Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Chucky, une poupée machiavélique, est animée par l'esprit démoniaque d'un criminel trépassé. Sérieusement endommagée lors d'un incendie, Chucky est remise en état par son fabricant, et parvient une nouvelle fois à s'évader en éliminant un ouvrier. L'âme diabolique qui anime le pantin cherche alors à parasiter un nouveau corps, bien plus accueillant que celui du jouet. Elle jette son dévolu sur Andy, un jeune garçon qui est placé chez les Simpson, une famille d'accueil où se trouve également Kayle, une adolescente particulièrement difficile...
Par Dante
Comme tous les films d’horreur ayant rencontré un certain engouement auprès du public, Jeu d’enfant eut droit à une suite. Et après la déception du premier, on était en droit d’espérer un peu plus de cette séquelle. Pari relevé.
C’est avec un plaisir non dissimulé qu’on retrouve notre jouet préféré, ressuscité par une petite prouesse scénaristique dont seul Don Mancini, créateur de la marionette assassine, a le secret et, avec lui, son pire
ennemi : Andy Barclay, toujours petit enfant innocent. Alors que tout laissait présager que le deuxième épisode serait réduit à un calque du premier, on se rend bien compte que Laffia, toujours aidé de Don Mancini au scénario, a fait sien le concept pour en récupéré la flamme du premier volet tout en colmatant les brèches du modèle de Holland.
Exit donc les longues scènes d’exposition et les veines tentatives de faire frissonner le spectateur par des séquences d’angoisse en vue subjective. Chucky 2 (le titre français s’est peu à peu orienté vers la starification du devil puppet) s’oriente rapidement vers le film d’horreur plus gore et plus décomplexé. La célèbre poupée revient rapidement à la vie pour nous livrer ses blagues impayables, son cynisme salvateur et son rire sadique. De plus, Laffia ne lésine pas sur l’aspect visuel, nous livrant des meurtres franchement fun et même quelques délires cartoonesques qui épousent complètement le sujet. Le tout emballé avec une mise en scène très dynamique qui ne permet pas une seconde d’ennui.
Mais, de là dire que Chucky 2 est un grand film, il y a un grand pas que je ne franchirai pas. Dénué de véritable suspense, le métrage aura bien du mal à soutirer des frissons des pauvres spectateurs habitués à une
tension plus éclatante. Les néophytes en matière de Chucky risquent de n’y voir qu’une série B maladroite, hésitant encore trop longtemps entre le sérieux et le fun, un film de boogeyman tout ce qui a de plus banal, recrachant tous les codes du genre avec un conformisme certain. Le tout sous couvert d’une pseudo étude psychologique de l’enfant héros, qui n’est au final qu’un personnage fonction des plus insipide.
Mais Chucky, comme beaucoup d’autres franchises du même genre (Jason, etc…), demande au spectateur de se focaliser uniquement sur son personnage phare. Un personnage qui crève l’écran et s’impose comme véritable attraction de foire reléguant tant bien que mal en arrière-plan un scénario hautement prévisible. En revanche, si vous ne pouvez vous empêcher de rire à chacune des vannes vaseuses de Chucky, si son rire diabolique vous fait vibrer, si vous avec mis vos neurones de côté, Chucky 2 constituera un divertissement parfait. Plus réussi que le premier dans la mesure où il s’assume en partie comme une bonne blague sadique et violente.
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Dans l’ensemble, Chucky, la poupée de sang est un film bien agencé, similaire au premier de la série, sans pour autant entrer dans l’imitation. La fin, qui se déroule dans l’usine de jouets, reste, toutefois, le meilleur moment du film, et est de loin le plus gore. Lafia s’en sort pas mal, de même que la série.