Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Un reportrice se renseigne sur les snuffs. Un critique lui explique le phénomène sur toile de tortures innommables...
Par Nicore
Film évidemment sujet à controverse déjà rien que par son thème plus que sensible, ce Snuff 102 s’appuie sur des séquences extrêmement graphiques et dérangeantes pour avancer son analyse de la violence réelle et cinématographique en la poussant dans ses derniers retranchements. Le script suit conjointement une jeune reportrice interviewant un critique de cinéma sur l’existence des fameux "snuff movies" (films dans lesquels des personnes seraient réellement tuées devant la caméra) et le calvaire de trois jeunes femmes livrées aux mains d’un tortionnaire brutal et pervers qui prend un malin plaisir à les torturer sous l’œil de la caméra.
Deux panneaux annoncent que certaines séquences issues de documentaires montrés dans le film sont bien réelles et un autre définit la perversion avant qu’un premier bref stock-shot montre le martyr d’un singe sujet d’expériences. Pas de doute, Snuff 102 promet d’aller loin dans la perversité. Le métrage avance d’entrée une première séquence terriblement glauque où un homme s’occupe de découper le bras d’un cadavre gisant dans une baignoire, mettant ainsi tout de suite le spectateur en condition avec cette utilisation d’un noir et blanc crasseux, tandis que la bande-son évoque un visionnage à l’aide d’un projecteur super 8.
La suite enfreint tout aspect linéaire en exposant l’univers malsain, avec cette mise à mort réelle d’un cochon incrusté de la définition du "snuff". De brèves images placent une jeune demoiselle bâillonnée dans la salle de bains de la première scène, avant que l’intrigue ne se décide à se lancer véritablement pour nous immiscer dans l’appartement d’une demoiselle qui, suite à un reportage télévisuel sur les agissements d’un serial-killer, se décide à écrire un article sur la violence.
Ensuite, le métrage fait se succéder différentes situations suivies en parallèle, notre reportrice en action sur la toile où elle va se renseigner sur les "snuffs", invitant alors le réalisateur à mettre en avant d’autres stock-shots rapides d’une réalité incertaine, tandis qu’une femme enceinte se drogue avec son petit ami, et nous pénétrons dans cette pièce dépouillée où siègent une, puis trois demoiselles attachées sur une chaise et bâillonnées par un homme masqué.
En plaçant ses sous-intrigues de la sorte, le réalisateur peut ainsi alterner les scènes violentes et brutales avec d’autres plus "intellectuelles". Ainsi, une véritable réflexion est proposée sur la véracité des "snuffs", accompagnée d’un discours sur notre société actuelle et le pouvoir de l’image, qui sont régulièrement graphiquement imagés par des retours sordides dans la chambre à tortures. Les tortures se font omniprésentes et malsaines à l’image de ces dents éclatées au burin, de ce bébé tué dans le ventre de sa mère ou encore de ce viol suivi d’une humiliation urinaire.
Bien entendu, ce sont ces passages qui s’avèrent être profondément dérangeants puisque le réalisateur n’hésite pas un instant à étayer son discours de scènes d’une brutalité absolue avançant des sévices sordides. Bien sûr, tout n’est pas directement exposé devant la caméra. Le réalisateur limite les effets véritablement gores, mais la violence suggestive du reste est suffisamment aliénante pour troubler le spectateur.
Au-delà même des ces séquences marquantes, le métrage opte pour le déroulement de son intrigue pour une montée en puissance d’une diabolique efficacité, se sortant ainsi peu à peu du carcan de la démonstration à caractère philosophique racoleuse pour progressivement faire monter une tension bien réelle et palpable.
L’impact et la force sauvage des situations sont parfaitement renforcés par un traitement de l’image adéquat, qui nous donne véritablement l’impression d’assister à un film amateur tourné par une caméra posée dans la pièce par le tortionnaire. Le choix d’utiliser uniquement la couleur pour les situations mettant en scène les sévices augmente leur impact
tout en donnant un caractère quelque peu hors du temps à l’interview du critique et aux scènes de la vie normale des personnages.
L’interprétation est cohérente, avec des victimes remplissant leur rôle correctement en laissant transpirer leur douleur, alors que la mise en scène du réalisateur Mariano Peralta est toujours adaptée aux situations et donne complètement l’impression d’images prises sur le vif. Les effets spéciaux sont ici terriblement réussis pour rester méchamment réalistes, peut-être bien aidés également par cette image pas vraiment nette et claire.
Snuff 102 reste une expérience troublante dans l’avancement de situations sordides et glauques définitivement immorales et brutales, en repoussant encore un peu plus loin les limites de ce qui peut être montré sur un écran dans une volonté évidente de choquer le spectateur !
Par Dante
Le cinéma comme toute forme d’art possède ses enfants terribles, ses tares et ses digressions expérimentales. Snuff 102 possède une sacrée réputation, il suffit de taper le titre sur Google, pour voir que le film de Mariano Peralta est devenu une sorte de mythe, métrage maudit et extrême à l’image de l’épisode Cigarette burns de Carpenter dans Masters of horror saison 1.
Proclamé film le plus violent jamais tourné, accusé d’être insoutenable, horrible, irregardable, d’avoir causé des malaises et des vomissements lors de son unique projection en Argentine, le film devient au final victime de sa sulfureuse réputation. Snuff 102 est l’œuvre d’un obscur réalisateur argentin, qui s’est lancé avec ce film dans le monde underground où l’ultra-violence côtoie la pornographie, un univers qui existe mais qui reste généralement dans des cercles très fermés d’amateurs d’extrême. Mais le hasard a voulu que celui-ci sorte du lot et dépasse sa condition de pelloche fauchée et hardcore pour devenir une sorte d’étendard de cet exhibitionnisme pervers.
Se voulant être une réflexion sur la violence et, plus précisément la violence graphique, le film entend disserter sur la fameuse légende urbaine du snuff movie. On y suit l’enquête d’une jeune et jolie journaliste qui cherche à boucler un papier sur ces fameux films en interviewant un psychologue pas expert dans le domaine. En parallèle, on suit le calvaire de trois jeunes filles, dont la journaliste, torturées, violées et massacrées sous l’œil inquisiteur d’une caméra, le tout entrecoupé de charmants stock-shots sur des tortures animalières. Le réalisateur essaie donc de ne pas verser dans la violence gratuite et la perversion en livrant une réflexion parfois pertinente, souvent vaine, sur la violence de notre société, la puissance des médias et notre part personnelle de perversion voyeuriste. Pour mieux appuyer ce côté didactique, le réalisateur opte pour une mise en scène expérimentale, entre images en noir et blanc hyper granuleuses, qualité sonore déplorable et mise en scène approximative.
Mais le plus clair du métrage se déroule bien entendu dans une salle
lugubre où ont lieu les exactions du tueur. Là encore, la réalisation amateur et l’image très sale, contribuent à doter le film film d’un réalisme âpre et à le rapprocher au plus près du style présumé du snuff movie. Mais Peralta désamorce sa tentative d’extrême, en usant et abusant d’outils de mise en scène comme les zooms ou les inserts. La frontière réelle/fiction prend forme sitôt que chaque effet de cinéma se dessine. Ou cette distance imposée au spectateur n’est-elle qu’un moyen d’autodéfense face à la cruauté des images ? Car le spectacle que Peralta offre atteint des sommets de cruauté et de perversion, celui-ci franchissant définitivement les limites de la bienséance en plaçant une femme enceinte dans les mains du tortionnaire, ce qui nous vaut un avortement sauvage à coup de rangers. Mais le métrage se discrédite complètement sur la fin, où sa narration décousue prend enfin un sens et où le réalisateur opte définitivement pour une style purement fictionnel. On abandonne le côté dérangeant et pseudo-documentaire de l’oeuvre pour tomber dans une sorte d’Hostel ou de Martyrs bas du front.
Un OFNI donc, métrage que sa réputation précédera toujours et qui ne finira pas de faire jaser sur les forums. Mais au final, un pétard mouillé, une œuvre malade dans tous les sens du terme, qui hésite entre fiction, documentaire et réflexion intellectuelle. Une œuvre qu’on peut taxer de gratuite dans sa violence qui attirera toujours par son extrémisme affiché et sa soi-disant facilité à dépasser les limites. Femmes enceintes, âmes sensibles, mineurs et amis des animaux évités.

Coup de coeur !Remuant, j’irais pas jusqu’à dire choquant me concernant, mais pour des personnes non averties attention, c’est violent, hyper violent, c’est un snuff-film, un vrai. On est à l’extrême limite de la fiction et la réalité. Images, scénario, musique, acteurs et actrices, mise en scène.... Tout est parfait pour un moment de terreur, un vrai, comme vous n’en n’avez pas eu depuis très longtemps devant un film...A ne pas regarder seul(e) le soir, et ne vous forcez pas à regarder les images...

Daube !Ce film est une daube :(

Bon , il est vrai que le style du monsieur ne manque pas de charme mais à mon goût , il achève que bien trop rapidement ses victimes , bien évidement parce qu’il se met trop facilement en colère : Un bien gros défaut qui gâche les sensations d’un spectateur comme moi qui aurait préféré des lames plus fines , un marteau moins vigoureux ( en caoutchouc de préférence ) et SURTOUT plus de plaies et moins de sang ..... Un bistouri aurait été du meilleur goût , juste histoire de les garder plus longtemps en vie ! Après il ne faut pas être trop mauvaise langue , on a tous fait nos premiers pas , et ce genre de film ne viens que de naitre

Daube !Mis à part le coté voyeurisme malsain, je n’ai trouvé aucun intérêt à ce film mal ficelé et pourtant j’aime le gore.

Coup de coeur !Un très beau film j’ai adorer regarder du début à la fin ! A voir !!!

Daube !Sans commentaire...

Daube !Le film n’a d’horrible que l’ennui qu’il provoque du début à la fin. Comme quoi, les coups du "Pire film au monde" , " des gens sont tombés malades à la vision" comme arguments vendeurs ont encore de beaux jours devant eux . Le film n’apporte rien ni dans le registre du gore, ni même dans le registre du cinéma. Bourrés de faux-raccords , de filtres sur la caméra , rien n’est récupérable . Les actrices se défendent encore , elles n’ont qu’a crier et se débattre de temps à autre . L’acteur subjugue par son écrasante nullité . Pour l’observateur , on remarque qu’il utilise le mauvais côté du couteau pour trancher , réalisme quand tu nous tiens. Pour les anatomistes écouter des sons d’os désossés dans un vagin sont une leçon, et une grande découverte ! A trop vouloir faire snuff, on se sacrifie sur l’autel du dieu Navet

Coup de coeur !Le film le plus flipant de tous ceux que j’ai vue :O

Coup de coeur !c énorme mec sa ma fé plané et j’ai violer ma soeur sétai bon ah ah

Daube !Si vous aimez ça vous étes tarée ! Certaine scéne sont réel. Sous pretexte de faire un documentaire il ne faut pas montrer n’importe quoi ! A quand un documentaire sur la Pedophilie et la sexualitée des zoophile ? J’aimerais bien que mes com ne disparaissent pas !

Coup de coeur !Attention certaine scènes sont certainement bien réel. Ils appellent ça les "scéne de toture documentées" d’autre sont des reconstitution. Les scénes réel sont de petites scénes que l’on voit parfois juste 3 secondes... Typiquement les petites images qui peuvent se justifier dans un documentaire sur les Snuff, ce que le film pretend être. Si vous aimez ça, vous étes definitivement tarée. Je met 4 Etoiles pour qu’il soit vue et interdit. Ce qui est le cas en France.

Coup de coeur !Vous allez peut etre me prendre pour un taé mais ce film est tout bonnement genial... moi qui pensais m’etre epanoui avec toute la saga Saw, ce film est plus violent, on voit plus de blessures ! Evidemment, ne pas recommandé aux ames sensibles !!
Film a voir pour les gens un peu bizarre !

Coup de coeur !Bien que ce film soit trés violent et beaucoup trop pervertie pour quelqu’un comme moi, je dois avouer que c’est quand même pas mal réaliste pour un profane du cinéma, ce qui est le cas de la plupart des personnes moi y compris. Je veut dire que un cinéphile assez futé vois apparement des fautes de scénario ou d’effets spéciaux ce qui est quand même dommage car cela brise la barriére réalité/fiction. Parfait pour une soirée entre pote sinon^^.
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Film extrement pas drôle.