Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Cherry Falls, en Virginie, est une petite ville tranquille et paisible jusqu'au jour où deux adolescents sont retrouvés morts dans une voiture. C'est l'oeuvre d'un tueur en série qui prend pour cible les jeunes du lycée. Menant l'enquête, le shérif Brent Marken, préoccupé par la sécurité des adolescents, dont celle de sa fille Jody, découvre que toutes les victimes sont vierges. Celle-ci se sent très concernée par ces meurtres et décide de prendre les choses en main afin de découvrir l'identité du tueur.
Présenté comme un film dans la lignée des slashers comme Halloween ou Scream, le métrage de Geoffrey Wright se présente d’emblée comme une variation originale du thème habituel par son pitch singulier qui incorpore cette fois un tueur ne s’attaquant qu’aux vierges.
Détournant les codes implantés par le Halloween de John Carpenter et le Vendredi 13 de Sean S. Cunningham et repris dans le délire cravenien Scream, Cherry falls prend el contrepied des slashers communs en arborant un ton très léger (comparable à la trilogie de Craven).
Tout démarre par un assassinat en bonne et due forme de deux jeunes tourtereaux sur le point de s’adonner à la chose interdite sur un parking quelconque. Départ convenu mais efficace qui entraîne le métrage sur un chemin peu balisé et prometteur de grand délire : l’organisation d’une énorme orgie où puceaux et pucelles vont pouvoir perdre leur fleur et ainsi échapper au destin macabre qui les guette.
C’est à ce moment que les assises du film se révèlent trop huilées et que le dérapage devient inévitable. N’offrant jamais la moindre bribe du spectacle promis, Wright tombe dans la redite flagorneuse qui n’intéresse personne. Les codes ne sont alors plus détournés mais repris texto en plus d’être agrémentés de ceux découlant d’autres œuvres horrifiques comme la sempiternelle faute des parents qui est à l’origine de ces actes vengeurs. Le tout baigné dans une ambiance assez étrange instaurée par un mélange maladroit des genres s’assimilant tantôt au thriller classique
tantôt au teenage movie à connotation libidineuse. Ajoutez à cela un tueur sans charisme et facilement identifiable qui exécute ses victimes sans panache et en hors champ et des dialogues insipides et vous aurez une idée plus ou moins précise de la mélasse indigeste que devient Cherry Falls.
Cherry Falls naît d’une intention honorable de dépoussiérer les classiques en leur offrant une variation originale. Mais l’originalité seule, si elle n’est qu’affichée et jamais travaillée, se trouverait bien en mal de combler les lacunes de ce métrage reprenant tous les poncifs du genre en les accumulant sans tonus et sans personnalité.
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