Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Nous sommes à la fin du XXe siècle dans les Ardennes belges. L’abbé Paolo Donato est le curé du petit village de Sainte-Urulle. Le prêtre a un physique qui plaît aux femmes. La baronne Florence de Bailleux, une notabilité locale, l’initie au plaisir. Donato est déstabilisé en tant que prêtre et en tant qu’homme. Florence de Bailleux mène une vie secrète dans la grande ville voisine. Elle est l’égérie d’un prêtre sataniste, le chanoine Debruges et est également la maîtresse du psychiatre érudit et spécialiste de Gilles de Rais, Henry Vital. Cette femme envoûtante va métamorphoser le destin de l’abbé Donato. Le jeune prêtre, harcelé et épuisé moralement par la baronne, tombe amoureux de Maryse, une jeune fille du village. Très vite, ils ont une liaison régulière et la jeune fille tombe enceinte. Mis dans une position intenable et menacé de chantage par la baronne Florence de Bailleux, l’abbé Donato la tue. Dès cet instant, Paolo Donato est entraîné dans une spirale infernale sous l’influence maléfique du chanoine-sataniste Debruges. L’abbé sombre de plus en plus dans une sorte de folie mystique. Il tente de s’échapper en vain de l’horrible situation dans laquelle il est maintenant acculé. Une nuit, dans son église, sous l’œil diabolique du chanoine Debruges, l’abbé Donato, vaincu et à bout de force, sacrifie, au cours d’une cérémonie sacrilège, son amante Maryse. Il éventre la jeune fille et présente à Dieu l’enfant qu’elle portait, puis le baptise. Cette histoire s’est inspirée d’un fait réel qui eut lieu en 1956 dans le Nord-Est de la France.
Dix ans après son premier long métrage (Peccato) mélangeant fiction et animation, Manu Gomez revient au format long avec Le prince de ce monde. Adaptation du roman de Maxime Benoît-Jeannin (Le Choix de Satan) tiré lui-même d’un fait divers réel, le métrage réunit un casting de figures connues : Laurent Lucas, Lio, Jean-Claude Dreyfus, Jean-Henry Compère ee Noël Godin.
Ah, le retour du film de genre dans notre plat pays ! Depuis le Calvaire de Fabrice du Welz, peu de tentatives ont été fournies sur le sol belge. Pourtant, cette 26ème édition du festival du film fantastique de Bruxelles en propose quatre pour contredire les mauvaises langues belgophobes. Parmi ceux-ci, Le prince de ce monde semblait être la plus grosse surprise puisque dotée d’acteurs réputés. Pourtant, de surprise il n’y en aura point.
L’entreprise du réalisateur était pourtant noble : livrer un thriller psychologique à tendance sociologique puisque le fond même de l’histoire imposait que l’auteur aborde les problèmes religieux et leurs dérives sectaires et satanistes. En effet, la religion est omniprésente et décrite
dans ses recoins les plus sombres : attaques envers de vœu de chasteté, dénonciation des idéologies satanistes, ironie malsaine à propos des croyances villageoises. Car, en plus de ce traitement anticlérical, le métrage se dote en théorie d’une peinture de l’opposition entre les différentes couches sociales. En théorie. Car en réalité, ces dimensions ne sont jamais traitées qu’en surface et un peu à l’aveuglette. Le film s’offre un cadre et utilise des données qu’il ne prend jamais la peine de traiter en profondeur, reléguant le spectateur à un pèlerinage dans le néant.
Dès lors, comme pour s’offrir une compensation et pour contrebalancer un manque total de suspense et d’action, Gomez s’arrête volontiers sur les personnages, nous les montrant sous tous les aspects. Tellement d’aspects que le réal nous impose des scènes de la vie quotidienne qui n’offrent aucune satisfaction qui sont soit traitées trop rapidement soit trop superficiellement. Ainsi, nous pouvons admirer le prêtre Donato (Laurent Lucas) prêcher dans son église un magnifique sermon sur Job qui… n’aboutit à rien. Nous suivons des incessantes rencontres entre un psychiatre pervers, Donato et un ancien sonneur de cloches siphonné, rencontres qui ne servent en aucun cas l’intrigue. Le tout entrecoupé de raccords maladroits dans un montage bucheronnesque. Epargnons volontairement les carences scénaristiques et le peu de logique qui régit l’agencement des scènes.
En conclusion, Le prince de ce monde laisse sur un sentiment de faim insatiable, ne permettant jamais de distinguer l’ironie volontaire de la mise en scène maladroite. Le renouveau du cinéma de genre belge se fera sans Gomez, c’est certain !


Daube !je suis très déçu par ce film : il mélange maladroitement des clichés pour faire une soupe indigeste. l’ensemble ressemble à un série B américain ; en outre je trouve le caractère du héro principal d’une platitude et d’une banalité affligeantes. Un peu de cul, un peu de hocus pocus et un peu de religion et hop : on a un navet !
nul !
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