur les grand boulevards en formule 1 et ce fou furieux n’est autre que … Curtis.
Après avoir été révélé au public grâce aux à-peu-presques mots dont ils présentaient des explications cocasses en accumulant les grimaces et autres amusements enfantins, le tandem composé d’Eric Judor et Ramzy Bedia s’est surtout borné à mettre en scène ses bêtises gagatisantes sur les plateaux de télévision, retournant tout chez Arthur, balançant de l’eau chez Cauet et détruisant bon nombre d’autres plateaux, avançant l’éternelle excuse de la rigolade poilante pour légitimer des frasques qui ne font plus rire grand-monde. Si La Tour Montparnasse infernale décrispait les zygomatiques du fait de l’énormité des gags desservis par les Dumb et Dumber hexagonaux, leurs dernières facéties cinématographiques que furent les Double zéro et Les Dalton terminaient l’étiquetage des humoristes autoproclamés en fouteurs de souk lourdingues.
Ainsi, leur première réalisation passait pour une gaudriole supplémentaire, nouvelle possibilité pour les deux gamins de mettre en image leurs facéties en se payant le luxe de pouvoir déverser quelques millions en toute impunité et de faire d’une pierre, deux coups en réalisant des rêves de gosses censés inaccessibles. Et, à ne pas en douter, Seuls two se résume uniquement à cette dimension. Lâchés dans un Paris désertique, les lascars jouent au jeu du chat et de la souris durant une bonne heure, accumulant les gags lourdingues au détour des Champs-Elysées, multipliant les plaisanteries graveleuses dans une pléiade de lieux touristiques miraculeusement vidés de tout souffle de vie et profitant des rues dépeuplées de la capitale pour s’essayer à des courses-poursuites aussi moralement éprouvantes pour le spectateur que physiquement éreintantes pour les deux comédiens. S’évertuant à mettre de la vie dans un scénar’ aussi vide que les rues
parisiennes, les deux adolescents attardés font montre de l’entame de l’œuvre à sa fin d’une étonnante incapacité à exploiter un pitch de base pourtant alléchant, se confinant à reproduire à l’envi leurs fantasmes inassouvis au grand désarroi du spectateur lassé de voir deux guignols tâtonner dans un terrain de jeu grandeur nature. Au point que les énergumènes convoquent des seconds couteaux monumentaux (Kristin Scott Thomas, Benoît Magimel et Elodie Bouchez) pour les réduire à d’immondes figurations proches du cameo, histoire de pimenter un peu plus leur caprice disproportionné.
Plus souvent lourdingue que réellement drôle, Seuls two propose un spectacle répétitif probablement gangréné par la perte des repères spatio-temporels dont souffrent les deux protagonistes intra muros. Une facétie lassante, sorte de poursuite façon Tex Avery (sans les miraculeuses bombes ACME malheureusement) qui séduit uniquement par son décor parisien désertique. Maigre consolation…
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